DIY Fine Art / Tuto magic pour faire de l’art à la maison

Bonjour. Aujourd’hui, nous allons faire de l’art.

Le problème de l’art c’est que très souvent c’est cher, voir très cher. Personnellement je n’ai pas de compte en Suisse qui me permette de temps en temps une petite folie chez Sotheby’s. Donc que fais-je si j’ai quand même envie d’avoir de belles choses ? J’évite de me prendre pour Michelange en faisant un tuto pâte à sel. Ainsi, ayant une obsession personnelle autour du scotch mais attention pas le scotch pourri en petit rouleau transparent, non le vrai scotch en PVC souple et malléable, j’ai souvent besoin de scotcher des trucs. J’ai donc eu l’idée de fusionner mon obsession du scotch/avec mes pulsions de faire des folies chez Sotheby’s/avec une après-midi où j’avais rien à branler.
//ATTENTION CECI N’EST PAS UNE ACTIVITÉ DE COUPLE, GROS RISQUE D’EMBROUILLE POTENTIELLE//
Je me suis donc dis tiens et si je faisais un tableau avec du scotch ! Saugrenu, certes. Bon là sur le choix du tableau disons que ça a pas été très long. J’ai d’abord pensé faire un Picasso pas trop compliqué (LOL) puis finalement je me suis dis que c’était UN PEU prétentieux de ma part donc je me suis rabattue sur un Mondrian vachement simple (RE-LOL).

Here comes the Sun.

Donc sérieusement pour faire un vrai Mondrian à la maison il faut :
– Environ 3/4 rouleaux de scotch Tesa noir type isolant électrique
– Environ 2 rouleaux du même scotch en rouge
– Environ 2 rouleaux toujours idem en bleu
– Environ 2/3 rouleaux de jaune
– Une paire de ciseaux (les miennes sont massives, parce que je vois tout en grand, tu peux en prendre des petits)
– Une régle
– Un mètre de couture
– Un stylo effaçable à l’eau ou un crayon à papier
– Une calculette si t’aime pas le calcul mental
– Une version imprimé papier du tableau.

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Donc ce qu’on va faire c’est ça :

Mondrian, Tableau 11 1921-5

Easy, des carrés et des lignes perpendiculaires. En fait pas trop. Avant de passer à la réalisation il faut faire une chose importante c’est préparer ton plan. Donc là tu vas prendre ta petite règle et mesurer l’INTÉRIEUR des carrés (donc sans les lignes noires). J’ai décidé de pas m’amuser à calculer la proportion des lignes noires, qu’il aurait ensuite fallut que je calcule par rapport à la largeur de mon scotch. A mes yeux l’important est que la proportion des carrés soit respectée. Ce qui m’a amené à ça (mon plan avec toutes les mesures intérieures des carrés+plus la longueur de quelques lignes) :

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Le plan se lit de droite à gauche.

Perso j’ai pris les mesures et j’ai tout multiplié par 4, ce qui fait un scotchage d’environ 1 mètre sur 80 cm. J’ai aussi mesuré les bandes noires les plus longues, afin de pouvoir poser la base de la structure du tableau, notamment 1, 2, 3 et 4. Au moment de les couper et de les poser, j’ai pas fait les bandes d’un coup je les ai fait en deux parties égales, BEAUCOUP plus facile à manipuler. Et un conseil important avec le barnier c’est de ne pas tirer dessus, il est à la fois souple et élastique donc pour obtenir un résultat optimale il faut y’aller mollo.

Pour commencer, accrocher le mètre mesureur au mur juste à côté de là où on va scotcher va permettre de mesurer les premières bandes de scotch et par exemple de vérifier si la bande est droite par rapport à une arrête de mur.

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Et là c’est le grand saut.

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Sublime et énigmatique voici 1, 3 et 4.

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On continu tout doucement et voici 2 plus quelques autres bandes. Je mets cette photo parce que ça permet d’illustrer une erreur à ne pas faire, c’est-à-dire de placer la bande horizontale tout en haut. Le MIEUX c’est de commencer par le bas et la gauche puis de monter en allant vers la droite. Ça laisse le champ ouvert et permet d’ajuster très facilement en cas d’erreur, avec la bande du haut tu es bloqué et si t’as couillé quelque part tu l’as dans le baba comme aurait dit ma grand-mère.

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Le second truc très important c’est de ne pas trop s’attacher à la longueur des bandes. Une fois les bandes essentielles posées, le plus fundamental c’est de respecter la taille des carrés. Par exemple ici j’ai fais deux points sur le côté gauche de la bande verticale et deux points tout à gauche de l’image, ça m’a permis de savoir exactement où poser la bande horizontale. Il faut commencer par un carré dont il y a déjà un angle, ensuite mesurer en hauteur puis en largeur et trouver le point d’intersection. T’as plus qu’à poser ça genre easy.

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Et voilà en gros le quadrillage une fois toutes les bandes noires posées ! Comme on le voit, malgré toute ma prudence, tout n’est pas absolument parfait nickel mais c’est aussi ça que j’apprécie avec ce scotch. Il y a quelque chose de souple dans la façon dont les lignes ne sont pas parfaitement droites que j’aime beaucoup, c’est très géométrique mais plus vivant.

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Ensuite on passe à la phase de remplissage qui est ma foi beaucoup plus reloud mais tellement satisfaisante. Donc en fonction de la forme (carré, rectangulaire horizontale ou verticale) j’ai placé mes bandes de remplissage de haut en bas ou de droite à gauche. Là le rectangle bleu est horizontale donc je remplis à l’horizontale. Pour cela il faut simplement décoller les côtés noirs droit et gauche pour de l’horizontale ou les côtés bas et haut pour du verticale. Ensuite en rabattant les bandes noires tu masques et tu obtiens un truc nickel. (NOTE que ma manucure insensée est parfaitement alignée avec la bande que je suis en train de tirer. Sachant que ce n’était pas fait exprès je me jouis dessus.)

