Beaux vêtements, bon parfum, les restos, la totale

Sur un banc
Dans le vent
Sappes de marque
Survêt’ blanc

Casquette si
Basket là
Du teuchi
Plein les dents

Elégant
D’mauvais goût
Moi j’y joue
C’est marrant

Parle de poings
Parle de douilles
Et d’embrouilles
Dérangeant

J’suis enfant
J’ai 15 ans
J’comprends pas
Tout les gens

Ni les l’çons
A l’école
Moi j’y vais
Pas tellement

Donc je traîne
Comme la haine
Dans la rue
Du néant

Pour les filles
Trop idiot
Donc j’les r’garde
De mon banc

Et ma mère
Dans tout ça
J’la rends triste
De tourments

Quand je mens
Sur l’coquard
Sur l’renvoi
Sur l’argent

Elle me dit
Que j’ressemble
A mon frère
En prison

J’finirais
Par le r’joindre
En moins d’temps
Qu’une saison

J’lui réponds
Qu’j’suis malin
Mais je flippe
Dans le fond

Et en plus
Y’a mes potes
On est pas
Si méchant

On s’ennuie
C’est d’jà ça
A trainer
Là en-bas

Fume des oinj
L’voisinage
M’traite de singe
Ces tarbas

Mais un jour
J’partirais
Gros bonnet
Et gros bras

Loin d’ici
Cocotiers
Le soleil
La mille-fa

J’veux la neige
De Megève
Et le temps
Sur Rolex

Peu vécu
Si préssé
Marche ou crève
T’es baisé

Première save
Près du square
Découpée
Encaissée

Dédoubler
Quadrupler
Des milliers
De billets

Marche bien
Bon ness-bi
J’prends du grade
En locale

Beaux vêtements
Bon parfum
Les restos
La totale

Sur un banc
Dans le vent
Sappes de marque
Survêt’ blanc

Casquette si
Basket là
Du teuchi
Plein les dents

Elégant
D’mauvais goût
Moi j’y joue
C’est marrant

Parle de fric
Parle de pèze
Et d’billets
Dérangeant

J’suis enfant
J’ai trente ans
J’comprends pas
Toute ma vie

Ni les l’çons
La prison
J’y est été
Souvent

Donc je traîne
Toute ma haine
Dans la rue
Comme géant

Pour les filles
Trop de fric
Elles me r’gardent
Sur mon banc

Et ma mère
Dans tout ça
J’la rends triste
De tourments

Quand je jure
Au parloire
Au palais
Sur l’agent

Elle me dit
Qu’j’vais finir
Comme mon frère
Tas de cendre

J’finirais
Par le r’joindre
En moins d’temps
Qu’une saison

J’lui répond
Qu’je suis fort
J’ai pas peur
Dans le fond

Et en plus
J’ai plus d’pote
Seulement des
Associés

J’fais d’la maille
C’est facile
En traînant
Là en-bas

Vends d’la dope
L’voisinage
Tire les stores
Et se tait

Pas parti
J’suis ici
Gros bonnet
Et gros bras

Loin de tout
Cocotiers
Dans le gris
Est la mille-fa

J’vends la neige
De Megève
Et le temps
C’est d’largent

Peu vécu
Si préssé
Marche ou crève
T’es baisé

Première tonne
En un coup
Découpée
Encaissée

Surdoubler
Surdrupler
Des milliers
De billets

Marche trop
Bonne fortune
J’prends le grade
National

Beaux vêtements
Bon parfum
Les restos
La totale

Beaux vêtements
Bon parfum
Les restos
La totale

Vêtements
Parfum
Restos
Et puis?

Et puis ?

Les secrets minceurs de Poneyland !!


Ou comment garder une silhouette de rêve malgré un train de vie hautement malsain.

