Pet d’Esprit

005275-Pelle-ronde-27-cm

Si me vient une pelle
Je pourrais creuser mes idées
Reboucher mes trous de mémoire
Et casser le miroir

7 ans de malheur.
C’est le cursus nécessaire au minima
Pour être un parfait romantique.

Pour l’instant, j’ai pas fais mon choix,
Car si j’ajoute le choix
Je peux à tous moments décider
De reboucher mes idées,
Ou de creuser mes trous de mémoire.

La meilleure chose, pourrait être que RIEN ne vienne,
Mais pour qu’il vienne il lui faudrait un pied ou une roue et là ça marche plus.
Tu peux plus te ramener comme ça et dire « Je suis rien »
Car à ce moment précis en plus de ton pied ou de ta roue
T’as une bouche et là tu peux plus te foutre de ma gueule.

Passons.

Même s’il ne venait pas, le rien, serait rempli de vide,
Alors il ne serait plus rien vu qu’il serait plein de vide.

Si je creuse mes idées avec rien
Et bien j’aurais les idées vides
Et si je rebouche mes trous de mémoire avec le vide
Ça veux dire que le trou risque d’être très haut.
Et j’ai le vertige.

Alors ajouter à tout ça,
Il commence à être loin le poète romantique.

Enfin d’avoir le vertige ça vient quand il y a effet de hauteur.
C’est pas mal,
On est mal
Mais on est pas en bas.

Car le bas c’est un truc très spécial
C’est péjoratif le bas
Tu viens d’en bas,
Porter coup bas,
Retourne là-bas.

Y’a que par deux que le bas devient cool.
Au pluriel ça donne les bas.
Et les bas quand c’est bien porté
C’est quand même classe…
Même si t’es de la classe d’en bas avec des bas, si les mecs en sont baba et que tu te débrouilles bien dans les ébats,
Bah tu peux généralement monter les échelons et d’une certaine manière… Finir plus haut.

Tout ça pour dire qu’en y réfléchissant et après relecture, et bien j’aurais jamais du commencer ce texte.

Il va falloir que j’me paie une pelle,
Que je me casse la tete et ça, ça fait mal,
Mettre la pelle dedans et ça, ça fait encore plus mal.

Pour me rendre compte que RIEN ne vient et que ce rien à pied ou à remorque est rempli de merde.
Si un jour je devais par mégarde réciter ceci devant autrui,
Il faudra au préalable, que je rentre dans le personnage du mec qui a un trou du cul à la place de la bouche et qui s’apprête
À chier en public.
Ça dépend de l’intensité du texte.
Ça peux n’être qu’un pet si il est très léger.

Sauf que je suis très pudique
Du moins à ce niveau.

En même temps t’as beau être léger tu restes en bas, c’est les lois de l’attraction qui veulent ça.
NEWTON — LA POMME.
Par contre le pet lui va toujours vers le haut,
Lui il est pas attaché au sentier des vaches.

J’ai fais une croix sur le romantisme et on peut dire que ce texte est léger, enfin,
que cette merde est un pet
Qui finira au ciel.
Vers le haut.
Tellement loin,
Qu’il ira au paradis
Avec les autres pets, les nuages, Jésus et peut-être Dieu.

J’espère à ce moment là, qu’il leur mettra un bon coup de pelle dans la gueule.

Au lieu de creuser une idée de merde.

