3 jours comme 3 mois

3 jours comme 3 mois
Passé avec la charge insoutenable
De la chaîne du hasard
Enroulée entre les pieds
Je suis rentré hier
Avec tous mes bagages
Pourris d’eau et de terre.
Les nuages étaient lourds
Et l’air humide
Son visage de porcelaine
Et moi qui rumine
Sur ses jambes, ses yeux bleus
La hauteur de ses gestes,
La voix dans sa bouche
Et sa langue dans ma langue
C’est la langue de ses mots

La photo d’un instant
L’ombre de ses bras,
Et moi assise sur un banc
Qui murmure tout bas :
Tu es belle, tu es belle
Tu es toute en porcelaine,
Et quand tu remue tes lèvres
Elles dessinent des ondes naturelles.
Si fine, une minute,
Qui sautille dans ma tête
Du souvenir nostalgique
De la hauteur de tes gestes
Les diamants sur tes doigts
Qui s’écroule dans l’eau
Demain je ne pars pas
Je me noie dans ta peau !
Tu m’as confié les guerres
Entre ton silence et l’espace
Les frontières des sens
Et les murs éclatent
Le bloc du passé
L’empire de l’histoire
Qui émaille tes songes
De millier de miroirs
Dans la glace tes joues rouges,
Apaise la claque du froid,
Je cherche partout
La brûlure de ton souffle,
La chaleur compacte
Que tu transportes
Tout autour de ton corps.
Gifler par la neige, les flocons
Ils entaillent ma vapeur
Qui voudrait t’envelopper
De toute sa pudeur
Tu parsèmes mes désirs
De tes sourires qui me coupe
Ta coupe débordante qui me siffle
Que je devrais relâcher mon âme
Que je devrais voir plus haut
Entre l’amour et mon corps
Que ce qu’il y a de plus beau
Ne se trouve pas en dehors
J’voudrais juste autrement ajusté
Le penchant de mes côtes
Que j’les ouvrent et que tu y lises
Nos souvenirs écris
En caractères hiéroglyphes
Que t’entendes la symphonie impalpable
Des rayons lumineux
Qui jaillissent en silence
Quand j’essaye
D’oublier tes yeux (bleus)
Des fois je sais qu’à moi seule
J’ébranlerais la terre,
J’exploserais des montagnes
J’avalerais des soleils
J’ferais des drapés d’étoiles
Dans un putain de ciel de cristal
Avec la soie des premiers jours
Et la douceur du voile d’or blanc
Mais l’essence de tes rires
Est aussi pur que ton rire que j’entends

J’avais tout perdu,
Mes valises, mes bracelets,
Ma brosse à dent, mes chaussettes,
Et mon dernier phare qui brillait
Dans l’océan anthropophage
De ma grande inquiétude
Il m’avait semblé tout cassé
Après t’avoir vu.
En fait je n’avais rien perdu
Quand je suis rentré hier
Chez moi, j’avais tous mes bagages
Juste… trempés d’encre, de vent,
De ta peau, de tes regards,
Et quelque part l’arrière-goût
Electrique et moelleux
Du choc extatique d’avoir croisé tes yeux.

