Comment fabrique-t-on les enfants ?

1er cas relevé. Bon sang, ça c'est pas de bol, ta maman t'avais toujours dit que les filles, ça avait une haleine de fleur et une odeur de brioche sucrée, quelque chose d'à la fois doux et gourmand. Mais toi, ta copine sent l'oignon ? Tu n'en comprends pas la cause ? Tu n'arrive pas à la faire changer ? Vite ! Devient terroriste ! Nous te conseillons d'en faire ta botte secrète au cours de tes futures opérations, utilise la comme bombe lacrymo en manif (le composant basique de cette arme étant ledit bulbe), ça piquera les yeux des keufs, une fois passé l'égarement ils ne penseront plus qu'à une chose, la baiser. Et puis toi après tu sera une grosse star.

Je ne sais trop quoi dire de l'évidence nécessaire de la connaissance d'une telle mesure, absolument essentielle à tout individu qui fait un tant soit peu attention à lui. Elément complètement totalement crucial qui sait faire la différence entre un mannequin lambda et le mannequin parfait.

C'est vrai ça pourquoi la lune ne tombe pas sur la terre ? Quelle force magique la retient si loin de nous ? En même temps à ce jeu là, on pourrait aussi se demander comment tiennent les gentils eskimos et manchots au pôle sud ? Pourquoi ne passent-on pas nos vies à nous effondrer au sol ? Comment les avions volent-ils ? Comment les OISEAUX volent-ils ? Pourquoi les nuages ne recrouvent-ils pas en permanence la croute terrestre d'un épais brouillard ? Pourquoi le soleil ne s'écrase-t-il pas violemment dans l'océan indien ? Pourquoi Mars n'a-t-il pas encore tenté de fusionner avec notre jolie terre ? Et pouquoi pas le trou noir ? Et pourquoi pas le BIG BANG ? etc...

A la fois simple et cinglante, en voilà de la question. Putain de bon sang de bon dieu, c'est vrai ça pourquoi les noirs ? Pourquoi ça existent ? Qu'est' qui fait donc qu'y sont tout marron ? A qu'est'qu' c'est du ? L'est-il pas con le bon dieu ? Mais alors demandons-nous pourquoi les jaunes ? Pourquoi les bruns clairs ? Pourquoi les rouges ? Pourquoi les marrons très foncé ? Pourquoi les marrons-orange ? Pourquoi les oranges jaunasse ? MAIS SURTOUT POURQUOI LES ROSASSES BLANCOUILLES ?

Et pour finir, en voilà une question qu'elle est compliquée, pourquoi ma valise est toujours la dernière sur le tapis à l'aéroport ? Le mauvais destin, l'infortune, la malchance, comme un phénomène commun qui semble toucher l'intégralité de l'humanité comme si tout le monde fréquentait sans cesse les aéroports, à croire que les bagages sont tous installés sur le fameux tapis en opposition parfaite avec l'ordre de descente des passagers de l'avion. Comme si l'enfer se cachait derrière les lambeaux de caoutchouc gris foncé qui vomissent lentement les bagages, et que Satan himself orchestrait tout cela, comme si c'était grave, comme si c'était angoissant, que le train de la vie semblait toujours vous abandonner en bout de course, seul dans un hall vide, attendant avec anxiété le trésor de votre vie, votre valise.

Avant de nous quitter, une dernière blague anglophone anti-hipster. A bon entendeur.

Merci au blog Pourquoi Comment (malheureusement en cessation d’activité).

La forêt dans la chevelure

Il démêle lentement
Mes longs cheveux
De crin, de paille puis de soie,
S’écoule le long de mon dos
Les restes de la crème
S’écoule le long de ses mains
Les restes de mes problèmes,
Qui s’échoue doucement en gouttes
Dans l’eau devenue trouble,
Nous nageons dans les soucis
Réduit à si peu
De mes cheveux.
Les noeuds défais par ses soins
Se tordent sous la douceur
De la crème et du peigne
Chevelure criante
Affreux noeuds d’hystérie
Finissent par abdiquer
Et retourne au paradis
Au paradis des soucis
Au paradis des problèmes
Mort de la main de celui qu’on aime.
Il démêle lentement
Mes longs cheveux
D’ébène, de chêne puis de glaise
Qui s’enroulent avec langueur
Aux doigts qui les apaisent.
Les malaises mis à mal,
Tombe dans l’eau en goutte
Si lourdes, comme en pierre en opal
Et nous nageons en eau trouble.
Allégée des cent soucis
Qui s’emmêlaient sur la tête
Adieu… Adieu les problèmes.
Sculpté dans la souplesse,
Leur plastic arrogant
Se tait sous les assaults
Du silence de l’argile;
Et deux mèches assoupies
Se prennent pour des sirènes
Sur la plage de mes épaules
Dénudées de leurs carcans.
Dénués de leur peine
Nudistes ingénus placides,
Mes cheveux s’affichent
Dans leur plus simple appareil.