La fréquentation du blog n’étant pas au top de sa forme, les Poneys ont décidé de lui redonné un coup de jeune en lui faisant faire une petite série de cardio et de pilates pour lui tonifier un peu les fesses. Mais aussi, et surtout, pour vous dévoiler en exclu mondiale LE SECRET minceur envié par le monde entier de Poneyland. Tout l’underground d’Hollywood se l’arrache, et sa recette vaut des millions de dollars.
Mais aujourd’hui nous avons décidé que nos chers lecteurs y avait droit gratuitement, parce qu’ils sont nos lecteurs, et que ce sont donc forcément des gens biens.
Comment donc, les Poneys tiennent leurs physiques si parfait malgré une alimentation au plus désiquilibrée ? Malgré les litres d’alcool ? Malgré l’absence totale de pratique sportive ?
Tout d’abord c’est une question de mentale, un Poney doit conserver une perception de son corps la plus subjective possible, en se disant : Putain je suis bonne !! A toute périodes ou époques de l’année, par vents et marées, pendant l’été, au creu de l’automne, avant et après Noël ou Hanoucca. Un Poney est bonne en soi. C’est là la base du secret, il ne faut absolument jamais douter de sa bonnitude, afin de maintenir son esprit dans une démarche de positivation de son corps.
Une fois qu’on est arrivé à faire ce premier pas, les suivants vous paraîtrons un véritable jeu d’enfant, car la maîtrise du mental est tâche ardue et à ne pas prendre à la légère. Soyez donc absolument sûr de vous trouver universellement et parfaitement bonne avant de passer à la suite.
Quelques conseils afin de consolider ce processus psychique :
– Regarder toutes les filles bien gaulées dans la rue en se disant que c’est vraiment des cageots de première classe puisqu’elles ne sont pas adeptes du Poneyland Diet.
– Passer son temps à s’auto-complimenter sur la merveillosité de ses actions, un Poney ne fait jamais rien de mal.
– Regarder le monde de haut, très haut, et vous dire qu’il ne vous atteindra jamais. Même pas le président.
– Aimer des gens, mais très peu, les convertir au Poneyland Diet, les féliciter et vous auto-féliciter, ils vous féliciteront aussi. Ce qui confirmera la richesse grandiose de votre être intérieur et sa profonde générosité. S’en suit un sentiment de confiance en soi qui n’a d’égale que la grandeur de l’ego des Poneyland Dietistes.
– Se dire que vous n’en faites jamais trop, vous êtes un Poney, les Poneys ont tout permis.

Une fois que vous aurez réussi, vous êtes en ligne droite vers le succès. Puisqu’après cela, contrairement à tous ces ringards d’Hollywood qui dépense des fortunes en machines ultra perfectionnées, en coachs personnels et autres cours de sports intensifs, le Poneyland Diet ne vous demandera que très peu d’engagements financiers.
Il vous faudra :
– quelques boites de capotes (ou l’équivalent en pillules, capotes préférables car évite d’avoir à payer une consult’ chez le gynéco, même s’il est mignon.)
– du café et des cigarettes (pour un mois)
– de la très bonne musique (gratos sur Deezer)
– de l’alcool. Entre whisky et vodka pas de différence calorique. Cependant pas de whisky à 50% d’alcool bien plus calorique que celui à 40%.

Ainsi, commencer par : 1) Boire de l’alcool fort,
2) Mettre de la très bonne musique gratos sur Deezer,
3) Continuer à boire de l’alcool fort,
4) Danser seule, mieux à deux, dans votre salon sur de la très bonne musique gratos, vous verrez ça vient tout seul. Avantage plus : si vous êtes seul ou deux, et que les voisins appellent les flics et qu’ils débarquent, ils ne croiront jamais les propos médisants de vos voisins sur la nouba d’enfer que vous êtes en train de faire et repartiront en vous serrant la main, “Désolé, ça doit être une erreur.”
5) Remettre de la très bonne musique gratos sur Deezer et continuer à boire de l’alcool fort après le départ des keufs.
6) Continuer à danser,
7) Continuer à boire de l’alcool fort jusqu’à ce que vous soyez assez torché pour trouver ça hyper drôle d’aller courir tout nu dans la rue (ultra efficace en période hivernale).
8 ) Revenir chez soi exténué, reboire un peu d’alcool, puis uniquement si vous êtes deux : faites l’amour sauvagement en reversant les meubles (ça vous obligera à faire l’effort des les ranger le lendemain ! 300 calories de gagnés !)
-> Si vous êtes seule vous pouvez soit : *faire une simulation géante grandeur nature avec ce que vous voulez, *danser une heure de plus, *inviter vos voisins et les convertir (CF consolidation de la base mentale du programme), puis baiser avec eux.
9) Vomir où vous voulez mais pas aux toilettes, d’une ça vous forcera à faire le ménage le lendemain (encore 300 calories !), plus l’écoeurement provoqué par ce genre de vision coupe radicalement l’appétit.
10) Le lendemain, vous buvez trois café en fumant régulièrement des cigarettes, vous retrouverez ou vous savez très vite, et ne garderez pas un gramme de ce que vous avez ingurgité.
Cette étape est valable pour tous les matins, aller beaucoup à la selle est un élément crucial du Poneyland Diet.
A raison de deux à trois soirées de ce type par semaine, la gueule de bois que vous aurez le lendemain vous collera suffisamment longtemps la gerbe pour ne pas manger jusqu’à la prochaine soirée.
Alors, elle est pas belle la vie de Poney ?