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Exemple de résultat parfait. ahah.

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Prenant ton mal en patience, tu continus à boucher les trous.
Et là tu vas te dire que j’ai un petit souci, mais. Depuis le départ je checkais le rendu vu de loin toujours du même point, c’est à dire en prenant deux mètres de recul du tableau en ligne droite. Et puis je suis allé prendre un peu de shnouff à bouffer et en revenant dans le salon je me suis rendu compte que vu du reste de la pièce, c’était vraiment pas du tout aussi cool. Sur la photo ça à l’air pas mal mais en réalité ça créait un déséquilibre sur tout l’espace mural. LOL.
Du coup j’ai recommencé sur un autre mur. LOL.
Je t’épargne les photos de la deuxième session qui sont identiques à la première.
Quoi qu’il en soit le résultat final donne ça :

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Merveilleux n’est-ce pas ? J’apprécie les deux tuyaux le long du scotchage ça géométrise grave.

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Le Diable en Castorama


Je ne fais pas souvent de liste des choses que je dois ou que je devrais faire. Je les répertorie de façon aléatoire sur le cours de mes souvenirs, ma mémoire est un système sans structure. Ca fait pas très stable comme style, ça fait mauvais genre, ça fait fille de mauvaise vie, mal organisée.
< Et si tu regardes des DIY fashion blogs, tu comprends plus vite la comparaison. >
Cependant, malgré les apparences trompeuses je regarde beaucoup de DIY gnagnagna blogs. Je lis aussi des blogs ou des gens décident de faire des stéréotypes, et d’en faire le fond de leur blog. Cocktail « subtil » entre blasitude infinie et auto-dérision ahahah vraiment trop drôle.
< Mais finalement tu comprends mieux le monde contemporain quand t’as connus ce genre d’univers. >
La vie dans les mondes parallèles d’internet.
I Leekspin my sex
Le plaisir jouissif constant d’une parfaite maitrise de son image, de celles des autres, et l’impression absurde de ne fréquenter sur la toile que des stars de la coolitude moderne. Si tu viens checker mon agrégateur de fluxs RSS tu verras à quel point j’ai tout compris, que je suis à la pointe d’une mode que tu ne connais même pas encore.
Franchement c’est trop le paradis.
http://noelswf.info/677.html
Je ne tiens qu’une chose de mon passé, le besoin de détruire pour changer de direction.
Alors c’était trop facile de couler son existence à se huiler le maccheroni en courant après des chats japonais dans l’espace, à se faire tourner le poireau. Et toi depuis combien de temps tu leekspin (en rond)?

Le but étant de ne plus compter pour désintégrer un score monstrueux de waste/inutility/catbouncing, j’aurais pu exploser mon EXISTENCE.


Mais c’était trop facile. De ne pas devenir fou en écoutant 5 heures une oie qui rappe.
Alors j’ai éteins mon ordinateur, j’ai pris mon vélo un samedi après-midi pluvieux et j’ai cherché ce qui m’angoissait plus que de bosser 20 ans au service animation – gériatrie d’une maison de retraite du trou de balle de la France.
Je suis partis sous la pluie pour une zone industrielle et j’ai décidé d’aller chez Castorama. J’ai voyagé plus d’une heure. Je suis arrivée éclater sous les coups de l’angoisse, mouillée jusqu’aux os, derrière une horde de couples qui s’engueulent et qui s’ennuient. A terre sur le sol mal goudronné, à genoux.
Tout ce que j’avais juré, toute la haine que j’avais cristallisé sur la fragilité des choses et des gens, tout le mépris dont je les avaient vernis s’est doucement mis à craqueler.
Derrière une enseigne jaune et bleue il y avait un incendie monumental, le Diable Rouge, ses cornes courbes et ses rugissements qui font trembler la Terre. Il s’est adressé à moi, trempée brûlante dans la culpabilité. Il a tout dit en très peu de mots, et m’a fait entrer violemment. Il avait très bien caché ce que je cherchais et j’ai du traverser chaque traverses, chaque allées, chaque couloirs, voir tous les visages tristes et tranquilles, sentir toutes les odeurs et toucher du doigt ce qui te fais choisir entre deux types de chevilles, un tuyau en PVC, une fausse cheminée électrique, du lino moche et du lino moche, de la peinture vert hideuse ou jaune vomi.
C’était dur, mais je ne me suis pas perdu, et quand je suis sortie il ne pleuvait plus.
J’étais retombé sur terre, et j’embrassais l’incendie monumental, l’enseigne jaune et bleue et le sol mal goudronné de m’avoir rendu à la Réalité.

Très cher Dieu,

– Jour 2 666 –
Très cher Dieu,
Aujourd’hui tu peux être fier de moi, j’ai mangé tous mes haricots verts et Maman m’a fait un beau sourire quand elle a vu mon assiette toute propre. J’aime ses grands yeux sereins à l’idée de mon estomac rempli de ces végétaux insipides. Des fois, je crois pouvoir m’y noyer à l’infini dans le tourbillon d’une douceur de parfum. En comparaison les haricots verts sont sans valeur. D’ailleurs je crois que je ne saisis pas encore toute l’essence de leur existence, quel est le secret que tu as caché au fond de leur coeur ?.. Mais surtout POURQUOI EST-CE SI IMPORTANT D’EN MANGER ?