A.G.

allen_naked

Allen Ginsberg/Le sentiment absolu de devoir faire voler en éclat la structure pesante de l’existence/
Déchirer devant le souvenir de la parfaite étendue de l’océan/
Rien ne sera plus jamais pareil/
Je ne comprends rien à mes contemporains/La chose actuelle/
Mes capacités commerciales sont plus pauvres que mon pouvoir de télépathie/
Un poème peut-il mourir ?/Conflit total entre espoir aveugle et résignation suicidaire/
Fracture abstraite de mon plexus/Violence du goût du sang/Une trace, un filet, une ligne, une direction/
Je n’ai pas de route/Peut-être parce que je ne l’ai jamais prise/
Les voix du Seigneur sont impénétrables/Amalgame confus entre le Seigneur et la Création/
Je ne peux m’empêcher de penser qu’ils sont une seule et même chose/
Je n’ai pas besoin de croire en moi/Je crois en Dieu depuis ma naissance/
Handicap relatif au manque de matérialisme de mon éducation sur-intellectualisée/
Besoin de rien envie de…/Fracas absurde entre la réalité et ma réflexion/
Le rire est une solution temporaire/Une expression fragmentaire de l’inné et de l’acquis/
Les couleurs sont plus solides que mes mots/Il n’existe rien de plus flexible et de plus puissant qu’une couleur/
Je n’ai aucune vérité/Elle se trouve dans la lumière qui réfléchit les choses/
L’espace est en dehors de ma mesure/Les distances parcourues par les rayons me reviennent trop lentement/
Je déplore ma très mauvaise vue/La lenteur de mes déplacements/Je suis une contradiction dans mon époque/
Le temps est un outils/J’ai pourtant toujours été très manuelle/
Je ne me résigne pas/Mais j’oublie vite/Mon vieillissement n’arrive jamais/Eternel stupide/
Impression que je vivrais 120 ans/Mais que j’en aurais véritablement 90/30 ans de retard/
L’année prochaine j’ai 30 ans/Je nais l’année prochaine.

1,6m2 de peau

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Lavague2

J’ai en moi des vagues et des scènes de théâtre,
Des souvenirs comme tout le monde,
Des couleurs qui sonnent cartable,
33 vertèbres, 1,6 mètre carré de peau
Un foi, autant de cerveau.
Un coeur, deux tendons d’Achille,
Un atelier de création
Dans le fond de ma poche gauche,
Un prénom qui se coupe en deux
En fille, en garçon
Un nom de famille qui me tiens chaud
Parce qu’il sent le gaz comme disait un pote,
Des tabous qui finissent en maladies
Des aigreurs d’estomac,
Des paquets de cigarettes blondes
Et mes cheveux noirs.
Je perds mes élastiques,
Mes cadeaux les plus chers,
Mes écharpes, ma jeunesse,
Mes souvenirs, mon innocence.
Je perds du temps,
Et de l’amour par la même,
Et souvent
Je perds aussi mes poèmes.
Mon stylo ne sauvegarde plus ma mémoire
Le Doliprane non plus.
On s’est offert des bouquets de fleurs
En guise de ferme ta gueule.
Des murs de cicatrices
Des croûtes qui s’empilent
Sous les peintures à l’huile.
Je me souviens du coup de foudre raté
Entre un éclair de quiétude et le reste de ma vie
Et puis le béton qui arrive qui tombe qui coule
Comme les grandes responsabilités…
Les grandes responsabilités.
Alors je suis partie voir l’océan,
La mer, les plages mortes,
Les messages dans les bouteilles
Et la mort dans ces poèmes.
J’ai peins sur la soie avec de l’eau
La blancheur de mes angoisses
Le vide qu’il y a en moi
La fatigue qui me terrasse.
J’ai peins du PH neutre, l’odeur l’air,
L’intérieur de la façade,
La fenêtre qui donne sur le sous-sol
Et un couché de soleil matinal.
Et puis j’ai regardé
Mon absence foisonnante
Mourir sur le sable
Exactement là où la mer se termine,
Juste au bout de la vague.