La forêt dans la chevelure

Il démêle lentement
Mes longs cheveux
De crin, de paille puis de soie,
S’écoule le long de mon dos
Les restes de la crème
S’écoule le long de ses mains
Les restes de mes problèmes,
Qui s’échoue doucement en gouttes
Dans l’eau devenue trouble,
Nous nageons dans les soucis
Réduit à si peu
De mes cheveux.
Les noeuds défais par ses soins
Se tordent sous la douceur
De la crème et du peigne
Chevelure criante
Affreux noeuds d’hystérie
Finissent par abdiquer
Et retourne au paradis
Au paradis des soucis
Au paradis des problèmes
Mort de la main de celui qu’on aime.
Il démêle lentement
Mes longs cheveux
D’ébène, de chêne puis de glaise
Qui s’enroulent avec langueur
Aux doigts qui les apaisent.
Les malaises mis à mal,
Tombe dans l’eau en goutte
Si lourdes, comme en pierre en opal
Et nous nageons en eau trouble.
Allégée des cent soucis
Qui s’emmêlaient sur la tête
Adieu… Adieu les problèmes.
Sculpté dans la souplesse,
Leur plastic arrogant
Se tait sous les assaults
Du silence de l’argile;
Et deux mèches assoupies
Se prennent pour des sirènes
Sur la plage de mes épaules
Dénudées de leurs carcans.
Dénués de leur peine
Nudistes ingénus placides,
Mes cheveux s’affichent
Dans leur plus simple appareil.

Every day the same shit (tous les jours la même merde)

La rentrée, l’automne, le froid qui vient,
Qui s’en va… et qui revient.
Des idées, des envies nageant dans l’inconnu,
Un grand néant géant
Aux formes floues.
Saisir des instants
Qu’on rend pas trop précieux
Pour ne pas avoir peur de les perdre.
Egréner les pages web
Un peu comme secouer de la merde
Observer l’étalage de la solitude mondiale
Sur des blogs à fort potentiel fécal
Comme ici, comme partout,
Les yeux bandés,
Les yeux qui bandent mous
Devant les banalités des autres que je vomis,
Et celles que je produis.
Alors le plus souvent, j’attends.
Tu voudrais tracer avec violence
Les contours du présent,
Déchirer, marteler au couteau.
Mais tu sais bien
Que ça ne sert à rien,
Toutes les réponses sont déjà là,
A l’intérieur,
Même pas cachées juste inaccessibles,
Parce que la raison place toujours trop loin
Ce qui se dit ailleurs qu’en son sein…
Les choix s’imposent trop fort,
Ils tombent comme des oiseaux morts
En travers
De la route si petite
Que tu ne peux pas les éviter.
Avec le temps la route se resserre
De plus en plus,
Et il faudrait faire comme si on était très très libre,
Avec plein de place autour de soi,
Pour bouger, pour se mouvoir,
Pour être heureux,
Faire ce qu’on veut.
Connaître le chemin,
Regarder droit devant soi
Pour se bâtir
Un bel avenir
Une belle carrière,
Forger avec les restes flamboyants
Du passé offert
Sur un plateau d’argent.
Les blessures, les contusions,
Les refus, les déceptions,
Vouloir et pouvoir mais ne pas y arriver.
Pourquoi ?
C’est le cul débordé par les nouilles,
La chance qui se retourne
C’est la connerie de la douleur,
A croire que ça rend bête de souffrir.
Il faudrait se mettre à poil au milieu de la place publique,
Pour obtenir un peu d’intérêt,
Un peu de respect.
Mais non toi tu tailles en secret
Des diamants plus pur
Encore que l’esprit de la Nature… = « Alors là tu rêves ! »
—> Rêver à des jours meilleurs,
Au passades glorieuses d’une existence chaotique.
Je cherche la logique, les plans de construction
« Excusez- moi,
Est-ce que je peux savoir pourquoi on a foutu la salle de bain au milieu du salon ? »
Monter, casser, remonter des murs,
Mettre le lavabo au centre de la maison
Pour bien montrer à tout le monde
Que tu te laves soigneusement les dents.
Aujourd’hui j’ai des tonnes de bombes atomiques,
Du dentifrice et des brosses à dents pour cent ans,
Les plans foireux de l’architecture de la vie,
Et les mêmes phobies qui se répètent éternellement.
« Bonjour, tu es retourné 8 mois en arrière. »
Les mêmes mains, la même idée,
Le même poème.
Dans ma tête ça tourne en rond
Et aujourd’hui ça me fait un peu peur,
Je suis pas prête pour l’écran bleu
Ni pour rencontrer ma dernière erreur.
Et aujourd’hui j’ai bien compté
J’en ai 403 au compteur.