– Jour 4 531 –
Très cher Dieu,
Aujourd’hui comme tous les jours depuis un mois je n’ai pas rangé ma chambre. Toute la famille est folle d’inquiétude et je ne comprends pas pourquoi. Pourquoi est-ce si terrible ? Y’a-t-il un mal curieux qui pourrait me frapper si ma chambre n’est pas en ordre ? La seule chose que j’aime ranger, c’est les haricots verts une fois équeutés, dont je fais des ballotins. Des belles rangées, bien jolies. Après je les range dans mon estomac, et je me dis qu’ils restent bien ordonnés pendant ma digestion parce que les haricots verts sont des végétaux très sages. Maman dit que l’adolescence pousse au désordre parce qu’on ne sait plus bien qui on est à cause des changements dans le corps. Les haricots verts changent aussi, mais je ne crois pas qu’ils fassent une crise d’adolescence…

– Jour 5 792 –
Très cher Dieu,
Je n’ai jamais rien trouvé d’exaltant dans le coeur des artichauts, cependant, tu as placé dans le mien un amour immense pour des garçons. Qui ne m’aiment pas. Et je n’ai jamais chéri les haricots verts, et peu m’importait qu’ils aient eu de l’affection pour moi. Mais les garçons sont si différents… Je ne sais trop quoi penser de l’amour. Car en grandissant je crois savoir où je vais, mais en même temps il me semble que tu caches de plus en plus profondément l’essence des choses. Dois-je comprendre dans ce paradoxe que je devrais essayer de manger le-dit garçon afin de saisir sa vraie nature ? J’imagine que ce doit être à la fois indigeste et mauvais pour la santé des deux parties. Si Maman a l’air si inquiète c’est qu’elle doit savoir que les garçons ne sont pas comestibles.

– Jour 6 984 –
Très cher Dieu,
Depuis neuf mois maintenant, je me rends chaque jour à l’université. J’y apprends des tas de choses diversement utiles, seulement il y a une chose que je ne comprends pas. Pourquoi avoir fait du monde des hommes quelque chose de si petit ? Je ne porte aucun crédit à la thèse de la punition et du bannissement, parce que ce serait bien trop facile de ta part. La plupart de tes ouailles sont persuadés que le meilleur vient après la mort, ce qui me rend curieuse. En même temps je te trouve bien fourbe de ne pas nous laisser en faire l’expérience plusieurs fois. Certains disent que l’amour est la réponse à tout, seulement j’ai découvert le point commun entre les haricots verts, les humains et les théories philosophiques, ils sont tous insondables. Pour différentes raisons, certes, mais les moins pénibles étant les haricots verts je ne suis pas certaine de saisir toute ta logique.

– Jour 7 851 –
Très cher Dieu,
Je sais déjà que tu vas m’en vouloir. Cette nuit j’ai pris en inhalation presque un demi gramme de cocaïne, puis j’ai fais l’amour avec un homme que je ne connaissais presque pas, et ça ne m’a apporté aucune réponse. La drogue est comme l’amour mais encore plus stupide, car après m’avoir fait croire au bonheur, elle ne me laisse que remords et souffrances une fois dissipée et pas un gramme d’expérience. Je la traiterais d’hypocrite si elle avait une conscience, mais je ne sais pas où se trouve l’esprit de la cocaïne. Peut-être se loge-t-il dans le creux de mon ventre où il ne laisse presque aucun espace, à part pour quelques petits haricots verts sordides et sombres. Mais pourquoi faire cohabiter cocaïne et haricot vert dans le même estomac, dans le même monde ? Ils ont si peu en commun. Tous les matins, ton monde me surprend mais surtout ce que nous en avons fait.

– Jour 8 613 –
Très cher Dieu,
Aujourd’hui j’emménage seule pour la première fois, je prends mon envol comme on dit. Mais quelle ironie, je me retrouve écrasée sous le poids de la paperasse et des responsabilités angoissantes qui sont le lot des gens qui deviennent des ‘adultes’. Maman ne se préoccupe plus vraiment de savoir si ma chambre est bien rangée, mais j’aimerais tant qu’elle le soit. Maintenant je peux jeter les poêles contre les murs personnes ne viendra m’engueuler, à part la poêle ou le mur. Qui ne me font pas peur. Je ne sais pas trop de quoi j’ai peur, à part de me noyer. Pourtant je ne vais jamais à la mer ni à la piscine. La dernière fois que j’ai planté une copine qui voulait aller à la piscine, j’ai passer l’aprèm à lire des conneries sur internet dont l’article Wiki sur les haricots verts. J’ai passé la soirée seule, j’ai eu une crise d’angoisse, j’ai voulu manger des haricots verts mais je n’en avais pas, alors j’ai bus de l’alcool fort. Je me demande si toi aussi tu as peur de quelque chose.

– Jour 9 999 –
Très cher Dieu,
Je t’écris à l’instant ou ma main s’apprêtait à commettre tous les pêchers en même temps. Toute la nuit j’ai voulu mourir pour toutes les pires raisons que tu ai créé. Par gourmandise j’ai cédé à toutes les drogues, par orgueil et luxure j’ai voulu posséder tous les êtres humains de cette terre, par envie et jalousie je me suis vidé de toute mon innocence pour mieux séduire, par avarice et colère j’ai détruis tous les secrets et l’amour que l’on m’avait offert, et par paresse je n’ai manger ce soir que des haricots verts. Quand il n’en est resté qu’un au fond de mon assiette je l’ai regardé, j’ai voulu très fort être lui, mais cela m’a fait tellement peur que je n’ai plus voulu, donc j’étais à nouveau contente d’être un humain. Alors je n’ai plus voulu mourir, j’ai voulu être avec un garçon, mais il n’y en avait pas dans la pièce, donc j’ai pleuré. J’ai finis par manger le dernier haricot vert, il avait le même goût que les autres mais en plus doux. A ce moment, j’ai eu peur que la mort ai ce goût là.

