Cadeaux 100% Recyclés avec des Idées

C’est Noël, et Poneyland avec son grand coeur généreux comme le bon pain, vous fait des cadeaux. De toutes les formes et pour tous les goûts, pour petits et très grands, pour mineurs et interdit au moins de 18 ans. Des cadeaux uniquement et strictement recyclés à partir de choses déjà faites, pour bien essorer le potentiel de lecture de tous ces produits, et pour ne pas épuiser trop vite notre patrimoine culturel. Comme un hipster remet les tricots de son grand-père, Clémence qui ne porte plus que des sacs vintage/cuir/râpé/vieux, et Sam qui aime le rap mais qui dit que c’était quand même mieux avant.

Donc joyeux noël et régalez-vous bien !

rennes de noël bios et équitables

Nos bonnes idées « Nourriture » avec pour les lignes de ces dames du bon poisson pané bien frais ! Hum quel délice ! Ensuite pour les soulots de première classe, les alcoolos assumés des tas et des tas de bonnes boutanches, recyclables of course, pour coller à l’esprit du temps, pour la nature faites un geste 😉 ! Pour les ménagères un peu coquine sur les bords, qui ont de l’humour et de la souplesse vaginale, de superbes courges oranges ! Toute ressemblance phallique étant purement fortuite LOL ! Pour les moins attentionnés à leur ligne, un énorme whooper, plein de gras et de sucre comme on les aiment, avec ce goût grillade étrange qui donne envie de parler allemand. Enfin un gâteau fait de bonbons, fantaisie impossible de nos jeunes années, et un autre bavarois très très gourmand avec de la crème chantilly étalable sur le corps de la personne sur laquelle on mange le dit gâteau.

Vous êtes à la recherche de compagnie dans votre grande solitude citadine ? Vous cherchez un être capable de vous réchauffer les pieds et le coeur chaque soir quand vous rentrez dans votre foyer ? Nous vous proposons un petit cafard, contre lequel se serrer très fort les soirs d’hiver et de déprime, il vous offrira douceur et gaité. Sinon plus courant un chat accompagné de sa vieille dame. Le chat étant vraiment très beau, mais la vieille dame pas autant. Classique aussi, une paire de petits chiots, relativement laid, mais tellement attendrissant, eux accompagnés de leur maitre qui se déplace sans cesse nu et alcoolique. Enfin pour les plus aventureux aventuriers du mauvais goût, une guenon maquillée à lunettes. Houlalala ! Les gros bisous !

couverture bio 100% recyclée

Mais qu’avons-nous pour nos charmants bambins ? Pour nos adorables têtes blondes à claques ? Et bien nous avons un beau dessin d’éléphant qui par la même leur apprendra quelques rudiments d’anglais, histoire qu’ils aient au moins un truc dans la cervelle. Puis une photo ignoble d’une petite fille en train de hurler/chialer pour leur apprendre que c’est vraiment pas bien les gros caprices de sale gosse pourri gâté. Ensuite un su-per-be déguisement de girafe, le genre de truc qui leur laisseront des souvenirs traumatiques jusqu’à l’âge adulte, comme on peut le voir sur l’expression du jeune modèle ! Amusez-vous bien ! Et enfin une très très jolie peluche de poney cachée au sommet d’un arbre, donc totalement hors de portée de leur petite taille. Annoncez lui la bonne nouvelle du cadeau au pied de l’arbre (faites lui croire que c’est un sapin nouvelle génération) et amusez-vous bien à le regarder piquer une crise de nerf à force de vouloir l’attraper. A mourir de rire.

Par la suite nous avons, en vrac et pour tous les goûts, un bout du mur des lamentations pour votre chéri(e) qui n’arrête pas de se plaindre de votre manque de vigueur sexuelle, un très très beau ticket de caisse québecois toujours utile pour prouver à une jolie fille votre coolitude « Ouais j’ai fais un an à Montréal en Crepuq… » etc… Un lance missile sans le lanceur pour bien éclater la gueule à vos voisins quand ils vous casse les couilles, une magnifique statue grecque à mettre au milieu de votre salon (toucher ses couilles porte bonheur), une combinaison anti chien hyper saillante taillée pour tous les gabarits dans laquelle vous vous sentirez aussi à l’aise que dans une robe de chambre, des tonnes de bois car sait-on jamais la Fin du Monde comme dirait les américains mormons, une vieille photo en N&B pour donner à votre salon cette touche vintage/connaisseur/dépressif en art/intello/bobo/bolosse etc… Ou une vieille photo de famille pour donner une touche artiste/décalée/farfelue/trou du cul toujours à votre salon. Puis une offre exceptionnelle et de choix : UNE SOIREE WHISKY/PUTE AVEC BOB le King of The Bon Goût, photo souvenir comprit dans le pack.
Des lunettes très cools mais parfaitement inutiles, un costard de gangster et toute sa panoplie flamboyante (montre en or, tâches de cockaïne (sperme ?), air méchant etc…), une magnifique paire de Louboutin, un beau disque qui s’achète en vrai dans le vrai commerce de la vraie vie, un florilège ahurissant de trucs dingues, des guitares électriques avec des flingues et l’homme qui va vous apprendre à vous en servir (n’ayez pas peur vous n’avez aucune obligation sexuelle à son égard), le meilleur haïku du monde en N&B à imprimer pour l’offrir à votre tante qui fête ses 59 ans, tournant fatidique de sa vie de femme, une photo exceptionnelle de John Lennon, et enfin une séance d’hypnose avec femme très belle mais dont on ne comprend rien à ce qu’elle dit.

