Appel à soutien (balancez la monnaie!)

Non, nous n’avons pas besoin d’argent, que vos portes-monnaies se rassurent.
Mais nouvellement et fraîchement débarqué sur le Web, ce Blog, à vocation de partage, à besoin de tous vos beaux yeux pour exister mais aussi perdurer. Nous avons tenté ici de créer un espace de lecture et de plaisir, ou chaque article, qu’il soit prose ou poème vous apporte ce petit bout de satisfaction intellectuelle, qu’il y a lire ou regarder un objet artistique.
Je ne connais malheureusement que partiellement le monde de l’Internet, et ne sait pas dans quelle mesure cela vous semble être du réchauffé, du tout cuit ou du trop cru, ou si vous trouvez que ça ressemble à rien. Mais cependant nous espérons, à notre mesure, produire un peu de neuf, et surtout utiliser un espace gigantesque pour y introduire ce à quoi on ne s’attend pas.
De la poésie, qui lit de la poésie ? De surcroit à voix haute tout seul devant son ordinateur ?
Ca pourrait être vous, parce qu’on ne s’en doute peut être pas mais c’est un jeu et un exercice formidable, qui fait rire et qui surprend. On y découvre sa propre voix, sur un texte inconnu et on s’ouvre des nouvelles portes.
Dans les articles qui ressemble à des chroniques, les points de vue sont peut être tranchés, certes, mais les nouvelles idées naissent souvent dans la confrontation.
Vos commentaires sont donc absolument bienvenu, et s’il vous semble que l’existence de ce Blog ait un intérêt, alors diffusez-le.
Et ce sera avec fierté que les Poneys que nous sommes iront plus loin à la conquête de nouveaux coeurs ardents.
Peace & Love

Poney.

Femino Psychose

Y’a deux trucs dans la vie que j’aime pas, c’est commencer un texte, parce que tous mes textes commence toujours pareil, et quand mon copain me demande comment je veux faire l’amour. Parce que j’ai toujours envie de lui répondre la même chose, comme pour mes débuts de textes, et que ça me fait complexer de n’avoir absolument aucune imagination d’un point de vue sexuel, parce que ça fait coincée, ou bien la meuf qu’aime bien la routine alors que les hommes ont besoin d’être surpris sexuellement pour que leur désir pour La Femme que nous sommes soit entretenues.

C’est comme le fait d’avoir à s’épiler, même à cinquante piges, parce qu’il faut savoir entretenir la flamme, qu’on se demande comment eux l’entretiennent, mais comme y’a proportionnellement beaucoup moins de magasines débiles Masculin que Féminin, les hommes se posent moins la question.

Les femmes se posent des questions sur comment entretenir le désir de leur maris, ou de leurs mecs, puisqu’aujourd’hui on ne se marie plus, parce que des tonnes de magasines féminin débiles les incitent à se poser la question tout en leur proposant des solutions oscillant entre l’inepties fantasmatiques crétines et surannées et le franchement stupide dégoulinant du cliché femme moderne = femme libérée = femme sexy = femme active = femme entreprenante sexuellement.

Je pense que si on éradiquait tous les magasines féminins débiles, les femmes se poseraient beaucoup moins de questions complètement bêtes, et assumerait finalement la part masculine qu’il y a en chacun de nous, qui est d’en avoir rien à foutre.

Mais ça y’a des gens qui disent que c’est l’éducation, et qu’il faut éduquer différemment les petites filles et les petits garçons pour que chacun, dès l’enfance intègre son rôle au sein de son futur couple, auquel d’ailleurs il ne croira qu’à un très petit pourcentage puisqu’aujourd’hui on ne se marie plus. Et que plus personne ne croit en l’union de deux êtres éperdument amoureux pour l’éternité de leurs âmes.