Sondage à caractère sexuellatif

Cette année, Tomas Tranströmer, et non pas Transförmer, poète suédois méconnu chez nous (vu l’ouverture d’esprit nationale en terme de poésie) a reçu le prix Nobel de littérature. Donc Amis Poètes ! Réjouissons-nous !
Mais alors :

La symphonie de l’amour

Des fois je me permets de penser que c’est pas de ma faute. C’est pas de ma faute mes fautes de goût, mon ignorance et mon absence de recul, le manque de conscience de mon style puéril. Je ne regrette rien de mon adolescence, que mes baggys et mes baskets trop grande, et puis aujourd’hui j’ai vieillis mais j’en suis jamais vraiment sûre. Il aurait fallut anticiper toutes les années à venir, pour se préparer au temps qui passe. Alors je voudrais encore me permettre des fautes de goût, mais il faudrait surtout que je fasses des choix, entre avant et maintenant, et que j’aime prendre soin de moi.
Prendre soin de soi c’est s’accorder de l’amour, s’accorder le temps de faire des choix, et d’en être fier un jour. Faire des belles choses, ou les faire bien, ou même les deux en même temps. Mais du beau, du bien, du mieux ma subjectivité ne les discerne pas clairement.
D’ailleurs je sais pas par quel bout ça commence le mauvais goût. Je me disais que c’est peut-être juste une question de pas de chance, un truc qui te tombe dessus à cinq ans, qui te quitte plus, comme une obsession ou une idée mal placée. Comme si ça sortait de nulle part, ‘Oui bonjour c’est moi !’, et puis ça s’installe entre tes neurones, et tu vois plus la différence. Des fois j’ai peur que ça me colle à la peau.
Alors je m’encombre à l’infini d’objets et d’idées sans justification que j’aime pour des raisons que je ne connais pas.
C’est quoi la différence entre un sac à patate et mes vieilles jupes ? C’est que ma conscience m’incite à croire que ma jupe a au moins la forme d’une jupe.
Les belles choses c’est comme l’amour, on croit qu’elles sont rares, alors qu’elles existent partout sans que l’on puisse les voir. On se les cache, en croyant faire plus simple, on se déguise avec des histoires sans « à venir ». Et malheureusement quand je crois reconnaître de la beauté dans ma vieille jupe, je ne fais que reconnaître que je préfère me cacher plutôt que d’assumer.
Mes mots sont sans valeurs et n’ont pas d’écho sonore, ils ne sont que les sons appauvris des plus belles choses de la terre. Alors je me répète sans cesse des refrains malsains, que je serais toujours et forcément la plus belle en Chanel, quelques gouttes magiques d’or pur sur un corps nu. J’ai juste oublié que je ne suis pas Marylin. Flûte alors… ça marche pas sur moi.
C’est une fausse note sur un clavier bien tempéré, un bémol à la place d’un dièse, une orange qu’a un goût de citron, et la boucle qui se ferme sur elle-même : on est jamais autre chose que soi-même mais ce n’est pas ça le Vrai Problème.

Sur Facebook ça tourne en rond

Sur Facebook ça tourne en rond,
Les mêmes infos à l’infini,
« J’ai une nouvelle relation » ——-> « Je vais au concert mercredi »
Le mur qui se déroule, ======== Etale sa mécanique \
————————————————————————\
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—————————————————————————-\ Du temps qui coule
Sur informatique
< Dans mon ordinateur >
C’est bizarre,
Et aujourd’hui,
Ca me fait un peu peur.
Les gens d’internet
Ils mangent pas de cacahuètes,
Ils sont beaux avec leurs seins,
Leurs petites fesses (  )*(  ) et leurs belles dents 😀
Ils grossissent juste pas,
Se droguent dans la joie,
Et baisent très très gracieusement     →    ω
*Une fille a retiré sa date de naissance*    
Et aujourd’hui on fête ses #22ans,
#22ans, pour toute la vie,
= 22 ans tous les ans.
« Je n’accumule rien que des sorties,
Des photos et des images,
Et comme je n’ai pas de rides,
Je mens encore sur mon âge.
J’ai #22ans, des tonnes de dents,
Et de l’énergie à revendre, =________________________
La voix forte et du coffre,
Et des tas de trésors cachés dedans… »