EN RETARD

Ca faisait longtemps que j’avais pas eu quelques choses à dire. L’envie d’incruster un fragment bien dur décroché d’une immensité chaotique dans le mou du quotidien… Détacher l’Himalaya à la main de la surface terrestre pour l’écraser. Quand on essaye de juxtaposer l’Everest face à lui-même on fait tomber des tremblements de terre monstrueux, des éboulements de roches, des massacres entiers et des petits bouts d’os.
On réduit des paysages à néant pour en bâtir de nouveaux.
Moi j’ai renoncé à des contrées entières, à un horizon plus vaste que toutes les consciences, j’ai déchiré mon champ de vision pour y planter de l’inconnu pur.
Depuis je regarde la plante poussée, et jour après jour je sais de moins en moins qui je suis. Je m’éloigne du bord. Alors que l’océan ne m’attire que pour les rivages qui l’enserre. Les côtes, les plages, les ports, les villes, les montagnes, les pays tout entier cachés derrière une ligne d’eau noire.
Je suis Jeannine, les pieds dans l’écume, qui regarde un milliard de possibles sortir des eaux… puis s’effondrer aussitôt dans le magma du hasard. Jeannine, accoudée, la tête reposée sur la barrière de métal du bateau se laisse brûler la peau par les UVs d’un destin tout puissant.
Je suis partie, pour changer. J’ai subis tous les errements de la pétasse déracinée à 600 bornes de chez elle. Pas loin. Juste à une ligne du temps en décalée de celle d’avant.
Chez moi et ailleurs le temps ne s’est jamais arrêté, et j’ai vieillis en même temps que tout le monde.
Avec les mêmes cernes bleues qui gangrènent mes yeux de Paris à Tokyo en passant par chez ta tante.
C’est juste que ça fait peur de se voir dans le miroir avec toujours la même tronche et de savoir qu’à l’intérieur y’a eu des effondrements, des implosions, le terrassement par le vide, des reconstructions inachevées.

Au milieu des ruines, parfois sublimes, d’une ville sans chef je n’accepte pas l’idée d’avoir loupé 15 ans d’existence cantonnée dans les tranchées d’une guerre fini 10 ans plus tôt. D’avoir moisi comme un vieux fruit transgénique dans les rangées d’une serre humide, programmée 12 mois à l’avance, cageot, cargo, Carrouf, ta cuisine, ta poubelle. Qu’a pas eu le bonheur de venir au monde dans un champ, libre, sauvage, battu par l’amour de la pluie et du soleil.
Il aurait fallu partir plus vite, être plus fort, avoir plus de chance.
La chance s’échappe, elle n’existe pas, on est faible, on part pas, on part trop tard. Quand on a fixé des colonnes de points de sutures ratées.

Mais en vrai l’Everest ne laisse pas de blessures, l’horizon reste vaste, et aujourd’hui Eve dans son jardin mange des tonnes de pommes. Jeannine a la peau qui crame, ses pieds inondés dans le volcan, de l’écume déborde des vagues.
Si on fait l’autruche avec la tête bien enfouie dans le sable on aperçoit toujours au coin d’une galerie souterraine l’oeil de notre Abel qui nous observe. Un oeil qui crie :
En retard, en retard !
Je suis en retard, en retard !
Non, non, non, non, non, non, non,
Quelqu’un m’attend
Vraiment, c’est important !
Je n’ai pas le temps de dire au revoir
Je suis en retard, en retard !
Alors on sort la tête de sa tombe, on avale son buvard, bien gentiment, bien sagement. Et on passe de l’autre côté du miroir. Gagner 15 ans d’existence sur un champ de ruines, dans le creux du dédale des pierres et des choses qui, en fait, ne meurent pas.

Fracture sensible

Y’a forcément eu un jour ou t’as sentis la fracture du monde résonner dans le fond de ta gorge,
A un moment ou t’avalais un peu de salive épaisse et blanche.
La salive des bouches séchées d’angoisse et de produits illicites.
La sentir dans les intestins qui se tortillent en souffrance,
Des fois en boule dans le lit avec une prière d’insultes et de désespoir
Pour un prophète en qui tu voudrais croire.
Et puis tu t’es enfoncé dans cette fracture grandiose, plus grande que toi,
Comme on s’enlise dans les ténèbres à contre coeur mais sans résistance.
Une main quelque part dans ton champs de vision
Qui se tend mais qui te pousse toujours plus profond.
Comme le bonheur qui aiguise sa lame le long de ton cou.
Un jour t’avais dis : j’ai changé..! J’ai changé…
Je vais changer de vie, changer de vernis,…
Changer de direction, de mascara, changer de masque…
Tu penses changer de culotte tous les jours, mais tous les soirs
Ca sent la même odeur moisie que tu te penches ivre sur ta vessie
remplie d’alcool.

Tu as finis par installé ton lit au milieu des fragments
Des morceaux cassé en trop de fraction
« Quoi tu comptes encore ? » Non ce ne sont que des bouts
De temps qui s’égrènent à mon chevet.
J’habite dans mon lit
Sur mon île

Plages de cadavres placides et bouches bées, comme la tienne,
Bras invalides jambes inertes, comme ton corps,
Quand on croit faire face aux démons des fois on finit par se voir en miroir
La fracture, la mort, une similitude ou l’absence de différence
C’est ni l’enfer ni le paradis, c’est juste fini.
Qu’est-ce qui y’a après ? Que dalle, nous avons enterré le bon dieu.
Panneau, pancarte : La religion est mauvaise pour la santé
Et l’obscurantisme grandit sur la terre de mon besoin de croire.
Moi je croyais que mon coeur n’était pas si con
Que si un jour j’ai pleuré pour le Caravage, c’était pour ses mains, ses yeux,
Et dedans l’amour d’un prophète.

