Ep.16 – Mamie s’accroche

Retenu à la vie par un fil
Par un pli.
Ou par cent, deux cents, trois cents rides de chaire.
Allongé sur un lit,
Retenu à la vie par un fil,
Par une flêche, my flesh.
Elle sourcille, elle divague,
Elle dit : Séance de Sac.
Pas un passage à tabac
Juste un sursaut d’existence
Sur la plaine de son ventre.
La nature ailleurs,
Sur une autre terrasse
Que celle qui donne
Sur les déserts de son âge.
Elle dit : Séance de Sac.
Elle est le sac,
Et je suis le vilain Henri
Qui savoure un instant
La vie qui revient, rugit
Dans le battement saccadé
Du sac qui se gondole.
Je ne l’emmènerais pas à Venise,
Il n’y aura pas de Pont des Soupirs.
Que le tremblement des rides
Au coin de ses yeux
Quand elle part se cacher
Dans nos nuit interdites.
Elle dit : Séance de Sac.
Des fois j’écume, j’enrage,
Atome sans fission,
Je pulvérise les mensonges
Et je pars à la nage.
A la pêche à la baleine
Echouée dans mon lit,
Retenu par un fil à ma vie.
Par cent, deux cents, trois cents rides de désespoir
Par une secousse intérieur,
Par l’approche de la mort. Amor.*
Non muere mai.**
Dracula de 20 ans,
Victime consentante.
Je lui demande si elle m’aime,
Ce qu’elle ferait pour moi.
Tout.
Si elle n’était pas…
Allongé sur mon lit
Retenue à sa vie par le fil de la mienne.
Elle me demande si je l’aime.
Je pars.
Egoïste, flambant neuf,
Mes épaules de héros,
Et l’avenir qui rugit
Dans le vent qui me pousse.
Je vais.
A la pêche à la ligne
A la pêche à la sardine
Sortie de Sorbonne,
Licence histoire de l’art.
J’exulte.
Et puis à un moment
Très au loin j’entends.
Elle dit : Séance de Sac.
Dans un silence puéril
Je compte en mémoire
Les rides sublimes
De sa peau qui m’obstine.
Une sardine qui dort
Juste à côté de moi,
Et le souvenir d’une baleine
Qui me tue à jamais.

J’AIME TA GRAND-MÈRE

*L’amour.
**Ne meure pas.

via Tumblr http://deadanimalbeing.tumblr.com/post/44632308827

Ep. 13 J’Kiffe ta Mère-Grand

Tu sais pas…
L’effet que tu me fais
Avec ton style chandail,
Dentier, bas de laine
Et grosses mailles,

Y’a qu’ta chatte qui m’aille
Tes miches surréalistes
D’ex-boulangère,
Qui tournoient à l’horizon
Ils m’indiquent toujours
La bonne direction

Pile en plein dans le mille,
Ta chatte ma boussole
Avec tes sseuf
C’est le jeu de quille

Donne tout c’que t’as
Donne tout c’qui te reste
Effrontée, effarante
Sous tes fripes
T’as de beau gestes

T’as de beau reste
Et tu fais ta frimousse de cochonne
Juste pour qu’j’arrête de bosser
Et tu sais comme j’te trouve bonne
Quand tu fais le coxis coincé

A quatre pattes, maladroite
Viens là j’vais t’aider
Et ferme les yeux
Moi j’te regarde
T’inquiète pas
J’vais t’remettre droite

J’kiffe… Tes replis
Ta raideur,
Ton style massue
Ton odeur

Tes mouvements un peu flous
Quand tu t’attaque à ma bite
Qui visent pile à tous les coups
Dans les recoins de ta bouche

T’es sécouée, agitée, habitée,
Tu veux plus, tu veux moi, tu veux ça
Tu m’astiques, je te brique, je t’enfile
Tu réclame, moi je racle.

Recouche-toi… Repose-toi,
Dors,
Avant que je revienne
Secouer ton corps.

Agiter ta chatte,
Ta boussole,
Avec tes miches
Tu m’indique le nord.