Et enfin dans la catégorie des adultes polissons, des bouffeurs de … et des garnements du slip : pour votre mamie qui s’ennuie, qui ronchonne et qui n’a toujours pas accepté sa ménopause pourtant arrivée il y a plus de 20 ans, un godmichet hyper classieux en fourrure qui la réjouira secrètement. Pour les plus jeunes, une petite culotte qui dit ce que vous avez toujours envie de dire à la vue du cul portant la fameuse culotte. Pour les consommateurs compulsifs dominateurs et machos : un caddie contenant un être humain nu. Puis nous avons un soutien-gorge fait de bonbons, élastique à volonté il s’adapte à tous les bonnets même les plus exubérants sans difficulté ! Pour les femmes nostalgiques et rêveuses, un petit godmichet ludique en forme de poney qui vous sourira innocemment dans vos instants intimes. Pour les plus téméraires un poney-licorne très très particulier. Mais pour terminer, voilà comme une caresse une touche de romantisme, cette fleur d’amour faite avec les mains et une appareil photo, le film de la rencontre inattendue entre deux êtres vivants que rien ne vouait à l’amour, mais qui ont su braver tous les interdits.

Sondage à caractère sexuellatif

Cette année, Tomas Tranströmer, et non pas Transförmer, poète suédois méconnu chez nous (vu l’ouverture d’esprit nationale en terme de poésie) a reçu le prix Nobel de littérature. Donc Amis Poètes ! Réjouissons-nous !
Mais alors :

(Teub x 2) + (Teuch x 2) = GrosMojo

De la fluctuation circonstancielle du nombre de partenaires sexuels potentiels.

Car la variabilité du pouvoir attractif au sexe opposé est dépendante de la quantité de Mojo à une période donnée.

Le Mojo étant une substance dont la valeur quantifiable est relative, il n’est pas possible d’en faire une évaluation définitive chez aucun individu.

De plus, certains individus ont la capacité naturelle de ne pas tenter de rechercher le Mojo, et donc ne pas sembler rentrer dans les critères d’évaluation.

Cependant tous les individus que portent cette terre sont capable et ont le potentiel d’obtenir du Mojo en très grande quantité, c’est la révélation du Mojo à soi-même qui est complexe.

Il arrive que des personnes l’enfouisse involontairement dans, par exemple, des pulls en polaire, justement parce qu’il n’ont pas conscience de l’idée de Mojo. Mais remarquons que le pull en polaire peut-être transcendé lorsque l’individu est un porteur naturel d’une très grande quantité de Mojo. Et que le pull en polaire devienne même un instrument à la révélation du Mojo. Ce qui est fort rare.

Ainsi nous pouvons remarquer que certains porteurs de laine polaire peuvent à une période caché leur Mojo grâce à la laine polaire, pour ensuite réussir à révéler leur Mojo à eux-même et faire de leur laine polaire un instrument de mise en valeur du Mojo.

Par ailleurs la laine polaire n’est pas créatrice de Mojo, contrairement à l’activité de baise qui est un facteur déterminant dans la fluctuation du Mojo, car souvent plus les relations de baises sont fréquentes plus le Mojo augmente chez la plupart des individus. C’est grâce à ce facteur que nous fondons notre hypothèse qui est que le Mojo est une valeur fluctuante.

Rare sont les enculés de chanceux qui ont une base de Mojo supérieur à la moyenne et qui par conséquent n’ont pas besoin d’avoir des rapports de baises fréquents pour entretenir leur Mojo. Mais nous nous en tiendrons ici à traiter des cas majoritaires.