Elle est bonne la blague.
Alors on dit tous bien fort : « Bonsoir le Grand Capital ! » –
On va boire le vin du sang de tes enfants.
On va en verser sur les murs que tu montes et que tu effondres.
On va reproduire le cercle du temps.
Et puis on fera couler dans mes veines le poison de ta luxure.
Je m’endormirais la tête sur tes genoux ivre d’injustice
Et de croyance aussi absurde que l’athéisme le plus violent.
Plus tard je m’éveillerais avec une gueule de métal
Et il y a de fortes chances pour que je sois devenue un robot.
A ce moment il n’y aura plus de fractures, ni de salive,
Ni de prophète, ni vessie, ni démons, ni cadavres
J’aurais oublier le Caravage depuis 100 ans,
Je n’aurais plus de mains, ni d’yeux ni d’amour.
Ni Dieu ni d’amour.

Une épine dans la chatte

Y’a 6 jours c’était la journée de la femme. Et il y a un an et 6 jours c’était aussi la journée de la femme. Et tous les ans depuis sa création, le 8 mars est le jour de la journée de la femme. Qui arrive dans la tête des gens, comme la fête des mères ou un truc du genre. Comme un truc qui arrive, qui fait quand même un peu chier, mais que c’est la vie.
Comme un truc sans grand intérêt, à peine intéressant. Qui pousse le genre de pensée : « Et à quand la journée de l’homme alors ? ».
Ah ben oui ça putain !! C’est quand la journée de l’homme ?!! C’est tout le reste de la semaine, c’est tout le reste du mois, tout le reste de l’année, 364 jours sur 365, la grande fête du quotidien, la joie d’un événement qui se répète éternellement, à l’infini.
C’est la teuf constante, le bonheur de la virilité tous les jours, c’est journée « Steak et Pipe » forever. Sauf le 8 mars.
Le 8 mars c’est « Colin et Haricot Vapeur » day. C’est chiant. C’est nul. Ca pue, ça n’a aucun goût, c’est naze, ça sent pas la grosse transpi, ça rit pas assez fort, ça s’intéresse à autrui, ça pose des questions, ça se pose des questions, ça cherche pas toujours à imposer le film avant de dormir, ça pisse pas debout. C’est le « Colin et Haricot Vapeur » day quoi.
C’est long une journée. Et en même temps c’est si court. C’est une goutte d’eau dans un océan de foutre. C’est un ovule au milieu d’un milliard de spermatozoïdes. C’est l’attaque sanglante de toutes ces têtes aveugles sur la forteresse sacrée d’un ovocyte solitaire.
On casse la tronche à la gamète, et on se barre. La plupart du temps ça donne rien, parce qu’on veut pas de ce genre de responsabilité. Alors les spermiz’ crèvent dignement sur le champ de bataille, s’engluent dans la chatte, oublient aussi vite qu’ils ont pris conscience, et c’est la fin.
Alors pour tous les spermatozoïdes morts on fait « Steack et Pipes » forever, et puis pour l’ovule on a le 8 mars.

Mais on oublie les milliers d’ovules gâchés, morts avant même d’avoir existé. Perdu dans des litres de règles effrayantes, les centaines de pilules avalées comme des kilomètres de barbelés. On oublie la peur, les pertes de mémoire, les pilules spéciales lendemain foireux, l’IVG par aspiration, les sueurs froides, la douleur de se sentir détruite de l’intérieur, l’évacuation, la responsabilité, la culpabilité.
Par contre on pense souvent à tout ce sperme étalé sur des milliers de visages, sur des tonnes de seins et de poitrines, des quintaux de culs, on se passe en boucle des « Extrem Bukkake », on jouit, on jouit, on jouit. On a en dans la bouche, sous les ongles, entre les doigts, dans un repli de petites lèvres, sur le cul, ici et ailleurs bien visible, bien vivant.
Le sang se cache dans les petits bouts de coton blancs. Disparait sans avoir jamais existé, retourne à l’ombre sans en être jamais sorti.
Et on a beau manger des tonnes de viandes rouges, boire de la bière, jouer au foot, sentir des pieds, avoir des grunges et rire très fort, le sang coule à l’intérieur, le sperme s’étale et le 8 mars ne dure qu’une journée.

Le jour où j’ai appris à ne plus savoir lire

C’est la douleur et la gêne la plus étrange que j’ai pu connaître, un blocage dans le cerveau qui n’existe pas. J’ai perdu des mots que je connaissais depuis toujours, j’ai douté du sens des choses les plus élémentaires. Le sens des aiguilles d’une montre, le sens de l’ordre des mots, 6, 7, 8, 9, 6. Je regarde des poules, et tu vois des champignons, je regarde des girafes et tu vois des pataquesses. POurquoi? COmment ? Tu défais les certitudes les plus simples, les plus fines. Je te donne des clés, tu les transformes en dés, et tu les jettes au hasard d’une partie de lecture.
Dans l’imagination de ton monde, il n’y a pas de cohérence et tu te promènes dans les sentiers que tu dessines au passage de tes pieds. Tu hésites, les jambes un peu raides, et puis tu empoignes avec violence ton absence de connaissances. Tu sais tout, tu ne sais rien, tu existes et tu veux. Tu me souris, tu es fier, je te dirais bravo, c’est bien. Mais je dois, encore une fois, instiller des doutes dans la glaise molle de tes fondations : et ce mot la ? Blocage dans la connexion entre deux synapses, défilement au hasard de millier de mots incongrus… brouette ! Non… C’est pas brouette… Ca commence même pas par un b, petit ou grand, en bâton ou attaché, ça commence par un v… DINDON ! Putain de mot miracle, un mot valise, un mot bagage, qui débarque à l’improviste, un peu plus et il viendrait sonner à la porte pour s’installer avec nous. DING DONG ! « C’est le dindon, le gros connard qui colle un i avec un N, un O avec un N, qui fait des bruits de gros connard, en réalité, dans mon image verbal, partout ou je traîne ma tête de bête ! » Allé, ça ira pour dindon, moi aussi je l’aime bien ce mot, il sonne drôle et con. Maintenant au suivant ! C, R, E, V… Blanc. C’était crevette, j’aurais aimé que tu me dises crevard, au moins on aurait bien rigolé.
Et puis l’heure s’est finit, tout le monde est partit manger, je suis sortie fumer une cigarette et j’ai eu une sorte d’envie de pleurer. La porte est tombé de ses gonds, l’escalier s’est effondré, les murs se fissuraient pendant que le toit s’est écroulé, le sol tremble, l’air vibre, les barrières envoies des rayons lasers dans les yeux des gens… Juste dans les miens en fait, parce que je suis toute seule dans cette putain de rue. Parce qu’il n’y a personne pour assister à la fin du monde des certitudes d’un poney avalé par le vide. Le néant c’est gênant parce qu’il n’y a rien à contrôler dedans.
Alors je joue au grand philosophe de la vie de mes couilles, et je passe stoïquement le pas de la porte effondrée du monde du grand néant géant. Bonjour monde futile, je viens piétiner sans remord tout ce que tu m’as enseigné, car aujourd’hui j’ai tout ré-appris.