Ep. 12

J’porte la voix
Vers son sonotone
Elle est bonne
Quand elle comprend pas

Qu’j’veux mordre les tétons
D’ses nichons laiteux
Quelle me touche le pantalon
Au niveau de ma queue

Mémé est froissé
Je suis une bite de fer a repasser
Avec vapeur intégrée
Dernière génération

J’fais abnégation
D’sa petite fille de ces jurons
Elle sait pas la petite puce
Comme mon coeur tabasse
Quand sa grand mère me suce

Une fois la lipé fut telle
Que les draps de coton
Par de surréaliste aspiration
Me sont rentré dans le colon
C’étais bon!

Et encore trêve de fellation
Mamie en a d’autre dans son sac a main
Avec la chatte avec le cul avec les seins
Elle gobe tout, humide comme le poisson

Grand maman aime ma bite
Quand je l’enfourche
Elle se mord abusé la bouche
Et bouge ses vieux bras chelou
A en croire que l’diable l’habite

La Bitch, pendant l’repas du dimanche
Elle me fait du pied sur le manche
Et quand elle prend une banane et qu’elle la mange
Elle me fait des regards qui me dérangent

Vis a vis de sa fille et d’son gendre
Qui ne calcule pas le p’tit manège
Qui se trame sous ces cheveux blanc comme neige
Tout est prétexte pour que je bande

Elle me le dis souvent lors de nos ébats
Il faut toujours que je sois fier comme un cerf
Un arc badant dirigé sur le delta
Fou et plein de vigueur pour grand-mère

Joyeuse Pâques et surtout J’AIME TA GRAND MERE

Ep. 11 Hommage

Dans une après midi pas comme les autres
Entre deux petits fours Dalloyau
Une gorgée de Mariage Frères
Et le reste de ma tasse répandu par terre

L’ancêtre de mon amante
Du côté femme, chic et délicate
Inspiré par un soleil très couchant
A soupiré, puis m’a dit les yeux moites :

« Que c’est bon d’être demoiselle
Car le soir dans mon petit lit
Quand l’étoile Vénus étincelle
Quand doucement tombe la nuit

Je me fais sucer la friandise
Je me fais caresser le gardon
Je me fais empeser la chemise
Je me fais picorer le bonbon… »

Cent ans sont passés en un instant
Et tous les petits fours ont séché
La lune semblait briller depuis longtemps
Quand j’ai senti la brûlure du thé

Son regard flou, tendre et vague
Naviguait avec les longs nuages
Elle semblait si loin de la réalité
Quand elle a reprit de sa voix chaloupée

« Je me fais frotter la péninsule
Je me fais béliner le joyau
Je me fais remplir le vestibule
Je me fais ramoner l’abricot

Je me fais farcir la mottelette
Je me fais couvrir le rigondonne
Je me fais gonfler la mouflette
Je me fais donner le picotin… »

Son sourire de Joconde qui errait
S’est doucement fixé sur ses lèvres
Quand mon coeur se relâchait
Tandis que je me laissais à son rêve

La pénombre enveloppante du soir
Et le confort de la confidence
Vinrent souffler entre mes mâchoires
Et je me mis à murmurer dans son silence

« Moi je vais te péter la teu-cha
Je vais te dézinguer la pussy
Je vais te bouillave le trou noir
Je vais te troncher le trilili

Je vais te remplir le garage à bite
Je vais te niquer la fouf’
Je vais te fourrer la touffe
Je vais te tringler la craquette… »

Elle ne m’a plus regardé, l’esprit envolé
Mais ses oreilles semblaient toujours attentives
Elle devait discuter avec un souvenir passé
Car sa main avait qu’quechose de lascif

Une image la retenait, ou une sensation
Malgré toute sa sérénité, je voyais bien
Qu’elle jouait au fond d’elle d’une tension
Légère, agréable alors je repris mon refrain

« Je vais te monter la moule
Je vais te prendre à quatre pattes
Je vais t’empaler la troutroune
Je vais te défoncer la chatte… »

Et là sans prévenir, avec la même aisance
Qu’elle avait entamé la chanson
Elle profita d’une seconde de silence
Pour gémir d’un drôle de ton

Je n’eu pas le temps de comprendre
Que sa bouche interdite mouillait la mienne
Et qu’elle m’offrit de m’apprendre
A lui « sabrer la sucette…

Lui gauler la mignardise
Lui rafraîchir le tison
Lui grossir la cerise
Lui nourrir le hérisson. »

J’aime ta Grand-Mère.