Je suis rentré chez moi
À l’époque ou fleurissent les cerisiers
Ca sentait la glycine, le bois,
Le bitume, les frites, les voitures cassées.
J’ai attendu la mousson
De revoir l’océan
De quitter le mouvement
Et les barreaux de sa prison
En attendant…
On s’est pavané sous les UV
Avant que ça devienne des obus.
J’ai rien vu
Dans la transparence du miroir,
Dans nos regards opaques,
Et j’ai enterré ma grand-mère
Sous un putain de soleil.
Aujourd’hui
Je suis toujours enfermé
Dans ce que je compte pas,
Dans ce que je perds,
Dans le temps
Qui passe trop vite et trop lentement.
Dans la douleur en fusion
Dans le réacteur nucléaire
Qui trône au fond de la faille
Qui s’cachait au fond d’la mer.
Aujourd’hui
Je suis toujours enfermé
Dans le grand balais de la société
Entre mensonges, sourire et magasines pour les gonzesses
Qui t’explique la vérité mondiale
Entre deux paires de fesses…
Alors voici les fleurs, l’eau, la soie,
Le tombeau, la boussole,
L’autre monde, le miroir, le passage,
Le sens de la vie,
Le sens des aiguilles.
33 vertèbres, 1,6 mètre carré de peau
Les vagues, les scènes de théâtre
Un pont entre deux rives
Un foie, autant de cerveau.
Et puis une horloge sans réglage
Qui indique sans cesse
La saison de la moisson de mes espoirs.

Ep.16 – Mamie s’accroche

Retenu à la vie par un fil
Par un pli.
Ou par cent, deux cents, trois cents rides de chaire.
Allongé sur un lit,
Retenu à la vie par un fil,
Par une flêche, my flesh.
Elle sourcille, elle divague,
Elle dit : Séance de Sac.
Pas un passage à tabac
Juste un sursaut d’existence
Sur la plaine de son ventre.
La nature ailleurs,
Sur une autre terrasse
Que celle qui donne
Sur les déserts de son âge.
Elle dit : Séance de Sac.
Elle est le sac,
Et je suis le vilain Henri
Qui savoure un instant
La vie qui revient, rugit
Dans le battement saccadé
Du sac qui se gondole.
Je ne l’emmènerais pas à Venise,
Il n’y aura pas de Pont des Soupirs.
Que le tremblement des rides
Au coin de ses yeux
Quand elle part se cacher
Dans nos nuit interdites.
Elle dit : Séance de Sac.
Des fois j’écume, j’enrage,
Atome sans fission,
Je pulvérise les mensonges
Et je pars à la nage.
A la pêche à la baleine
Echouée dans mon lit,
Retenu par un fil à ma vie.
Par cent, deux cents, trois cents rides de désespoir
Par une secousse intérieur,
Par l’approche de la mort. Amor.*
Non muere mai.**
Dracula de 20 ans,
Victime consentante.
Je lui demande si elle m’aime,
Ce qu’elle ferait pour moi.
Tout.
Si elle n’était pas…
Allongé sur mon lit
Retenue à sa vie par le fil de la mienne.
Elle me demande si je l’aime.
Je pars.
Egoïste, flambant neuf,
Mes épaules de héros,
Et l’avenir qui rugit
Dans le vent qui me pousse.
Je vais.
A la pêche à la ligne
A la pêche à la sardine
Sortie de Sorbonne,
Licence histoire de l’art.
J’exulte.
Et puis à un moment
Très au loin j’entends.
Elle dit : Séance de Sac.
Dans un silence puéril
Je compte en mémoire
Les rides sublimes
De sa peau qui m’obstine.
Une sardine qui dort
Juste à côté de moi,
Et le souvenir d’une baleine
Qui me tue à jamais.

J’AIME TA GRAND-MÈRE

*L’amour.
**Ne meure pas.

via Tumblr http://deadanimalbeing.tumblr.com/post/44632308827

Colonne de vertige

Tu m’inspires des élans de cristal
Habillés de cris bestiales,
Les fragilités invisibles
Des captures d’objectifs.
Dans un pli de ta robe
J’ai trouvé de la drogue
Un shilom d’étain éteint
Et des cendres froides.
Tu riais facilement
Des facéties des hommes
Et tu te plaçais simplement
Tout en haut du trône.