(Post-scriptum : depuis quelques semaines Poneyland à pour tâche d’enseigner la lecture et l’écriture à un jeune enfant ayant des « difficultés« ).

THIS IS MY LIFE

 

Nous sommes le 12 novembre, lendemain d’armistice, gueule de bois et poil de cul.
Projet de post à très longue distance, taillé comme une émeraude à la lentille.
On égrène les hurluberlus évadés sur Poneyland, les vraie recherche d’amour pour nous, tous les goûts.
Puis une erreur, qu’on croit au début qui devient une récurrence « tu penses que c’est normal ? »
Hésitation, un rire ou des larmes ? « Non mais tu sais c’est pas grave… »
Je me pose des question, j’observe de derrière mes lunettes, de sous ma moustache
Des listes d’expressions vulgaires, au style tapageur
 » – Non…
– Si j’te jure la vie de ma mère ! »
Une accumulation immense de quelques mots enchevêtrés de mille manières, par devant ou derrière
Comment agencer tout ça ? A part en déroulant la plus grande liste de recherches malsaines,
« Mine de rien ça va être un boulot monstrueux. » Je sais pas si j’ai envie de le faire.
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20 pages. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 17, 18, 19, 20. Pages.
« Est-ce que tu pense que je devrais les classer par actions ou plutôt par personnages ? »
Ou les deux… Des tas de sortes de salopes… Des tonnes de styles de putes.
On met les grosses et les vieilles ensemble ou d’un côté celles qui sucent et celles qui baisent ?
Question absurde… Comment j’en suis arrivé là ? Ah oui j’savais plus si je voulais…
Mettre les putes avec les putes et les salopes avec les salopes, ou les putes vieilles avec les vieilles…
Merde j’ai perdu le fil. Éclats de rire. Plus rien à dire sur tant d’indécence.
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Aujourd’hui quelques trouvailles, quelques oublis involontaires réhabilités fièrement.
Sabrer dans le gras de l’excès, découpé à la hache, élaguer les formes ennuyeuses.
J’ai sortis mon burin et mon marteau et je taille des courbes vertigineuses
Dans la matière abrupte des fantasmes et des désirs.
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Je dessine un article en forme de fesse, un truc géant en mot de sexe.
Des fois je n’en reviens pas, de tout ce que les gens cherche à voir.
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Nous sommes le 31 décembre, de 20 pages, j’en suis à 3,
J’ai fais de l’essence d’extrait très pur des trucs malsains
Et tenté vainement d’en faire de l’humour.

On commence avec la catégorie «Potentielle maltraitance de poneys» : petit poney mort/poney sous lsd/pony esclave objet de déco/petit poney trash/poney grosse bite/cul shetland/mon petit poney mc do/poney mort/poney couleur frite/poney sexuel/pony gode/poney god/poney combat

Objet détérioré appartenant à une vieille femme : chaussette de vieille de mauvaise odeur/culotte sale de grand mere.

Ensuite des membres ou organes détériorés appartenant à une vieille femme/homme : grand mere cul flasque/vieilles bites et nichons flétris/fesses fripees/vieux clitoris fripé

Après vient le moment « Membres divers d’individus variés »jambe de salope/couille de poney/bite de poney/vieille sans dents/vieille bic sans dent/grand mere avec vieille dent

Ensuite divers objets de lingerie : lingerie salope/lingerie de salope/ »le voile dévoilé » lingerie/tiroir string femme ami/cuisse ecartee bas resille/collan de restriction sexe/jeunes femmes sous vetements strings images libre de droit/satin domination

La catégorie que j’aime beaucoup du « aller à l’essence des choses » : branlette/pute/chatte/craquettes/salope/moisir

Après on a différentes sortes d’individus NUS : vielle nue/nain nu/palpatine nu/salop nue voir chatte/vieilles megeres salopes nues/saloppe a lunette nu/beau cul nu irlandai masculin

Ensuite c’est « Les gens font des choses dans le supermarché » : mon corps est un caddie/je me branle au supermarche/baises en public

Puis voici la catégorie « Diverses icônes font des choses bizarres » : scarface maison noir or/tony montana scarface et son flingue/lord steve jobs/how much u love iPhone/tintin fucking castafiore/tintin encule milou

Après c’est la catégorie « Non Jean-Louis, nous ne rions pas des mêmes choses… » : humour gros cul/humour voiture boite de sardine/bite rouge humour/petit cul humour/poeme humour grand mere/les gods drôles/sonotone humour/photo de guenon humoristique

Ensuite c’est la catégorie « Les grandes questions de la vie de Jean-Louis » : quel est la taille minimum de la bite pour faire l’amour?/soulever son partenaire sexuel?/le poney, un symbole geek ?/qu’est qu’un cafard poetique/comment faire un gateau de bonbons