Le commun des mortels est donc soumis à la dure loi des corrélations : avec la valeur 1) fréquence des rapports de baises (autrement dit : accumulation de points d’expé’ en baise, et augmentation circonstancielle de la place au classement des supers héros de la baise) dont dépend la valeur 2) quantité de Mojo (autrement dit expression du fluide de bonne baise potentielle). Lorsque la valeur fréquence des rapports de baises augmente nous voyons augmenter de façon pondéré et relative la valeur quantité de Mojo.

Nous avons pu dire que le Mojo dépend de la fréquence des rapports de la baise, ainsi moins on a de rapports, plus le Mojo est bas, ainsi comment obtenir des rapports de baise lorsque l’on a pas de Mojo, puisque l’augmentation de la quantité de Mojo chez l’individu va lui permettre d’obtenir plus de rapports de bonnes baises et donc plus de Mojo ?

Oui car la réciproque fonctionne aussi.

Ainsi nous pourrions nous interroger sur la possibilité chez les individus de créer du Mojo autrement qu’en ayant des rapports de baises réguliers. Quelle pourrait-être l’autre valeur potentiellement créatrice de Mojo et accessible par tous gratuitement (ou presque) ?

C’est là que nous notons qu’être riche peut être un avantage, notablement dans la production de Mojo, puisque même si ne trouvez pas de putes consentantes, vous pouvez trouver des putes consentantes mais rétribués. Ainsi en payant on peut obtenir des rapports de baises et donc du Mojo.

Non ce n’est pas la branlette, la branlette peut même devenir le pire ennemi du Mojo chez certaines personnes.

Non ce n’est pas le look, car bien qu’il joue un certain un rôle, il faut se centrer sur les éléments essentiels, fondamentaux et intrinsèquement humains. Car un individu normal et lambda, type par exemple et au hasard, Natalie Portman ou Brad Pitt, même vêtu de guenilles, conserve une base de Mojo phénoménal. Le surpoids n’est pas non plus une excuse, car un individu normal et lambda, type par exemple et au hasard, Beyoncé dans une moindre mesure ou Benicio Del Toro, (rien qu’à l’écriture de ce nom, vous voyez le Mojo apparaître), même en surpoids de 20 ou 30 kilos conserve une base de Mojo totalement indescriptible.

L’ELEMENT ESSENTIEL C’EST LA LUCIDITE A L’EGARD DE SOI-MEME, en effet il ne faut jamais se prendre pour ce que l’on est pas, par exemple se prendre pour Benicio Del Toro quand on est Christian Clavier. Il faut donc accepter le sale boudin qu’on est, pour ensuite user du monde autour de soi au mieux, afin de se rendre le plus baisable.

Mais les gens sont d’une manière générale assez suffisant pour croire qu’en portant des laines polaires et des joggings discrets, le Mojo va surgir. Il faut avant tout être en accord avec le monde et se dire qu’il est toujours possible de s’améliorer first, et que la GRANDEUR DE L’AME aide vachement à trouver toutes les sources de Mojo en soi-même.

Ainsi donc, vous êtes maintenant capable de jeter votre coach personnel qui vous coute une fortune, et vous raconte 80% de grosses bullshits qu’il justifie par son salaire insensé. Mais aussi de pendre votre vie en main, et vous mettre à écouter les Beatles, car si vous comprenez les Beatles vous avez tout compris au Mojo. Et dans le fond, chacun à du Mojo quelque part, il suffit d’en trouver la/les source(s).

Le Poney par exemple à tout le Mojo concentré dans ses énormes sensibilités. C’est grâce à cela qu’il fait de superbes poèmes lyriques et que toute la terre entière tente vainement de se taper Poney, car lorsque Poney exprime sa sensibilité en disant des poèmes en live tout son Mojo apparait et là tout le monde veut baiser Poney.

Seulement Poney ne baise pas le tout venant.

Et oui, tant pis, ranger tout vos fours et autres garages à teubs, c’est inutile.

Ah oui car un excès de Mojo rend aussi formidablement condescendent.