(Hommage à la chanson Les Nuits d’une Demoiselle chanté par Colette Renard)

Ep. 8

Une vielle crotte de bique
Avec trois dents en plastique
A voulue de façon ludique
M’apprendre à manier mon bic

Je lui ai dis : « Vielle dame
Ce n’est pas un souci
Ouvrez donc ma trousse
Voir comme ma plume est douce.

Pour la faire fonctionner
Enlevez donc votre dentier
Il suffit de faire coulisser dessus
Vos gencives toutes nues

Vous pouvez serrer les mâchoires
Mon stylo n’en sera que ravi
Oui, comme ça, sur les genoux comme quand vous priez.
Bientôt je remplirais votre encrier

Ça y est ! Vous avez récolté mon fluide épais
Avalez-le
Cela vous donnera bon teint
Et le bon teint ça ne mange pas de pain.

Maintenant c’est moi qui vous ai appris
À driver un plumeau,
Z’avez vu comme c’est beau
De se sentir salie ?

Faites donc voir votre chandail
En vielle laine qui pue,
Que j’y essuie dessus
Les trois gouttes qui reste en rabe.

Deuxième leçon,
Enlevez robes et pantalon,
Mettez-vous à quatre pattes comme si vous recherchiez une pile tombée sous votre guéridon
Et mordez un de ces pieds en laiton.

Je vais vous faire gonfler le pamphlet,
Une lecture toute intérieure
Vous verrez c’est là que ma plume est la meilleure.
J’ai oublié, enlevez votre dentier de nouveau pour ne pas le casser.

Disons que vous êtes une touche de clavier,
Choisissons la lettre Q
Que je tape très fort, très sec, comme un belier
Je vous entend couiner comme un gon de porte mal huilé.

Il suffit maintenant que je vidange
Sur votre odorante rigole
Mon litre d’encre blanche
À disposition des petits cotons et une bouteille d’alcool.

J’aime ta grand-mère.

Ep. 7

Rémi.

Mon pote s’appelle Rémi,
Il gagne 200 euros toutes les semaines
En offrant ses charmes
À madame Potin

Madame Potin aime surtout se faire tirer la peau par le cul,
Elle mange beaucoup de saucisson avec beaucoup de pain,
Ça lui donne bon teint.

Mon pote Rémi une fois par semaine
Est obligé de beaucoup boire
Car madame Potin
Elle est très moche,
Elle est grosse et chauve

Mais comme mon pote Rémi il crève la dalle
Il va gagner son argent avec son bamboo.
Le pire s’est produit lorsque madame Potin
A fêté ses 78 ans.
Elle avait invité madame Masset et madame Grillon
Pour une partie de plaisir à 6 mains sur ce pauvre Rémi

Madame Potin avait mis les formes
Saumon fumé en entrée et cassoulet en plat principal.
Le ventre repu, nos quatre loufoques
Allaient laisser s’échapper leur timidité,
Mais Rémi n’a qu’une bite
Alors c’est chacune son tour,
Avec une offre préférentielle
À 500 euros les trois culs flétris.
J’aime ta grand-mère.