Every day the same shit (tous les jours la même merde)

La rentrée, l’automne, le froid qui vient,
Qui s’en va… et qui revient.
Des idées, des envies nageant dans l’inconnu,
Un grand néant géant
Aux formes floues.
Saisir des instants
Qu’on rend pas trop précieux
Pour ne pas avoir peur de les perdre.
Egréner les pages web
Un peu comme secouer de la merde
Observer l’étalage de la solitude mondiale
Sur des blogs à fort potentiel fécal
Comme ici, comme partout,
Les yeux bandés,
Les yeux qui bandent mous
Devant les banalités des autres que je vomis,
Et celles que je produis.
Alors le plus souvent, j’attends.
Tu voudrais tracer avec violence
Les contours du présent,
Déchirer, marteler au couteau.
Mais tu sais bien
Que ça ne sert à rien,
Toutes les réponses sont déjà là,
A l’intérieur,
Même pas cachées juste inaccessibles,
Parce que la raison place toujours trop loin
Ce qui se dit ailleurs qu’en son sein…
Les choix s’imposent trop fort,
Ils tombent comme des oiseaux morts
En travers
De la route si petite
Que tu ne peux pas les éviter.
Avec le temps la route se resserre
De plus en plus,
Et il faudrait faire comme si on était très très libre,
Avec plein de place autour de soi,
Pour bouger, pour se mouvoir,
Pour être heureux,
Faire ce qu’on veut.
Connaître le chemin,
Regarder droit devant soi
Pour se bâtir
Un bel avenir
Une belle carrière,
Forger avec les restes flamboyants
Du passé offert
Sur un plateau d’argent.
Les blessures, les contusions,
Les refus, les déceptions,
Vouloir et pouvoir mais ne pas y arriver.
Pourquoi ?
C’est le cul débordé par les nouilles,
La chance qui se retourne
C’est la connerie de la douleur,
A croire que ça rend bête de souffrir.
Il faudrait se mettre à poil au milieu de la place publique,
Pour obtenir un peu d’intérêt,
Un peu de respect.
Mais non toi tu tailles en secret
Des diamants plus pur
Encore que l’esprit de la Nature… = « Alors là tu rêves ! »
—> Rêver à des jours meilleurs,
Au passades glorieuses d’une existence chaotique.
Je cherche la logique, les plans de construction
« Excusez- moi,
Est-ce que je peux savoir pourquoi on a foutu la salle de bain au milieu du salon ? »
Monter, casser, remonter des murs,
Mettre le lavabo au centre de la maison
Pour bien montrer à tout le monde
Que tu te laves soigneusement les dents.
Aujourd’hui j’ai des tonnes de bombes atomiques,
Du dentifrice et des brosses à dents pour cent ans,
Les plans foireux de l’architecture de la vie,
Et les mêmes phobies qui se répètent éternellement.
« Bonjour, tu es retourné 8 mois en arrière. »
Les mêmes mains, la même idée,
Le même poème.
Dans ma tête ça tourne en rond
Et aujourd’hui ça me fait un peu peur,
Je suis pas prête pour l’écran bleu
Ni pour rencontrer ma dernière erreur.
Et aujourd’hui j’ai bien compté
J’en ai 403 au compteur.