Leçon de chose : la naissance du Poney

Après plusieurs mois d’activités, plus ou moins intenses, ils nous est apparu suprêmement fondamental de faire le point sur une chose, ou devrais-je dire une question : « Mais en fait, c’est quoi un Poney ? »
Excellente et glorieuse interrogation !! C’est vrai ça, qu’est-ce que c’est donc que ces bêtes étranges ?! Alors c’est parti les enfants !
Tout d’abord ce sont des mammifères, ils ne font donc pas d’oeufs, de sexe Poney ou Poney peu importe, qui naissent généralement sous le signe de la Grosse Teube, ou de la Chatte Poilue.
Contrairement aux croyances populaires, qui les décrivent comme des animaux sympathiques, amicaux, joyeux, romantiques, délicats, attendrissants etc… et autres bullshits, le Poney se distingue par un caractère à la particularité si lourde qu’il est bien plus antipathique et rebutant de prime à bord que n’importe quel autre animal.
En fait le Poney, pour être honnête est devenu un gros bâtard. Il faut dire que le Poney, originellement inoffensif et je-m’en-foutiste s’est vu tellement maltraité par des générations de petites filles chez qui on incita des comportements suspects, (du type : retirer au Poney son essence virile et casse-couille) que le Poney s’est vu depuis des générations dans l’obligation de devenir ce genre de petit salaud hypocrite pour ne plus souffrir ces outrages.
Donc à la base, ou plutôt au fondement, le Poney est un gros branleur.
Le Poney, gambadant, libre et égal face à Dame Nature, vivait tranquillement dans sa grande inconscience, et se livrait sans préjugé à l’existence de fégnasse qu’il s’était trouvé. Il était le symbole de que dalle, à part peut-être de la brave bête inutile. Moins rapide qu’un cheval, moins tenace qu’un âne et de toute façon plus petit, tout dans sa constitution le portait à glander.
Mais comme tout dans notre société, un jour le Poney a vu son image corrompue, commercialisée, instrumentalisée par des êtres humains avides de profits et de stéréotypes qui encerclèrent de force ces pauvres bêtes des murs sans fin que sont les clichés et les idées reçues.
Ainsi le Poney avant d’être rose, vert, bleu, mauve, ou arc-en-ciel était juste blanc, marron, gris ou noir et n’en avait rien à foutre.
Mais soyons francs, le Poney s’est bien sur quelque peu servit de cette image publicitaire qu’on lui collait sur le dos pour se faire une place au pays des humains. Cependant, au plus grand secret, quand enfin seul le Poney enfouissait dans les méandres de son coeur sa Véritable Raison d’Etre, en tapissait chaque nervure des images de son passé.
La nature, les champs, les fleurs, les frites, ses envies de geeker sur le net, son plaisir à fumer des joints et à boire des verres avec ses potes, ses mots absurdes, ses injures au goût de blague, son mauvais esprit et tout le reste formant des fresques sans fin dans les couloirs de sa mémoire.
C’est ainsi qu’au fil des générations vit le jour un Poney Super Sayen Troisième Transformation, ni blanc-marron-gris-noir ni rose-vert-bleu-mauve-arc-en-ciel, mais un Poney de lumière, qui Est avant d’être Poney, qui vit son genre et sa forme par delà les conditionnements, qui accepte le code de la vie mais refuse les dictats, s’éloigne des lois par pure honnêteté, cherche l’humain en chacun de nous.
C’est ainsi que vit le jour un nouvel être vivant, pour un nouveau monde. Et ce monde il l’appela Poneyland.