Et tu avais cent fois raison
Parce que tu étais belle
Colonne de vertige
Incendie d’une ombre

Tu brûlais l’atmosphère
J’ai découvert le froid
Je soufre ton odeur,
Les fleurs sont mortes hier.
Peu importe ta couleur
Tu portais des arc-en-ciel
Des poches kangourous percées
De lait, de sucre et de miel…
Ma chérie, mais où es-tu ?
Dans une galère romaine ?
Je vois ton dos suant
Le fouet qui te lacère…
Pardon… je perds le nord
Le goût, le temps, ma tête !
Tu dois dormir comme un chat
Si furieuse et superbe.

Et tu as cent fois raison
Parce que tu es belle
Colonne de vertige
Incendie d’une ombre

J’amplifie le silence
Pour y retrouver les sons
Que tu as laissé dans les sols
Des murs blancs de ma maison
Ta voix grave et les bémols
Que tu faisais flotter
Sont restés mutiques…
Non tu n’es plus la.

Dans l’argile de ton masque
Il y a les traces de tes pensées
Aujourd’hui je le relis
En lumière dégradée…
Si j’avais su j’aurais collé
Des pages et des pages d’idéogrammes
Des messages subliminales
Des gravures de peau tannées.
Tu mangeais une glace,
Et moi je fondais
Une goutte est tombée sur ta cuisse
Je ne l’ai jamais touchée.

Je perdais l’esprit volage
Je me cherchais des chaînes.
Le cadenas est ouvert
J’attends que tu le fermes.

J’ai l’air stable

Poème d’été (malgré tout) –

Je garde
L’air stable
Avec mon menu 0%
De matière grasse,
La mine fraîche
Comme un matin de bonheur
Tatouer au blush 4ever

Je garde
L’air stable
A vouloir avoir les joues creuses
Mon petit style cockaïnoman/
Guitariste/hardeuse

Je garde
L’air stable
Avec mes comprimés organique
Pour évacuer la cellulite
Mes collants en machin truc …thylène
Qui me donne
L’air hyper bonne

Je suis bien en équilibre
Dans ma ligne
Sur ma silhouette
Dans ma tête

Je garde
L’air hyper saine
Avec mes compensés nutritionnels
Mes repas disproportionnels,
Le sport pour le cul,
Et deux cours de pole dance
Par semaine.
J’m’en tape des barres.

Et puis William, il a dit :
« Maintenant c’est la gaine »
Ok William !
Pas de problème !

Engainer quelques kilos,
Enchainer mes conneries
Engraisser des entreprises
De poudre aux yeux !
A moins que ce soit moi
Qui prenne du poids…
Vas-y passe mon verre de weight watchers
J’ai comme un petit creux d’estomac.

Et puis je garde
L’air hyper stable
A me tricoter des pulls trop petits
En gardant le sourire
En me brossant les dents
À l’email diamant

Des rubis dans la bouche
Pour faire les beaux discours de l’amour
En robe de soie lamée
Larmée, l’armée, l’âme, lame
Putain que des choses hyper équilibrées

Comme les haricots verts,
Ou non les brocolis
Tiens un chou-fleur
Le complément idéal
Pour se sentir en harmonie.
La composition du menu
Commençait avec
Ouais salut, moi tout va bien !
T’as vus, trop belle ma vie de femme !
Trop génial, formidable.

J’ai écris dans mon journal :
Cher maman,
Tout va bien,
Je suis en excellente santé
D’ailleurs je vais de mieux en mieux.
Et toi ? Comment ça va ?
J’espère que tu vas mieux qu’hier,
Et que tu iras mieux demain.
Mais c’est sans doute l’inverse.