Ep. 15 – Dans le port d’Hanovre

Moi j’me dis
Que des fois
Quand tu surgis
Et qu’il fait froid

T’as envie
D’un beau manteau
Et que je mordille
Tes roploplos

Tu es très vieille
Donc ça s’voit pas
Qu’t’es en émoi,
Que je te réveille

Le Niagara
Dans le coton
De tes gros bas
De ton pantalon

Tu venais juste
Pour un blouson
Mais tu veux le jus
D’un beau garçon

La classe mondiale
Dans un blue jean
Une belle timballe
Sur Billy Jean

Ha, c’est pas bien
Il s’ra déçu
Ton bon copain
Le p’tit Jésus

Car toi t’es entière
Ca j’en suis sur
Tu veux d’la pure
Balade vulgaire

Et si tes cuisses
Ne sont plus lisses
Et qu’ta carcasse
Est à la ramasse

Moi je rénove
Par les parois
Ton port d’Hanovre
Ton bavarois

Je vais dresser
Ton ancien tigre
Le caresser
Le rendre liquide

Avec un doigt
Avec un pied
Te toucher l’foie
Te pincer l’nez

Et tu crieras
Comme une sirène
L’plaisir qu’t’auras
Dans ton diadème

Ha, c’est pas bien
Il s’ra déçu
Ton bon copain
Le p’tit Jésus

J’veux pas d’tes tartes
Ni d’tes tartines
Je veux TES CARTES
Et vive LAPINE

Tu reviendras
Pour des vêtements
Et tu n’trouveras
Qu’un bon amant

Je te ferai
Bien oublier
Les officiers
D’tes jeunes années

Ceux-là qui ont
Formé tes fesses
A la caresse
‘Vec munitions

J’vais t’faire
Sauter les sandalettes
Avec mon fer
Ma baillonette

Je serai là
Comme une spatule
Quand tu voudras
Un nouveau pull

Ha, c’est pas bien
Il s’ra déçu
Ton bon copain
Le p’tit Jésus

La symphonie de l’amour

Des fois je me permets de penser que c’est pas de ma faute. C’est pas de ma faute mes fautes de goût, mon ignorance et mon absence de recul, le manque de conscience de mon style puéril. Je ne regrette rien de mon adolescence, que mes baggys et mes baskets trop grande, et puis aujourd’hui j’ai vieillis mais j’en suis jamais vraiment sûre. Il aurait fallut anticiper toutes les années à venir, pour se préparer au temps qui passe. Alors je voudrais encore me permettre des fautes de goût, mais il faudrait surtout que je fasses des choix, entre avant et maintenant, et que j’aime prendre soin de moi.
Prendre soin de soi c’est s’accorder de l’amour, s’accorder le temps de faire des choix, et d’en être fier un jour. Faire des belles choses, ou les faire bien, ou même les deux en même temps. Mais du beau, du bien, du mieux ma subjectivité ne les discerne pas clairement.
D’ailleurs je sais pas par quel bout ça commence le mauvais goût. Je me disais que c’est peut-être juste une question de pas de chance, un truc qui te tombe dessus à cinq ans, qui te quitte plus, comme une obsession ou une idée mal placée. Comme si ça sortait de nulle part, ‘Oui bonjour c’est moi !’, et puis ça s’installe entre tes neurones, et tu vois plus la différence. Des fois j’ai peur que ça me colle à la peau.
Alors je m’encombre à l’infini d’objets et d’idées sans justification que j’aime pour des raisons que je ne connais pas.
C’est quoi la différence entre un sac à patate et mes vieilles jupes ? C’est que ma conscience m’incite à croire que ma jupe a au moins la forme d’une jupe.
Les belles choses c’est comme l’amour, on croit qu’elles sont rares, alors qu’elles existent partout sans que l’on puisse les voir. On se les cache, en croyant faire plus simple, on se déguise avec des histoires sans « à venir ». Et malheureusement quand je crois reconnaître de la beauté dans ma vieille jupe, je ne fais que reconnaître que je préfère me cacher plutôt que d’assumer.
Mes mots sont sans valeurs et n’ont pas d’écho sonore, ils ne sont que les sons appauvris des plus belles choses de la terre. Alors je me répète sans cesse des refrains malsains, que je serais toujours et forcément la plus belle en Chanel, quelques gouttes magiques d’or pur sur un corps nu. J’ai juste oublié que je ne suis pas Marylin. Flûte alors… ça marche pas sur moi.
C’est une fausse note sur un clavier bien tempéré, un bémol à la place d’un dièse, une orange qu’a un goût de citron, et la boucle qui se ferme sur elle-même : on est jamais autre chose que soi-même mais ce n’est pas ça le Vrai Problème.