O.V.N.I. présenté par Le Petit Ghetto dans la Prairie

Comme on a pas encore d’équipe de foot à Poneyland, mais qu’on aime bien être supporter, on exulte nos trop-plein d’émotions, nos joies bestiales et nos grands cris d’animaux virils non pas dans des stades qui sentent la sueur mais pour de la musique.
Ainsi à Poneyland on écoute du rap (Poneyland qui a aussi faillit s’appeler « le petit ghetto dans la prairie » mais ça portait un peu trop à polémique), et se penche aujourd’hui sur Odezenne.
Odezenne avant c’était O2zen, mais en fait c’est les même gens, contrairement à ce que certains ont pu croire. Sinon c’est toujours de la musique, de la bonne.
Donc cet album s’appelle O.V.N.I., et fait suite à sans.chantilly. Le style a un peu changé mais la qualité est toujours là, et en quantité. Et si on a décidé de vous parler d’Odezenne aujourd’hui c’est pour diverses raisons et tout d’abord parce que si leur musique ne semble pas totalement évidente à la première écoute, on la découvre et la savoure sur le long terme. Contrairement à bien des chiottes de nos jours, satisfaisant des besoins musicaux de consommation rapide, genre hit McDo qu’on mange en 10 secondes, digéré en une heure et qui laisse sur sa faim au bout de trois.
Dans le cas d’O.V.N.I., la multiplications des écoutes ouvre progressivement leur univers très personnel, et nous laisse le temps de l’apprécier dans sa profondeur un peu comme une rencontre amicale bâtit sur l’enrichissement réciproque. La preuve, leur premier album qui fut un succès d’estime leur a construit un véritable public, certes restreint, mais solide de vrais fans.
Une autre raison nous ayant donné vachement envie de vous en parler c’est qu’ils écrivent en français et si possible pas trop de conneries. De la très bonne chanson française, il y en a eu, avec des textes mémorables et magnifiques, et quoi qu’en dise les anti-rap, dans les années 90 fleurirent certains des meilleurs textes en français dans les champs de culture hip-hop. Simplement, pour s’en rendre compte il faut fouiller, parfois tendre l’oreille, ce que moins de gens qu’on ne le croit font.
Et puis ça fait encore bizarre à trop d’affolés de dire que le rap ça fait partit de notre patrimoine culturel contemporain. Pourtant quand on est né à partir des années 75-80 le rap tient une importance à mon avis considérable dans le paysage artistique, et au-delà de la musique, le hip-hop c’est une façon de s’exprimer, de contester, de décrire l’existence et les problèmes, de vivre, de s’habiller… etc.
Après on ne dit pas pour autant que dans le rap tout est bon, bien sur y’a aussi de la grosse merde consternante dans la production hexagonale. Mais faut dire qu’en Fransaoui on a le chic pour faire des clichés, et après les grands succès des années 90 début 2000, on a tellement collé l’étiquette « galérien de banlieue vulgaire et sans vocabulaire » sur la tête des rappeurs que les majors ont lentement élimé la diversité en refusant les prises de risque, et le genre s’est pas mal mis à tourner en rond.
Aujourd’hui le rap à besoin d’air et le style d’Odezenne semble justement ouvrir des portes. D’influences diverses, principalement dans la composition, ils arrivent à restituer leurs richesses respectives, à exprimer simplement ce besoin de dépeindre la vie comme elle est, avec ou sans métaphore, que ce soit pénible ou jouissif.
Et puis c’est clairement décomplexant d’entendre des mecs dirent qu’ils souffrent sans être niais ni fleur bleue. Au fil du disque on trouve pas mal de portraits de femmes assez durs sans que ça verse jamais dans la dénonciation gratos du « les meufs sont toutes des putes ».
Musicalement on sent dans la recherche des sons et le peaufinage des prods un vrai travail d’orfèvre et sans se faire mal à la tête on entend très vite que le compositeur c’est pas juste un gus qui tripote un clavier.
Donc si vous êtes comme moi, et que régulièrement pris d’indulgence vous allez sur Deezer en vous disant « allé, je vais voir ce qui se fait de beau » et repartez toujours broucouille, tapé Odezenne et faites-vous kiffer. En général cette expérience se termine à la Fnac des Halles pour acheter le CD, qui par ailleurs est un véritable objet Beau.
(sa présentation ici : http://www.youtube.com/watch?v=4XJYyalZrYg)

Carré Viiip est mort dans la nuit.

Vous devez être en train de vous dire qu’on est vraiment des profiteurs forcenés en surfant sur une telle vague. Mais non en réalité pas du tout, parce que là maintenant et en toute sincérité (depuis que j’ai avoué à la face du monde avoir fait des études d’anthropologie, plus rien ne me fait peur) je m’interroge.
Pourquoi avoir stoppé cette émission plus qu’une autre ? Secret Story était-ce moins pire ?
Moi ça me collait les mêmes maux de tête.
Avant son lancement je pensais que Carré Viiip serait une sorte de concours de Super-Geek ou celui qui, malgré son enfermement, réussirait à faire un buzz dingue sur le net gagnerait.
On était finalement pas si loin, avec un bémol : TF1, Endemol et la prod prenait en charge à la place des candidats la gestion du système.
Le reste du principe ? Vouloir détrôner une star n’est pas un scandale, c’est peut-être davantage la façon dont c’était amené.
J’ai un peu regardé et j’ai vus des gigantesques egos vides, se promener au milieu d’un décor hideux, se prendre pour les chefs-d’oeuvres d’une société bouffie, et n’être que les appendices souffrant d’une chose qui gangrène.
Cela fait longtemps que la télé-réalité ressemble à un grand corps malade (faut dire que c’est pas très malin comme nom) qui se débat avec des formules créatives malsaines, à l’intérieur desquelles elle place des individus suffisamment stupides, impudiques et auto-centrés pour croire que la gloire se suffit à elle-même et qu’être soi, même du mieux possible, est gage de succès et de reconnaissance.
L’individualisme crasse dénoncé par certains auditeurs de Carré Viiip est réel, il était même sans doute porté au rang de raison d’être dans cette émission qui nous exhibait chaque minutes des zombies armés de verres opaques pour cacher l’alcool, défoncés à je ne sais trop quoi qui ressemble à de la poudre, passant leurs jours à s’astiquer l’ego.
Mais tout de même, il ne faut pas voir le mal qu’ailleurs, combien de blogs, qui fonctionnent ou non, sont les parades virtuelles d’ego en quête de reconnaissance ?
La seule différence c’est que sur un blog on choisit ce qu’on montre. Et bizarrement pour certain(e)s blogge(use)r ça finit par poser à poil sur des affiches, des calendriers etc…
Alors je me permets aujourd’hui de nous rapprocher de ce Carré, car y’a quand même un moment ou l’honnêteté est nécessaire. Nous sommes une génération ou l’étalage publique est si facile, ne serait-ce que via Facebook, qu’il va falloir commencer à relativiser. On arrêtera pas la télé-réalité comme ça du jour au lendemain quand on voit aujourd’hui le nombre de personnes qui tiennent un blog, ont une page Facebook, une page Myspace, un compte Twitter etc… et tartinent le Web de leurs vies et de leurs avis, intéressants ou pas, mais qui s’étalent qui s’étalent qui s’étalent… et puis qui n’étalent plus rien que leur grand vide à eux.
Nous restons les branches d’un même arbre.