Moi je trouve ça formidable l’idée de trouver quelqu’un à un moment de sa vie et puis de plus changer. Je sais qu’y en a certain que ça tuerait sur place, mais moi je trouve ça dommage. Aussi ça dépend de ce qu’on choisit dans la vie, si c’est de trouver L’Amour, ou Le Sexe. On a tous une période où l’on recherche Le Sexe, entité formidable, sans foi, ni loi, ni foie qui fait ingurgiter beaucoup d’alcool et de drogue et pousse ses victimes à s’adonner de façon exagérée aux plaisirs multiples et variés de son corps et de celui de tous les autres. Parce qu’il faut goûter un peu à tout avant de savoir quelle est La Saveur de L’Homme. Il arrive que certains individus arrive à en décrocher, tandis que d’autres reste aveuglés par Sa Vision Sublime, Graal inaccessible, et reste toute leur vie esclave de cette Magnifique Illusion. Ça c’est du au fait que le sexe est intrinsèquement lié à l’amusement, que l’amusement c’est la jeunesse, ainsi en recherchant Le Sexe on croit faire durer sa jeunesse. Je dirais bilevezé, il n’y a rien de plus faux, car ce n’est pas la jeunesse qu’on fait durer mais la frustration. Enfin ça dépend des points de vues, mais le mien est que la frustration naît d’une de cette vaine quête, et que la frustration c’est complètement infantile. Un truc du type Freudien, parce que ce type n’a pas dit que des conneries. Donc foutre jeunesse, je dis puérilité.

Enfin comme je disais avant cette gigantesque digression à multiples tiroirs, les femmes se posent des tas de questions très connes, mais ne se pose jamais La Question, qui serait : Mais pourquoi est-ce que je me pose autant de questions si totalement inutiles et qui ne viennent que polluer mon existence déjà harassante, de centaines de milliers de pensées à la contingence tellement parfaite que ça devrait rentrer dans les manuels de philosophie à l’entrée : Exemple de La Perfection selon Kant ?

À cause des magasines féminins. Les magasines féminins sont la lie de ce que produit l’humanité bien pensante. Je me torche avec les magasines féminins.

Je décide, aujourd’hui et maintenant, qu’à partir de cette seconde je répondrais toujours la même chose à la question : comment tu veux faire l’amour ? Et ce sera : Avec toi.

Les Enfants Part.1


Les enfants construisent des empires
Autour de leurs tout petits nombrils

Et se dépoussière leur grand ego
Quand maman dit «au bain !»
Alors ils s’astiquent soigneusement
Avec leurs petits doigts et du savon bio
Et ressortent tout brillant des eaux.

Ils étincellent dans le jour
Et illuminent le soleil
Avec leurs sourires
Ils produisent de la lumière.

Ils se promènent dans les rues
Et ont les voient partout
Parfois ils font peur
Quand ils sont très forts
Et puis ils grandissent
Et apprennent à vivre ensemble
Tout grands egos qu’ils soient
Ils s’aiment quand même
Ils se rencontrent à l’école
Puis au lycée et à la fac
Et ça c’est l’époque
Ou ils font nawak.
Ils brillent toujours
Même s’ils ne s’astiquent plus
Quand maman dit «au bain !»
Il se lavent moins…
Ils se lavent entre eux
Ils se lavent en s’embrassant
En étant amoureux
Ils n’écoutent plus maman
Même s’ils l’aiment beaucoup
Maman elle elle se lave
En oubliant beaucoup
En souriant quand elle veut pas
En rayant des vieux numéros
En effaçant des hommes
Ils sont libres les enfants
Quand ils ont plein de temps
Ils sont beaux à en faire peur…
Quand ils s’aiment plus que les autres
Quand ils n’aiment au fond qu’eux-mêmes
Parfois on dit que c’est pas de leur faute
Que c’est celle du système.
Quand elles sont grandes les filles collent
Des étoiles au bout de leur doigts
Pour tirer les garçons
Dans la toile de leurs draps
Les garçons acceptent
D’avoir l’air un peu hybride
Les filles n’ont rien demandés
Et puis en fait si…
Mais on sait pas trop en vérité.
Les enfants brillent dans les rues
Munis de leur beauté
Qui battit des murs autour d’eux
Pour les protéger
Des murailles qui partent du nombril
Qui les enserrent amoureusement
Et leur fait voir la vie autrement
Les contours évoluent
Autour de leurs corps
Eux ils croient que le monde
N’avait pas décidé de changer
Alors qu’ils ne font apparaître
Que ce que le temps avait prédit
Quand je les regardent je vois un gros bébé
Assis tout en haut de l’Empire State Building
En train de rire à gorge ouverte
Du monde qu’il croît faire naître.