Ensuite bonjour les clichés, des femmes (soumises) qui font le ménage (Happy DSK !) : je suis soumise/femme ménage soumise/femme faisant la vaisselle/histoire sexe maman fait le menage/grand mere qui cuisine/femme dans un caddie/grosse dans un caddie/
chatte poilue de la ménagère/gonzesse dans un caddie/pub française caddy femme

Ca c’est la session « Des êtres humains et des animaux » : image gratuit femme chette poilu de fourmies/tete de chien sur corps humain peinture/peinture sur des corps de femmes images

Après c’est le moment « Quel blog hyper intéressant ! » : blog de petite grosse/blog chatte suante/nord blog de jeune salope qui assume/blog mères salopes/blog teub/teub blog/blog grand mere nue/
blog poemes damour facebook/—>>>BLOG DES COUILLES QUI PENDENT

Ensuite on a les 2 SEULES expressions contenant le mot amour : amour sex avec ta mamie/bitte amour (sans email)

Ensuite la catégorie « Donne moi ta main et prend la mienne ! » : beaucoup des zizi pour vielle salope/une bitte pour mamie

La c’est la catégorie Intégral Nawak : pierre tombale try again/tete pharaon granit rose/les gouttes d’lsd/torture ongle/photo de famille etranges/ring ring/odeur d’essence ralenti trop bas fumée bleue/homologation ce 9425/habillage cheminée luisant/coupe navire esclavagiste/mon pote/sean connery wtf/personnages ayants inspiré sub zero/
ganja chanel vol. 2/les araignées du monde/coir crotte de renard/ancienne pelle à bonbon/bonbon en grosse quantité/gateau de bonbons a faire soi meme/grosse courge orange/charentaises fourrées enfant/ours nain/
spatule sur mur/piscine tournesol/clop clop clop mlp/nouveau clip 2011 avec des chiens/redhead bandante/charentaises trash/beatles en bonbon/gros con en survet’/
ni l’enfer ni le paradis/le diable dans le sang/l’ame énergie quantifiable

Après c’est la catégorie des gens qui cherchent des poèmes un peu particulier… : des rime pour faire cinq petits poney/mini poéme sur notre poney/poeme pour une poney qu’on aime/poeme pour poney pas mechant et pas décédé/poémes pour les petites puces qu’on maltraite/poeme sur ta foufoune/poésie putes/poeme gros batard/poemes fellation/poème amour steeve/poesie de chips/poeme chips/mot d’amour pour steven/poème amour en nom de steven/poeme steeve/poeme sur les connasses/poème pour les conasses/poèsie pour les 100 ans grand mère

Ce qui précède était la partie soft de cette liste. Ce qui suit l’est beaucoup moins.

Pour commencer voici les « poétiques sexuels inclassables » : fleurs sur clito/nichons tetons turgescent et bites/chtatte delice du paradis/saillie bestiale/femme allongée à plat ventre

Ensuite la catégorie des choses qui ne se vendent pas mais que des gens aimeraient bien acheter : tres grosse salope a vendre/grosse pute a vendre/image de poney fell a vendre sur le bon coin

Là c’est « Grand-Mère me conte une belle histoire » : histoire de sexe avec ma grand-mere/recit je suce mon petit fils/histoire de sex avec ma grand mere/histoires grands mères trés gros seins/histoire j’aime le cul de ma grand’mere/recits de femmes avec des poneys/récits de baise avec grand-mere

Après c’est la catégorie sobrement nommée « Des trucs dans des machins » : bites de poneys dans le szxe feminin/bite dans vagin de britney spears/mojo dans ton cul/grosse bite dans petite moule/grosse dans un caddie/les rumeurs, c’est comme les bites , elles sont toujours dans la bouche des salopes/elle c’est endormie et mon pot lui à passer la main dans son strig/anguille dans la chatte/ma bite dan ta chatte/grand mere la main dans la chatte/grand mere ce mais le doigt dans le cul/video ma bite ds ta bouche/petit salop qui se fait enculer par tout le mond dans sa cage d escalier

Ensuite c’est ce que j’appelle « Une interpellation agressive » : ta grosse pute de grand mere/va sucer des poneys morts/je vous encule/jvai defoncer ta grosse chatte bebe/
ami des poètes ta mére elle fait caca/creve salope/j’aime ta bite/ta grand mere a une bite/fait moi kiffer ta bite/tire la langue suce la queue/affiche ma femme la salope/touche ta bite.com/crache dans sa chatte

Ensuite on passe à moultes expressions autour de la bite : bite en fer/grosse teub/super kekette/teub/bite mordu/tres jeunes tres grosse bite/banane pénis/teub de cheval/zizi penis grosses bittes/bite retournée (???)/petite et grosse bite/bonbon zizi/bites partout/vie teub

Là c’est tout un tas de sortes de salopes : salope en dentelle/salope bleue/la salope du coin/salope en robe/salope poney/salope classe/salope bleu/salopes dans l’eau/
salope véneré/princesse salope/salope vodka/betterave salope

ET ENFIN LE REAL BEST OF ULTIME : pute apoil/les grosses miches de la boulangere/elle aime ma bite/des supers héros baisent/je caresse les fesses de ma grand mere dans le champ/triste envie de vomir/jai surpris ma femme qui faisai une pipe au poney/madame aime faire l’amour avec les poneys/ma grand mere me fait de bonne pipe/grand-mere est une grosse coquine/grand mere le jour ,pute la nuit/bottes look pute/fan de pute/look vieille cochonne/TRUELLE DE PUTE/LAISSE TOMBER LA VIE

Ceci est une liste non-exhaustive des termes de recherche ayant conduit le chercheur sur Poneyland. Dites-vous qu’on vous a épargné les plus sales. Si vous le souhaitez, vous pouvez voter par commentaire jusqu’à Fin Janvier pour votre expression préférée, nous ferons un poème autour de l’expression ayant reçu le plus de vote.