L’anthropologie

Il me semble que cela fait une éternité, en fait c’était il y a juste huit ans. 2 x 4 x 12 mois, alors gamine, claustro, curieuse mais froide, je me lançais à corps perdu dans des études de « ça s’appelle comment ? » et de « ça sert à quoi en fait ? ». Autrement dit d’anthropologie.
Je n’en garde que d’excellents souvenirs, et la sensation irremplaçable d’avoir compris des choses essentielles, et d’en être sorti grandit. Mais aussi que l’on nous a offert un savoir simple et universel, dont l’utilité dépasse toute forme de contexte et de société, un savoir humain.
C’est en général à partir de ce moment que la moitié des gens se mettent soit à glousser, soit à dire sur un ton paternaliste/rationnel/sirupeux : « non mais attend arrête tes conneries, redescend sur terre… »
A croire qu’avoir à coeur de comprendre les choses de l’humanité c’est vraiment de la grosse connerie, et que tout ça n’est jamais que bullshit et branlette.
Parce que tout le monde croit que faire de l’anthropologie c’est ne pas se poser les bonnes questions, s’éloigner de la vraie réalité, se fourrer des doigts dans l’oeil, et s’enfumer le cerveau à la ganja en disant Peace Man.
La plupart des personnes que je connais qui ont réussit en anthropologie fument peu de ganja, voir pas du tout, et ne disent jamais Peace Man.
Pour ce qui est de se poser les mauvaises questions, j’aimerais demander au tout venant ou est-ce qu’on trouve les bonnes, parce que si le fait de réfléchir à l’humanité, qu’elle soit une seule ou diverse, et l’admirer comme un splendide joyau taillé de multiple facettes qui se réfléchissent si subtilement, c’est se fourvoyer, bon… Permettez-moi d’avoir envie de pleurer.
Parce que en attendant, et ceci est une déclaration publique, je suis fière et heureuse d’avoir claqué cinq ans d’université pour être capable aujourd’hui d’être qui je suis et de comprendre le monde comme je le comprend. Et la les derniers intéressés vont me dire que j’ai pris trop de LSD, mais je suis profondément heureuse d’avoir appris à ne pas juger/évaluer/sanctionner/rabaisser les hommes, qu’ils soient bons ou mauvais.
Car qui est bon ? Qui est mauvais ? Et la en général la bonne réponse c’est : ça dépend du point de vue.
Y’en a qui me diront avec joie et sarcasme que ce genre de réponse n’est bonne qu’à entraîner la haine et la justification de celle-ci, que laisser les hommes aller vers le jugement qui leur sied les laissent stupides, incultes, rageux, et surtout racistes.
Naturellement l’homme est son ennemi, un peu comme deux colonies de fourmis peuvent être ennemi. On se bat pour le territoire, les gonzesses, la bouffe, voir les mioches. Comme un lion, un cerf, un scorpion. En fait rien de très neuf, rien de très original.
Si j’en viens là c’est sans doute parce que depuis deux semaines je me posais trop de questions sur les sujets que nous connaissons tous. Les gens s’indignent comme au premier jour d’offense qu’on croirait toute neuve. Et laisse derrière eux un arrière goût de « né de la dernière pluie acide tombée d’un nuage radioactif ».
Et la c’est le moment ou ceux qui tentaient de me sauver de mes supposés fabulations commencent à me cracher à la gueule, quand je dis qu’il faudrait peut-être comprendre que la grande humanité en paix totale, c’est comme le déluge, on l’attend, et que ne pas aimer ses voisins, c’est normal. Moi je déteste mes voisins, ils me le rendent d’ailleurs très bien, et nous vivons heureux malgré tout. Parce que je ne me sens jamais obligé de dire : « Non mais je les connais pas si ça se trouve c’est des gens bien. »
Mes voisins je m’en branle, et plus je m’en branle mieux je Les Supportent.
Et qu’il arrive que la meilleure réponse à la question « Mais ou va le monde ? » c’est : « Ou il veut, mais en général de là ou il vient. »

