Colonne de Vertige

Tu es élan de cristal
Habits de cris bestiales,
Fragilités sublimes
Capture d’objectif.

Dans un pli de ta robe
J’ai trouvé de la drogue
Un shilom d’étain éteint
Et des cendres froides.

Tu riais facilement
Des facéties des hommes
Et tu te plaçais simplement
Tout en haut du trône.
Tu avais cent fois raison
Parce que tu es la plus belle
Colonne de vertige
Incendie d’une ombre

Tu brûlais l’atmosphère
J’ai découvert le froid
Je soufre ton odeur,
Les fleurs sont mortes hier.

Peu importe ta couleur
Tu portais des arc-en-ciel
Des poches kangourous percées
De lait, de sucre, de miel…

Ma chérie, mais où es-tu ?
Au centre de la terre ?
Ton reflet s’est perdu
Ton fantôme te cherche…

Tu riais facilement
Des facéties des hommes
Et tu te plaçais simplement
Tout en haut du trône.
Tu avais cent fois raison
Parce que tu es la plus belle
Colonne de vertige
Incendie d’une ombre

J’amplifie le silence
Pour y retrouver les sons
Que t’as laissé dans les sols
Des murs blancs de ma maison

Tu mangeais une glace,
Et moi je fondais
Une goutte est tombée sur ta cuisse
Je ne l’ai jamais touchée.

Je perdais l’esprit volage
Je me cherchais des chaînes.
Le cadenas est ouvert
J’attends que tu le fermes.