Pendant ce temps, j’ai annulé la photo,
Et j’ai finis mon livre,
Ca ne m’a rien donné que des tourments
Et rien de beau à offrir
Ni au monde, ni à moi-même,
Même pas à mon amour <3,
Ca ne me fait écrire que des poèmes,
Qui finissent ici un jour.
/Autant dire perdu\
Avec les choses qui ne séduisent pas.
Les armes et les douleurs
Les tranchées et les combats >>>>>>°-°<<<<<<
Je combat ce que je comprends pas,
Et je vis l’homme et la peur.
Les batailles fratricides,
Les très grands UP,
Et les longs doooooowwwwwnnnn……………………………..
On invente des mots-cibles, on les bannie,
Faut plus les dire, faut les cacher,
Moi je les combats,
Alors j’les fait ressusciter.
Fils de pute, nique ta mère,
Enculé, tu vas prendre cher,
J’vais te taper pauv’ bâtard,
Gros merdeux grand connard,
Mange ta merde, j’te pisse à la gueule,
Casse-toi bouffon, ou j’te défonce.

Sur Facebook, ça tourne en rond,
Il ne faut pas parler trop fort,
Il risquerait bien de revendre
Ce que je cache dans mon coffre,
Ma voix forte et mes trésors,
Tous les instants que je fabrique
Avec de la terre et de l’eau,
Pour que mes instants grandissent
Et deviennent des mots.
%Je partage des histoires$,
Mais je n’oblige personne.
Je vomis tous les égoïsmes, –>*<–
Et les théories sans forme.
J’ai pas besoin d’apprendre pour croire en Dieu,
J’ai juste besoin de sentir,
C’est pour ça que j’ai arrêté l’école en CM2,
Quand j’ai arrêté de mourir.

Je vole… Pas.

La tête entre quatre planches,
Les fesses entre deux chaises,
Je cherche…
Ma place entre moi et moi-même.
Je me laisse…
Traumatiser par mes excès,
Mes accès d’Idéal
A 2 Balles,
Les paradoxes invertis,
Je suis…
Seul dans mon existence,
Seul dans de mon crâne,
L’esprit… en panne de carburant.
Je vole…
Pas, même si j’ai souvent essayé,
Coincé entre je vais, j’aimerais, j’retiens !…
Rien…
J’ai l’ironie mal placé
Et l’amour de mauvais goût,
Fasciné par la misère mentale,
Les gros mots, les cailloux,
Qu’des choses pas commerciales,
J’échoue…
Au concours des grandes constructions
De gros cons
Pour la santé de mon avenir,
CDI, CDD = Connard Diplômé en Devenir.
J’ai Bac + 5 en brassage de néant,
J’apprends…
A démonter des pyramides,
Je bâtis…
Des grandes bombes atomiques
100% de surface habitable,
En espérant y loger… mes idées…
Infréquentables…
Je tire la languette
Au cul des flamby
Et je regarde les volutes
De ta cellulite
Dans le désert dans ma tête
Vacillent 2000 Mirages sans fin,
Dans les déserts américains
Y’à toujours des jolies filles perdues…
Donc j’quitte…
Mon champs de Scud
Pour la pampa cain-ri
Trouver de l’amour
Style Style Natural Mystic
J’abandonne…
Ce qui ne m’appartient pas
Et je vole…
Au hasard entre les branches,
J’abolirais les taxes mondiales
Sur le libre-échange
De couchers de soleil
Pour toi.