Laissez les Poneys en paix.

Dans la lignée hommage « sexuelo-stylistico-décaloche » aux Poneys par une énième gonzesse qui fait de la musique à gonzesse sur des beats (bites ?) pour remuer le boule, Yelle.
La fascination pour le Poney, sa virilité infantile, sa féminité phallique, semble croissante de par notre horizon culturo-artistico mes couillettes. Seulement lorsque l’on est Poney, en fait c’est vraiment pas facile d’encaisser tant d’admiration.
Nous on aimerait se faire reconnaître pour les choses formidables que nous fèsons avec nos doigts (je parle de poèmes bien entendu).
Et nous pensions avec notre humilité très mal placée, qu’il ne fallait en aucun se faire vendre en s’appuyant sur un concept à la fashion, mais plutôt sur nos magistraux écrits pouètique, nous finissâmes par l’avoir, turtutu, dans le cul.
Mais plus concrètiquement ça nous pousse chaque jour à nous poser des questions (Cf l’article Les Poneys sont les meilleurs amis des Femmes). Et aujourd’hui il semble de plus en plus difficile de conserver son identité dans ce monde ou les tendances tournent et surtout se font détourner par le premier clanpin à qui on a offert la chance formidable de faire de l’art, et même s’il ne sait pas en faire.
Cependant il nous semble clair que les Poneys, à part être beau, fort, charismatique, talentueux sont surtout des gens qui écrivent des mots avec des poèmes, ou vitché-versa, et remuent les petites tripes qu’on cache tous derrière la grande barricade de Paraître.
Alors n’écoutez pas ce que vous pourriez entendre sur les Poneys. Le seul Poneyland, vous y êtes actuellement.

Ceci est un message à caractère menaçant

Quadruple horreurs et damnation aux Enfers de l’Enfer de la mort par la torture moyenâgeuse, coupé nous des jambes et des bras que ça nous aurait fait moins mal, arraché nous les ongles avec des toutes petites pinces à épiler hyper coupante… Enfin je sais pas, tout mais pas CA. PAS CA.
Le CA, que j’ose tout juste nommé, c’est une phrase énoncée par son auteure dans une interview… C’est… Aaahh rien que d’y penser j’ai le coeur qui saigne…
C’est que, en fait… comment dire, une individu de sexe féminin, s’est inspiré pour la réalisation de son dernier clip de l’univers Mon Petit Poney. L’individu de sexe féminin, on en parlait y’a fort peu de temps. L’individu de sexe féminin c’est Lady GaGa.
Cette chose qui occasionnellement se vêt de viande, sort de vaisseaux spatiaux en forme d’oeuf… aime les Poneys, se passionne pour les Licornes.
Il me semble qu’à chaque instant qui passe depuis, le monde des Poneys s’effondre inexorablement, détruit par une volonté trop puissante.
Métaphoriquement, on se sent un peu comme Ashitaka face à Dame Eboshi dans Princesse Mononoke, pour son intérêt et celui de ses hordes de suivants, cette femme détruit un monde auquel elle ne comprend rien, pour le remplacer par le sien.
Alors nous avons mal au coeur, et envisageons avec peine, des hordes de petit(e)s/jeunes filles/garçons assimiler Poneys avec Lady G. Résolument il nous faudrait nous battre, dans les faits nous n’en avons pas les moyens, car bizarrement les plans com’ de cette go marche vachement mieux que les nôtres.
Mais on ne baisse pas les bras. Ceci est un message qui lui est directement destiné (alors maintenant fait gaffe à ce que tu fais Lulu GlouGlou !!!!) :

Elle est fan de lit-corne
Du bamboo calibré 125 millimètres
Elle aime se faire mettre
Au pays des Poneys

De la poudre magique
Pour te désinhiber
Mon oeil ! P’tite junky
Tu pue du string

Gnagnagna je fais le meilleur album du la terre
Et ta mère elle fait la meilleure purée de pomme de terre?
Connasse j’te connais
T’es pas un poney

Zarma tu t’la raconte génie
Ferme ta gueule elle sent le péni’
Putébétée !
Ca c’est un mot qu’j’ai inventé pour toi

Tu te sappes comme une ouf
En mode « mon corps est une oeuvre d’art »
Taillé à la bite de producteur
Espèce d’essaie de pouffe

Ouais t’es la révélation du siècle
Moi j’pense que t’es l’avaleuse du siècle
Zic de chiotte, ma nièce s’amuse comme une folle sur tes sons
Elle a 6 ans! Na!