Alors je garde
L’air hyper stable
A courir après mes utopies
En 14 centimètres
Jouir du corps des autres qui jouissent du sien
Etre presque plus rien

Un litre de caféine pure
En intraveineuse
Et tenir jusqu’au petit jour
La charge de ces nuits douloureuses

Je garde
L’air hyper stable
A fumer des cigarettes
Pour mon teint blême
Pour l’haleine, pour ma peine
C’est sept calories de moins
A chaque bouffée
J’vais me bouffer les os
Qui se rapprochent de ma peau

Les valises sous mes yeux
Les cernes et la graisse
J’encaisse,
L’air de rien, l’air très sain,
Les pots d’échappements
Mon moteur en roue libre
Pour purger l’excédent.
Pour perdre l’équilibre.

3 jours comme 3 mois

3 jours comme 3 mois
Passé avec la charge insoutenable
De la chaîne du hasard
Enroulée entre les pieds
Je suis rentré hier
Avec tous mes bagages
Pourris d’eau et de terre.
Les nuages étaient lourds
Et l’air humide
Son visage de porcelaine
Et moi qui rumine
Sur ses jambes, ses yeux bleus
La hauteur de ses gestes,
La voix dans sa bouche
Et sa langue dans ma langue
C’est la langue de ses mots

La photo d’un instant
L’ombre de ses bras,
Et moi assise sur un banc
Qui murmure tout bas :
Tu es belle, tu es belle
Tu es toute en porcelaine,
Et quand tu remue tes lèvres
Elles dessinent des ondes naturelles.
Si fine, une minute,
Qui sautille dans ma tête
Du souvenir nostalgique
De la hauteur de tes gestes
Les diamants sur tes doigts
Qui s’écroule dans l’eau
Demain je ne pars pas
Je me noie dans ta peau !
Tu m’as confié les guerres
Entre ton silence et l’espace
Les frontières des sens
Et les murs éclatent
Le bloc du passé
L’empire de l’histoire
Qui émaille tes songes
De millier de miroirs
Dans la glace tes joues rouges,
Apaise la claque du froid,
Je cherche partout
La brûlure de ton souffle,
La chaleur compacte
Que tu transportes
Tout autour de ton corps.
Gifler par la neige, les flocons
Ils entaillent ma vapeur
Qui voudrait t’envelopper
De toute sa pudeur
Tu parsèmes mes désirs
De tes sourires qui me coupe
Ta coupe débordante qui me siffle
Que je devrais relâcher mon âme
Que je devrais voir plus haut
Entre l’amour et mon corps
Que ce qu’il y a de plus beau
Ne se trouve pas en dehors
J’voudrais juste autrement ajusté
Le penchant de mes côtes
Que j’les ouvrent et que tu y lises
Nos souvenirs écris
En caractères hiéroglyphes
Que t’entendes la symphonie impalpable
Des rayons lumineux
Qui jaillissent en silence
Quand j’essaye
D’oublier tes yeux (bleus)
Des fois je sais qu’à moi seule
J’ébranlerais la terre,
J’exploserais des montagnes
J’avalerais des soleils
J’ferais des drapés d’étoiles
Dans un putain de ciel de cristal
Avec la soie des premiers jours
Et la douceur du voile d’or blanc
Mais l’essence de tes rires
Est aussi pur que ton rire que j’entends

J’avais tout perdu,
Mes valises, mes bracelets,
Ma brosse à dent, mes chaussettes,
Et mon dernier phare qui brillait
Dans l’océan anthropophage
De ma grande inquiétude
Il m’avait semblé tout cassé
Après t’avoir vu.
En fait je n’avais rien perdu
Quand je suis rentré hier
Chez moi, j’avais tous mes bagages
Juste… trempés d’encre, de vent,
De ta peau, de tes regards,
Et quelque part l’arrière-goût
Electrique et moelleux
Du choc extatique d’avoir croisé tes yeux.