Nota Bene :

Un roi en forme de teub


Miroir mon beau miroir
Laisse-moi me cambrer
Chambrer d’un regard
Tous les laiderons du quartier

D’emblée, communément
Mon tissu m’va comme un gant
J’ai le physique convainquant
Le blanc des dents clinquant

Déjà à cinq ans
J’étais une oeuvre d’art
J’étais un grand dragon
Quand les autres étaient lézards

C’est bizarre
Beau comme j’suis
J’devrais déchainer les passions
Mais il parait qu’j’suis trop con

N’en disent les jaloux
J’ai une coupe millimétrée
Je ne reste jamais à l’entrée
Du carré V.I.P.

Le coeur des p’tites grosses
S’emballe sur mon torse
Epilé au lazer, bronzé Ibiza
Et mon zippé azur qui me moule le boul

J’suis vide comme une casserole
N’a pas de personnalité
Mais je suis bonne
La peau nourrie au beurre de karité

Les autres sont des gros nazes
Ils ont pas de goût, se sappe chez Devred
Moi je suis d’une autre race
Eux sont fait en peau de crevette

Je n’ai pas d’ami
Et pas de petite copine
Mais j’me dit qu’ c’est pas grave
Tout seul, le soir dans mon lit

Car le lendemain
Dès la première heure à la boulangerie
Y’aura tout un tas de gros con
Qui me prendront pour Brad Pitt

Ma mère me dit que la beauté a un temps
Et qu’un jour le temps dit STOP.
Qu’il arrive ce temps,
J’me suiciderais en buvant du Destop

Morphinea Voyageum


Il existe en moi des vagues et des scènes de théâtre        
Des souvenirs comme tout le monde                              
Des couleurs qui sonnent cartable                                    

Le rythme de plein de pas,    
De tous ceux auxquels        
J’ai pris le temps de m’accorder                        
Des textures de cheveux,        
Tous ceux que j’ai touché    
Pour toutes les raisons          
Qui m’y ont amené.              

Y’a des raisons sexuelles      
Qui font saturé le cerveau  
Et des raisons rationnelles  
Qui m’ennuie les hormones  

Des paysages imaginaires  
Des rêves qui sont devenus des vrais souvenirs              
Et des vrais souvenirs que j’ai oublié…                              

Il existe en moi des vagues et des scènes de théâtre    
Des ponts entre des rives,    
Des rivières pas baignables                                                                                                            
Des choix qui gravitent autour des satellites                                                             Qui grave le monde sur des disques blancs                                                                

Y’a tout le temps la rencontre                                                                             Du métal et de la chaire                                                                                
En dehors et à l’intérieur des corps                                                                                                
Y’a des machines à tout faire,                                                                             A me faire inventer des poèmes                                                                           Me donner l’envie de fumer                                                                                                          
Y’a l’ennui du dimanche                                                                                 Qui sent la pluie et Beethoven                                                                           Tombé comme un couperet                                                                                
Au milieu de mon enfance.                                                                                

Y’a un Planet Hollywood                                                                                
Au milieu de rien et qui va nul part                                                                    
Le désert américain ou je suis jamais allé                                                            
Mais qu’on connaît tous.                                                                                  