Je vole… Pas.

La tête entre quatre planches,
Les fesses entre deux chaises,
Je cherche…
Ma place entre moi et moi-même.
Je me laisse…
Traumatiser par mes excès,
Mes accès d’Idéal
A 2 Balles,
Les paradoxes invertis,
Je suis…
Seul dans mon existence,
Seul dans de mon crâne,
L’esprit… en panne de carburant.
Je vole…
Pas, même si j’ai souvent essayé,
Coincé entre je vais, j’aimerais, j’retiens !…
Rien…
J’ai l’ironie mal placé
Et l’amour de mauvais goût,
Fasciné par la misère mentale,
Les gros mots, les cailloux,
Qu’des choses pas commerciales,
J’échoue…
Au concours des grandes constructions
De gros cons
Pour la santé de mon avenir,
CDI, CDD = Connard Diplômé en Devenir.
J’ai Bac + 5 en brassage de néant,
J’apprends…
A démonter des pyramides,
Je bâtis…
Des grandes bombes atomiques
100% de surface habitable,
En espérant y loger… mes idées…
Infréquentables…
Je tire la languette
Au cul des flamby
Et je regarde les volutes
De ta cellulite
Dans le désert dans ma tête
Vacillent 2000 Mirages sans fin,
Dans les déserts américains
Y’à toujours des jolies filles perdues…
Donc j’quitte…
Mon champs de Scud
Pour la pampa cain-ri
Trouver de l’amour
Style Style Natural Mystic
J’abandonne…
Ce qui ne m’appartient pas
Et je vole…
Au hasard entre les branches,
J’abolirais les taxes mondiales
Sur le libre-échange
De couchers de soleil
Pour toi.

Je vous emmerde

J’ai essayé
D’vous expliquer
Vous n’avez pas
Voulu comprendre

J’ai essayé
De vous l’chanter
Vous n’avez pas
Voulu m’entendre

J’ai essayé
De vous mimer
Vous n’avez pas
Su regarder

Et maintenant
Il est trop tard
Les jeux sont faits
Mes idées noires

Vous qui croyez
Avoir raison
Vous n’etes qu’une
Bande de cons

J’vous en voudrai
Jusqu’à ma mort
Car je sais que
Vous avez tort

Vous n’savez pas
Mais vous parlez
Parlez encore
A en vomir

N’écoutez pas
Ne cherchez pas
Car l’important
C’est de frémir

Alors toujours
Vous faites du mal
Sans vous soucier
Des conséquences

A coup de mots
Qui me transpercent
A coup de phrases
Qui se dispercent

Je vous le dis
Sans honte aucune
Je vous emmerde
Et sans rancune.

Tintintin !

Depuis qu’il t’a montré
Ses bijoux de la Castafiore
J’ai grave les sept boules de cristal

J’ai beau te lancer des picaros
Ils te passent au dessus de la tête
Comme le vol 714 pour Sidney

C’mec c’est un panier de crabes aux pinces d’or
Mêlé à l’affaire tournesol parait-il
Il a de la cock en stock
Pour le pays des Soviets, le Congo ou l’Amérique
Mais bon passons !

Je te veux toi !
Glisser mon bateau au cœur de ton île noire
Me nicher dans ton étoile mystérieuse
Te montrer le secret de ma licorne
Pour te mener au temple du soleil

Je me calmerais pour toi
J’ferais du yoga
Celui du Tibet
Position lotus bleu.

Vue le nombre d’étoiles qui brillent dans tes yeux
Avec toi je prévois l’objectif lune
Pour que tu dises souriante : « on a marché sur la lune »

Je t’emmènerais au pays de l’or noir
Ecouter du reggae avec des rastapopoulos
Manger sur la plage en amoureux des filet de haddock
Et boire des ti punch’ au citron vert

Aller à l’Alcazar déguster leur fabuleuse tarte tintin
Et écouter l’orchestre d’une oreille cassée
Tout en fumant un cigare du pharaon
Et faire des ronds de fumée plus gros que 7 autocars

Ma came, ma dame, mon rakam le rouge
Je vous veux et le crierais du haut Dupond d’Avignon
Vos geste mignons, mi léger, Milou
Rendent les oranges bleues et mes espoirs fous !

Tintintin !!!