Je suis le poux

Dans l’absolu de ce matin
L’café soluble n’a pas bon goût
Reprends l’envers et beurre le pain
De l’univers je suis le poux

Il est des droits disons divins
Les gros nichons d’une vache maigre
Un marmiton à quatre mains
De l’au-delà en boule de neige

Les chiens rageux et sans collier
On faim de tout et maintenant
Du canigou en petits dés
Le doigt de Dieu entre les dents

Ils pointent au pif n’importe quoi
Sur l’innocent en quarantaine
Ils tirent ses tifs et crie de joie
Ils boivent son sang rempli de peine

Des bains de sable
Pour nettoyer
Au banc d’l’école
Pour mieux comprendre
Qu’les Caraïbes
Se sont noyés
Vapeur de rhum
Sur tas de cendres

Et les relents du fond de l’âme
Qui sentent la mort et le désordre
Dans l’coeur des gens il y a des ânes
Un météore est une licorne

Aérogare sans ses avions
Place des perdus pour retrouver
Un autocar en bas d’nylon
Et un merlu envisoné

Ils font du pied en escarpin
Aux maladresses du courage
Des grands sentiers en peau d’sapin
A toute vitesse dans l’pâturage

L’bruit des moteurs circulent litré
De la chimie dans une formule
De la torpeur dans les cyprès
En alchimie ca pompe les bulles

Ces putes amorphes
Si confortable
Gagne le vide
Pour des zéros
A coup de Porsches
Décapotables
Et de liquide
En litres d’héro

L’état livide d’un mort-vivant
Sur l’toit du monde en pleine monté
Les joies acides sur le divan
Le soleil gronde sur la santé

Les nuages pleurent sur la Tamise
Des gouttes dorées pleine de saveur
Pétales de fleurs et friandises
Du barbelé autour du coeur

Dans l’absolu de ce matin
L’café soluble n’a pas bon goût
Reprends l’envers et beurre le pain
De l’univers je suis le poux

Cygne

Les cygnes noirs volent ensemble
Dans le coin des rues allumées
Ce n’est qu’un objectif à court terme pour la plupart des cygnes
Parce que la plupart des cygnes
Préfèrent étendre leurs ailes et planer sur de plus grandes choses
C’est ce que j’appelle le vol inspiré

Ma gueule vaut mille mots quand elle est fermée au fer rouge
J’ai besoin de la paix, pour guérir les blessures d’mes tissus adipeux,
Et obtenir,
Obtenir des ailes

Connard
Je suis une cygne
Avec un kick dans la poitrine
Qui bat à l’opposé de la droite
Fais-moi savoir quand la guerre recommencera
J’me suis laissé une minute de souffle
Dans une capsule glaciale

J’ai des mots chiffons, riches à en casser les os
Cruels comme l’assassinat d’un cygne avec des pierres
Les pélicans eux survivent
Avec des mâchoires larges qui happent les têtes de poisson
Sur des plages fertiles
Là où certains diététiciens les trouveraient squelettiques

Combien ont inventer la merde verrouillée en coquilles d’oxygène,
Choisis un tir pulmonaire sur métal plaqué,
Animés des fenêtres folles avec des feux d’artifice,
Ecoutés chiens et chats causer de fables cellulaires

Les arrêts sur image des chaînes dorées
Où l’on assassine le Fils de Dieu toutes les secondes
Des joyaux d’Iceberg brillent sur le cou des cygnes
Ces cous qui fument Ganesh au travers des poumons de mes chameaux d’Arabie

Balancer les bras de fer métallique
Au bout d’une paume en peau de léopard
Des doigts Paranoid cousus à l’angoisse moite
Un chat qui mange du bœuf cru avale d’horribles cris de douleur
Cale un fusils de chasse au travers de sa bouche et tire la langue
Un chat qui passe de lourds traits au travers de sa narine droite
Son cerveau grésille
Fatigué de la sécurité social, qui remplie sa limonade avec de la Novocaïn
Et laisse la pression de l’oxygène filer en courant d’air
Le flux de la belette
Avec un coeur plein de diesel
Piégé dans le désert
Perdu au-delà des régions de la logique et de la raison,
Etre juste
Ne sois pas si obéissant aux lois et leurs limites