BISOUS ET BONNE ANNÉE !!

La symphonie de l’amour

Des fois je me permets de penser que c’est pas de ma faute. C’est pas de ma faute mes fautes de goût, mon ignorance et mon absence de recul, le manque de conscience de mon style puéril. Je ne regrette rien de mon adolescence, que mes baggys et mes baskets trop grande, et puis aujourd’hui j’ai vieillis mais j’en suis jamais vraiment sûre. Il aurait fallut anticiper toutes les années à venir, pour se préparer au temps qui passe. Alors je voudrais encore me permettre des fautes de goût, mais il faudrait surtout que je fasses des choix, entre avant et maintenant, et que j’aime prendre soin de moi.
Prendre soin de soi c’est s’accorder de l’amour, s’accorder le temps de faire des choix, et d’en être fier un jour. Faire des belles choses, ou les faire bien, ou même les deux en même temps. Mais du beau, du bien, du mieux ma subjectivité ne les discerne pas clairement.
D’ailleurs je sais pas par quel bout ça commence le mauvais goût. Je me disais que c’est peut-être juste une question de pas de chance, un truc qui te tombe dessus à cinq ans, qui te quitte plus, comme une obsession ou une idée mal placée. Comme si ça sortait de nulle part, ‘Oui bonjour c’est moi !’, et puis ça s’installe entre tes neurones, et tu vois plus la différence. Des fois j’ai peur que ça me colle à la peau.
Alors je m’encombre à l’infini d’objets et d’idées sans justification que j’aime pour des raisons que je ne connais pas.
C’est quoi la différence entre un sac à patate et mes vieilles jupes ? C’est que ma conscience m’incite à croire que ma jupe a au moins la forme d’une jupe.
Les belles choses c’est comme l’amour, on croit qu’elles sont rares, alors qu’elles existent partout sans que l’on puisse les voir. On se les cache, en croyant faire plus simple, on se déguise avec des histoires sans « à venir ». Et malheureusement quand je crois reconnaître de la beauté dans ma vieille jupe, je ne fais que reconnaître que je préfère me cacher plutôt que d’assumer.
Mes mots sont sans valeurs et n’ont pas d’écho sonore, ils ne sont que les sons appauvris des plus belles choses de la terre. Alors je me répète sans cesse des refrains malsains, que je serais toujours et forcément la plus belle en Chanel, quelques gouttes magiques d’or pur sur un corps nu. J’ai juste oublié que je ne suis pas Marylin. Flûte alors… ça marche pas sur moi.
C’est une fausse note sur un clavier bien tempéré, un bémol à la place d’un dièse, une orange qu’a un goût de citron, et la boucle qui se ferme sur elle-même : on est jamais autre chose que soi-même mais ce n’est pas ça le Vrai Problème.

Musique = garage à bides

Voilà ce que m’inspire en toute cruauté la création musicale actuelle, des chiens avides en train de téter les dernières gouttes du lait d’un Art qu’on a assassiné.

En ce moment quand je me connecte au news CULTURE de Google, je tombe sur des trucs passionnant. Genre le nouveau clip de Giuseppe, le dernière prod’ de Senna, FX et le… je sais pas comment appeler ça de #WTFIS ??!! Vanessa (#WTFIS ??!! = Mais putain c’est qui cette meuf ??!!).
Des tubes à la pelle, perles rares de la création musicale.
Franchement j’ai juste mal au coeur.
Tous ces acharnés perdus qui ont cru qu’être célèbre serait la solution à tout, aidés par une industrie dont le but primaire (et non premier) est de faire du fric, sont tout simplement en train de faire d’un Art un objet puant de commerce.
On reproche au public d’insulter les « artistes », qu’ils le méritent ou pas.
Je reproche aux « artistes »/boites de prod et consorts, une absence tellement angoissante de créativité que ça me donne envie de mettre des coups dans les murs.
Après y’a celles et ceux qui à partir d’une once de crédibilité artistique se lance dans des « carrières » qui partent dans tous les sens. Encore faudrait-il qu’ils aient la Sagesse de se concentrer sur une seule et unique tâche jusqu’à la faire du mieux qu’ils peuvent. Mais non, les égos flatulent tendent malheureusement à se dilater plutôt qu’à se remettre en question. C’est le grand #gape des nombrils, attrapes-merdes 1st Class, aussi choquant et répugnant que la pire des mauvaises pornographies.
Et à nouveau ils se plaignent de se faire insulter, qu’ils le méritent ou pas.
C’est ainsi que vient le Grand Moment ou je dis que scientifiquement Mon Objectivisme Justifie Ma Subjectivité. Car comme les propositions qui me sont faites engagent mon intelligence et mon bon sens, je suis obligé de répondre à la vue de ces oeuvres que mon goût irait davantage vers la dégustation fécale que vers l’écoute de ces cris bestiaux et absurdes.
Il faudrait que je conserve toute ma bienséance, comme un enfant bien élevé à qui on demande son avis sur le poisson pané de la cantine : « C’était délicieux », les yeux encore rempli du mauvais goût industriel du bloc plâtreux qu’on a foutu dans son assiette. Mais je ne suis plus un enfant et je rectifie : « Non ce n’était pas délicieux, c’était tout bonnement dégueulasse. »
Et je vomirais aussi Google de se permettre de classer sous le terme de CULTURE ces ‘infos’ au contenu plus flasque que les seins de mon Arrière-Grand-Mère.
Comme vous pouvez le constater, j’enrage un peu plus chaque jour. Et oui ça me donnerait même envie d’aller injurier personnellement ces individus qui se demandent :
« – NON mais t’es QUI pour me juger ??! » « – Le connard à qui t’as potentiellement tenté de vendre ton album. Pourri. »