Ep. 7

Rémi.

Mon pote s’appelle Rémi,
Il gagne 200 euros toutes les semaines
En offrant ses charmes
À madame Potin

Madame Potin aime surtout se faire tirer la peau par le cul,
Elle mange beaucoup de saucisson avec beaucoup de pain,
Ça lui donne bon teint.

Mon pote Rémi une fois par semaine
Est obligé de beaucoup boire
Car madame Potin
Elle est très moche,
Elle est grosse et chauve

Mais comme mon pote Rémi il crève la dalle
Il va gagner son argent avec son bamboo.
Le pire s’est produit lorsque madame Potin
A fêté ses 78 ans.
Elle avait invité madame Masset et madame Grillon
Pour une partie de plaisir à 6 mains sur ce pauvre Rémi

Madame Potin avait mis les formes
Saumon fumé en entrée et cassoulet en plat principal.
Le ventre repu, nos quatre loufoques
Allaient laisser s’échapper leur timidité,
Mais Rémi n’a qu’une bite
Alors c’est chacune son tour,
Avec une offre préférentielle
À 500 euros les trois culs flétris.
J’aime ta grand-mère.

Ep. 6

Dans les souvenirs de ma jeunesse
Il y a des goûts et des saveurs
Celle de mon slip sale au point qu’il me colle aux fesses
Celle de la culotte de Juliette quand je faisais battre son coeur

Celle de l’adrénaline qui court dans mes veines
Celle de l’amour qui bat dans mon sexe
Celle de la rage qui s’échappe de ma bouche dans un cri
Celle de ma passion qui me pousse chaque nuit

Celle de mes chaussettes de lendemain de soirée
Celle musquée de mon marcel à la fin de l’été
Celle florale des tee-shirt de Flora
Celle lascive des beaux bas de Lana

Celle épique de mes après-ski
Qui brûle les yeux et qui pique,
Parfaite et totale contradiction
À celle légère de la neige et des flocons

Il y eu la plus tourbée,
Forte et lancinante
Du string d’Amélie quand elle se courbait
La bouche rose et riante

Il y eu celle surprenante et chevaline
Des baisers au petit matin
De ma douce et tendre Céline
Qui n’avait de doux que le popotin

Celle de ma première trace de pure
Moelleuse et infinie
Celle de ma première bombe de peinture
Que je dédicace à Banksy

Celle sublime de mon premier sashimi de thon
Que je dégustais à Tokyo au Japon
Celle irritante de mon premier renard à la Zubròwka
Qui n’a jamais tué ma passion pour la vodka

Celle de mon premier gâteau au chocolat de maman
Qui a gravé ma mémoire pour mon éternité postume
Celle effrayante de mon propre sang
En même temps que celle du bitume

Celle, lointaine des draps
À l’époque où je découvrais Kiki
Et puis celle ronde et chaude de mon pyjama
À l’époque où je pissais encore au lit

Celle unique de Zourzon mon petit ourson
Tout imbibé de ma bave gentille
Qui ne connu jamais le savon
Mais la bave de plein d’autres filles

Et puis celle… Des biscuits au sirop d’érable
À 4 heures pour le goûté
Quand je venais tous les jours chez toi joué au Scrabble
Même si j’ai jamais aimé y jouer.
Ils avaient cet arrière-goût de bien-être
Qui domine tous le reste,
De réconfort, de chaleur…
Qui envahit encore mon coeur.
Je la revois passer sa main sous sa jupe
Quand il manquait du beurre,
Et enduire ses biscuits parfaits
De son plus tendre secret.

J’aime ta grand-mère.

Ep. 5

Salade à Cap Pulco

Midi heure du crime
Le soleil avait raison des ombres
Le Cap Ferret c’est sublime
Surtout l’été chez mamie Cunégonde

Sortie de discothèque
Je m’étais échoué sur une plage
On entendait au loin la tech’
Le ventre vide avec une fille pas sage

De retour chez Nicolas,
Mon meilleur copain
C’est elle qui préparait le repas
Et allait nous acheter du pain

Lui n’était toujours pas rentré
Sans doute dans une forêt en train de dessaouler
Et je l’avais pour moi tout seul
Ses attentions sous son linceul

Je suis rentré dans la cuisine
Elle s’agitait sur un concombre
Je regardais ses petites mimines
Qui le dégorgeaient dans la pénombre

Et mon coeur
Comme une bombe
Battait l’heure
Où je succombe

Derrière ses lunettes
Je voyais des yeux appliqués
Et sous ma braguette
Les souvenirs de ma nuit passée.

J’aime ta grand mère

Ep. 4

Ô ses seins,
Ses seins lourds et grave
Pendant comme la solitude d’une cave
Que l’on ne visite plus,
Une cave abandonnée
Après le pillage
Des jeunes années.
Sa bouche molle, ses lèvres meurtries
Toujours tendues vers l’inconnu
Attendent avec dépit.
L’antre, la grotte qu’elle abrite
Attend elle toujours une…
Le malheur, au fond de son coeur,
Les espoirs qui brillent au fond de son regard,
Sa main tremblante et tachetée
Comme si elle cherchait à agiter
Un rêve, une vision d’oasis
Ou se réunissent tous les vices.
Il faut donner sa chance à chacun
Et moi j’ai le coeur sur la main.
J’aime ta grand mère.

Ep. 3

Un jours tout endormi
Y avait Julien Lepers dans mon lit
Il me posait un tas de question
En lisant très vite son carton

Moi j’voulais qu’il aille
S’faire fourrer l’cul à l’ail
Mais il continuait à causer
Dans le fond de ma teutè

J’aime ta grand mère

Ep.2

Mémé va à l’église
Boire les paroles de Père Luc
Tous les dimanches
Elle lui reluque le uc

Elle se dit
Qu’elle le mangerait en entier
Elle lui montrerait
C’que c’est d’fumer une pipe sans dentier

Mémé a un petit sac
En peau de Guerlain
Elle y fourre ses hosties
Et ses pilules du lendemain

Il y a aussi son petit porte-monnaie
Avec sa petite pièce pour Guiton
Qui lui fait les commissions
18 ans, bien monté

Mémé va chez le boucher
Acheter de la viande chère
Elle aime les conseils de Roger
En matière de chaire

Elle y va toujours sans culotte
Et fait style qu’elle en a une
Elle veut être prête, toute propre
S’il vient lui décroché la lune

ALORS J’AIME TA GRAND-MERE

Ep.1

Hier je suis allé
Au supermarché
En trottinette
Parce que j’adore la trottinette.
Chemin faisant, j’aperçois au loin une silhouette
Juchée sur une sublime trottinette
Qui tanguait avec grâce.
Je me suis caché
Dans les fourrés
Pour la voir passer.
Sur la trottinette,
Ô miracle,
C’était ta mémé Josette.
Depuis j’aime ta Grand-Mère.