Ep. 6

Dans les souvenirs de ma jeunesse
Il y a des goûts et des saveurs
Celle de mon slip sale au point qu’il me colle aux fesses
Celle de la culotte de Juliette quand je faisais battre son coeur

Celle de l’adrénaline qui court dans mes veines
Celle de l’amour qui bat dans mon sexe
Celle de la rage qui s’échappe de ma bouche dans un cri
Celle de ma passion qui me pousse chaque nuit

Celle de mes chaussettes de lendemain de soirée
Celle musquée de mon marcel à la fin de l’été
Celle florale des tee-shirt de Flora
Celle lascive des beaux bas de Lana

Celle épique de mes après-ski
Qui brûle les yeux et qui pique,
Parfaite et totale contradiction
À celle légère de la neige et des flocons

Il y eu la plus tourbée,
Forte et lancinante
Du string d’Amélie quand elle se courbait
La bouche rose et riante

Il y eu celle surprenante et chevaline
Des baisers au petit matin
De ma douce et tendre Céline
Qui n’avait de doux que le popotin

Celle de ma première trace de pure
Moelleuse et infinie
Celle de ma première bombe de peinture
Que je dédicace à Banksy

Celle sublime de mon premier sashimi de thon
Que je dégustais à Tokyo au Japon
Celle irritante de mon premier renard à la Zubròwka
Qui n’a jamais tué ma passion pour la vodka

Celle de mon premier gâteau au chocolat de maman
Qui a gravé ma mémoire pour mon éternité postume
Celle effrayante de mon propre sang
En même temps que celle du bitume

Celle, lointaine des draps
À l’époque où je découvrais Kiki
Et puis celle ronde et chaude de mon pyjama
À l’époque où je pissais encore au lit

Celle unique de Zourzon mon petit ourson
Tout imbibé de ma bave gentille
Qui ne connu jamais le savon
Mais la bave de plein d’autres filles

Et puis celle… Des biscuits au sirop d’érable
À 4 heures pour le goûté
Quand je venais tous les jours chez toi joué au Scrabble
Même si j’ai jamais aimé y jouer.
Ils avaient cet arrière-goût de bien-être
Qui domine tous le reste,
De réconfort, de chaleur…
Qui envahit encore mon coeur.
Je la revois passer sa main sous sa jupe
Quand il manquait du beurre,
Et enduire ses biscuits parfaits
De son plus tendre secret.

J’aime ta grand-mère.

Ep. 5

Salade à Cap Pulco

Midi heure du crime
Le soleil avait raison des ombres
Le Cap Ferret c’est sublime
Surtout l’été chez mamie Cunégonde

Sortie de discothèque
Je m’étais échoué sur une plage
On entendait au loin la tech’
Le ventre vide avec une fille pas sage

De retour chez Nicolas,
Mon meilleur copain
C’est elle qui préparait le repas
Et allait nous acheter du pain

Lui n’était toujours pas rentré
Sans doute dans une forêt en train de dessaouler
Et je l’avais pour moi tout seul
Ses attentions sous son linceul

Je suis rentré dans la cuisine
Elle s’agitait sur un concombre
Je regardais ses petites mimines
Qui le dégorgeaient dans la pénombre

Et mon coeur
Comme une bombe
Battait l’heure
Où je succombe

Derrière ses lunettes
Je voyais des yeux appliqués
Et sous ma braguette
Les souvenirs de ma nuit passée.

J’aime ta grand mère

Ep. 4

Ô ses seins,
Ses seins lourds et grave
Pendant comme la solitude d’une cave
Que l’on ne visite plus,
Une cave abandonnée
Après le pillage
Des jeunes années.
Sa bouche molle, ses lèvres meurtries
Toujours tendues vers l’inconnu
Attendent avec dépit.
L’antre, la grotte qu’elle abrite
Attend elle toujours une…
Le malheur, au fond de son coeur,
Les espoirs qui brillent au fond de son regard,
Sa main tremblante et tachetée
Comme si elle cherchait à agiter
Un rêve, une vision d’oasis
Ou se réunissent tous les vices.
Il faut donner sa chance à chacun
Et moi j’ai le coeur sur la main.
J’aime ta grand mère.

Ep. 3

Un jours tout endormi
Y avait Julien Lepers dans mon lit
Il me posait un tas de question
En lisant très vite son carton

Moi j’voulais qu’il aille
S’faire fourrer l’cul à l’ail
Mais il continuait à causer
Dans le fond de ma teutè

J’aime ta grand mère