En plus t’es pas belle et pas bonne
Parce que si tu était belle et bonne tu serais pas toi
T’as l’QI d’une pomme
Et tu te prends pour Mozart parce que ta capacité cérébrale te permets de jouer avec deux doigts au piano? Connasse cosmique va !

Casse toi d’chez les Poneys
Ou j’te bollosse
Sale sac d’os
Va tousser sur des bites en enfer
Mais casse toi d’chez les Poneys
T’es sur la dead-list

PoPPa oLd PoNY

Les poneys sont les meilleurs amis des femmes (ou pas)

Les Poneys sont les meilleurs amis des Femmes, comme elles, ils ont des problèmes, et même des fois ils se posent des questions, des questions un peu comme celle des Femmes : « Suis-je vraiment libre dans le fond ?  » ; « Ai-je le droit de tout sacrifier pour ma liberté ?  » ; « Mais qui suis-je ?  » ; « Que m’est-il permit d’espérer  » car les Poneys comme les Femmes ont le droit de lire du Kant. Mais qui lit Kant ? Personne.
Seul des pauvres individus poussés par des tortures sans nom. Conséquemment si les Poneys et les Femmes se posent des questions kantienne, c’est bien qu’on leur fait du mal.
Bien souvent le Poney, partout ou il aille, est mal vu. On se dit que ce gros connard doit être un gros flemmard tout pourri qui va vous gâcher votre travail, donc le Poney ne trouve pas de boulot, comme les Femmes. Les Femmes c’est plutôt parce qu’elles sont toutes sans exception vouées à se reproduire un jour, donc à durée limitée et à péremption hâtive.
Donc le Poney touche le RSA, comme les Femmes. Ils sont pauvres, comme les Femmes.
Mais les Poneys sont-ils pour ou contre la journée de le Femme ?
Première réaction à vif à chaud : Contre !!! (Voyez comme le Poney, paresseux et vile se double d’un gros bâtard) et là pourquoi ? A cause de Lady GaGa, Paris Hilton, Kim Kardashian… je vous en passe et des meilleures.
Là, force est de reconnaître que si la journée de la Femme célèbre aussi ce genre d’individus de sexe féminin, richissimusse à gogo, puissante à l’indécence, qui passe leurs jours à secouer leurs fions et n’apporte à la Grande Création Humaine que des miches et des boulles remuantes, et qui sont en plus d’une popularité à gerber, oui j’ai mal au cul de la journée de la Femme. Car ce genre d’individus stupides, arrivistes, et nocifs polluent notre environnement plutôt que des parler des Femmes des vraies.
Et c’est grâce à ces Femmes, fières combattantes maternelle, à celles qui ont donné leurs coeurs et leurs corps à la survie de leurs familles, à celles qui se battent avec pudeur et honneur pour leur reconnaissance, celles qui par leur art ont su faire entendre leurs voix et embellir le monde oui fèsons et fêtons la journée de le Femme.
Mais à quand la Journée du Poney ?
Nos espoirs, qui se rassemblaient vaillamment, s’amenuisent de jour en jour, car nous voyons un peu plus émerger un racisme anti-Poney féroce.
Le Poney, bête d’amour et de gentillesse, perle rare des campagnes, tout ça parce qu’il ne se laisse pas marcher dessus comme une vieille merde, contrairement aux femmes (oups…), n’obtiendra jamais sa journée dans le calendrier Gregorien.
Ainsi le Poneyland décrète que la journée du Poney sera six mois exactement après la journée de la Femme, donc le 8 septembre, afin de signifier à l’humanité qu’entre les Femmes et les Poneys, la domination du monde risque de balancer d’une instant à l’autre.
Vive les Poneys, vive les Femmes !
(Remarquez que le Poney se place toujours devant la Femme, car le Poney en plus d’être un flemmard vile et un gros bâtard n’a pas de conscience sociale et ne connaît pas l’idée de galanterie, qui parait-il serait un truc de gros macho. A bon entendeur salut !)