Il y a en moi des scènes rouges et noirs                                                              
Qui bougent… en suivant le coeur                                                                    
Des écarts de temps                                                                                  
Qu’on compte à la seconde                                                                                                            
Au goutte à goutte                                                                                  
Comme le mouvement du sang                                                                               Qui fait toujours des rondes                                                                                                          
Y’a des cycles et des refrains                                                                        
Des grosses baleines et des petits nains                                                              
Des gens qui dansent                                                                                
Sans que je leur ai rien demandé                                                                    
Et qui s’agitent                                                                              
Alors que moi je peux pas bouger                                                                          

C’est le manège de la morphine                                                                    
Qui me ramène sans fin                                                                          
Toutes ces visions morbides                                                                        
Et m’éloigne de Morphée                                                                                                          
C’est une absence de sommeil                                                                      
Mais des milliers de visages                                                                          
Qui se déforme sans raison                                                                          
J’dors le jour la nuit je veille                                                                
Sur des horloges sans réglages                                                                    
Qui décale les saisons                                                                                                                          
Il paraît que ce jour là                                                                      
C’était le jour le plus long

Le Soleil


Un jours le soleil s’est levé
Du mauvais pied
Il a alors sur son passage
Fait pleurer les nuages

Il a bollosse un cumulus
Lui a pris son fric sous l’abris-bus
Puis est repartit tout bougon
Taxer du shite à Gédéon

Rue de la Petite Ours
Arrivant à pas de course
Il croise m’selle la Lune
Qui éclaire le bitume

Il lui demande combien
Pour voir ses croissants
Elle lui dira 500
800 avec les mains

Il lui répond même pas en rêve
T’as vue l’état d’ta peau
Elle est pleine de cratères
T’es moins sexy qu’un verre d’eau

Sur ce, il trace sa route
Débarque chez son faux frère
Un bourgeois de mes croutes
Sortit d’la cuisse de Jupiter

Lui taxe quelques comètes
Un allé simple sur Mars
Dans une furieuse navette
Il quitte stone le palace

Et va se prélasser
En écoutant radio Nova
Sous un beau ciel d’été
Le banc d’un parc et du fanta

Un groupe d’astéroïdes
Font les gros bras musclés
Mettent une ambiance torride
Posé sur l’tourniquet

L’soleil a un peu chaud
Fâché sous sa casquette
Surtout quand le p’tit gros
Veut taxer ces baskets

D’un coup tout énervé
Il entre en éruption
Et dégonfle l’autre teubé
À grands coups de rayons

« Espèce de gros beta
T’as crue qu’t’allais m’carotte ?
Tu vas comprendre recta
Quand j’vais gifler tes potes

Mon blase c’est le Soleil
J’viens d’l’a cité Vénus
J’suis l’bosse de mon cartel
D’puis qu’j’ai fumé Actarus »

Le temps s’est arrêté
Les astéroïdes ont le trac
C’mec doit être fêlé
D’s’être frotté a Goldorac

L’soleil fier comme un fou
Part à l’éclipse du cochon
Il a un rendez vous
Avec son pote Orion

Ils bougent à l’Opéra
des Parallélépipèdes
Voir une cosa nostra
Entre Céphée et Andromède

Puis vont croquer un grec
Avec une viande cosmique
Que personne ne mastique
Depuis 87

Soleil est bien vénère
Son repas tombe en miette
Il jette a la tête du cuisto son complet mayonnaise
Puis « dis allons nous faire une crêpe »

Il commande une couronne boréale
Supplément bolognaise
Il faut ça pour sa dalle
Même si ça coute plus de pèze
 
Une canette de coca
Pour rafraichir tout ça
Il traine sous la halle
Pour draguer les étoiles

Il siffle d’un souffle solaire
Une petite très sympa
Elle a deux très belles paires
Et elle s’appelle Stella

Il lui promet la lune
Et tout l’système solaire
Qu’il y laisserai des plumes
Si ça devait se faire

Elle d’une beauté insolente
Veux bien le suivre chez lui
Et les étoiles filante
Vont commencer leur nuit