Le Diable en Castorama


Je ne fais pas souvent de liste des choses que je dois ou que je devrais faire. Je les répertorie de façon aléatoire sur le cours de mes souvenirs, ma mémoire est un système sans structure. Ca fait pas très stable comme style, ça fait mauvais genre, ça fait fille de mauvaise vie, mal organisée.
< Et si tu regardes des DIY fashion blogs, tu comprends plus vite la comparaison. >
Cependant, malgré les apparences trompeuses je regarde beaucoup de DIY gnagnagna blogs. Je lis aussi des blogs ou des gens décident de faire des stéréotypes, et d’en faire le fond de leur blog. Cocktail « subtil » entre blasitude infinie et auto-dérision ahahah vraiment trop drôle.
< Mais finalement tu comprends mieux le monde contemporain quand t’as connus ce genre d’univers. >
La vie dans les mondes parallèles d’internet.
I Leekspin my sex
Le plaisir jouissif constant d’une parfaite maitrise de son image, de celles des autres, et l’impression absurde de ne fréquenter sur la toile que des stars de la coolitude moderne. Si tu viens checker mon agrégateur de fluxs RSS tu verras à quel point j’ai tout compris, que je suis à la pointe d’une mode que tu ne connais même pas encore.
Franchement c’est trop le paradis.
http://noelswf.info/677.html
Je ne tiens qu’une chose de mon passé, le besoin de détruire pour changer de direction.
Alors c’était trop facile de couler son existence à se huiler le maccheroni en courant après des chats japonais dans l’espace, à se faire tourner le poireau. Et toi depuis combien de temps tu leekspin (en rond)?

Le but étant de ne plus compter pour désintégrer un score monstrueux de waste/inutility/catbouncing, j’aurais pu exploser mon EXISTENCE.


Mais c’était trop facile. De ne pas devenir fou en écoutant 5 heures une oie qui rappe.
Alors j’ai éteins mon ordinateur, j’ai pris mon vélo un samedi après-midi pluvieux et j’ai cherché ce qui m’angoissait plus que de bosser 20 ans au service animation – gériatrie d’une maison de retraite du trou de balle de la France.
Je suis partis sous la pluie pour une zone industrielle et j’ai décidé d’aller chez Castorama. J’ai voyagé plus d’une heure. Je suis arrivée éclater sous les coups de l’angoisse, mouillée jusqu’aux os, derrière une horde de couples qui s’engueulent et qui s’ennuient. A terre sur le sol mal goudronné, à genoux.
Tout ce que j’avais juré, toute la haine que j’avais cristallisé sur la fragilité des choses et des gens, tout le mépris dont je les avaient vernis s’est doucement mis à craqueler.
Derrière une enseigne jaune et bleue il y avait un incendie monumental, le Diable Rouge, ses cornes courbes et ses rugissements qui font trembler la Terre. Il s’est adressé à moi, trempée brûlante dans la culpabilité. Il a tout dit en très peu de mots, et m’a fait entrer violemment. Il avait très bien caché ce que je cherchais et j’ai du traverser chaque traverses, chaque allées, chaque couloirs, voir tous les visages tristes et tranquilles, sentir toutes les odeurs et toucher du doigt ce qui te fais choisir entre deux types de chevilles, un tuyau en PVC, une fausse cheminée électrique, du lino moche et du lino moche, de la peinture vert hideuse ou jaune vomi.
C’était dur, mais je ne me suis pas perdu, et quand je suis sortie il ne pleuvait plus.
J’étais retombé sur terre, et j’embrassais l’incendie monumental, l’enseigne jaune et bleue et le sol mal goudronné de m’avoir rendu à la Réalité.

Le Grand Test : Avez-vous l’âme d’un Poney ?

Sans doute comme tout le monde, il y a des matins où cernés et blafards, vous vous regardez dans le miroir en vous demandant avec toute l’ampleur de vos angoisses existentielles : Mais bordel, qu’ai-je fais au monde, au Seigneur dans le Ciel pour mériter un tel sort ? Une telle gueule ? Pourquoi dois-je souffrir une telle accumulation de supplices infâmes qui font de ma vie une permanente bataille contre moi-même ? Que dois-je faire ? Que m’est-il permis d’espérer de ce monde ou les règles changent si vite ? Ou vais-je ? Mais surtout… Qui suis-je dans ce monde ?
Bingo. Vous venez d’accéder à La Question, celle qui trépigne au fond de toutes les inconsciences et remonte de temps en temps sous forme de bouffées de stress, d’anxiété, de peur et de paranoïa. Parce que votre conjoint remet en doute votre relation, parce que votre patron émet quelques suspicions quand à la nécessité contingente de votre poste, parce que vos enfants n’en ont plus rien à foutre de ce que vous devenez, parce que votre chat ne recherche plus votre affection, parce que les fleurs du balcon poussent sans vous, parce que les nuages volent sur les airs d’un autre souffle, parce que la terre tourne sans que vous n’ayez plus à lancer sa course.
Alors comment retrouver sa place dans ce monde ou la cruauté de Dame Nature fait loi ?
En découvrant le Poney qu’il y a au fond de vous. Pour savoir si vous avez le Poney demandez-vous si vous aimez les frites. Si vous aimez les frites, au même titre que votre petit(e) ami(e) ou la chose qui vous est le plus cher, vous avez le Poney.
Pour ceux qui n’aiment pas ça, désolé vous pouvez arrêter maintenant, parce que les frites c’est sacré, on ne mange presque que ça au Paradis des Poneys. Au Paradis des Poneys on mange aussi des beignets de beurre, on écoute les Beatles, on se fait des bouboules, on fume de l’herbe et on se branle.
Mais allons tout de suite à la recherche de votre Poney. Tout d’abord il va falloir déterminer quelques éléments fondamentaux. Concentrez-vous, ne pensez à rien, à chaque mot suivant il faudra laisser la première réponse spontanée vous envahir.
couleur ! Laissez la couleur qui vous apparait vous submerger, puis associez-lui… Un jour de la semaine. Laissez ce jour et cette couleur vous rassurer. Puis donnez-leur… Un chiffre. Ce chiffre ne doit pas vous faire peur. Il faut que vous soyez aussi bien dans ce chiffre que… Dans votre forme.
Voilà les quatre éléments dont vous avez besoin. Ils représentent : votre sensibilité de Poney, votre calendrier de Poney, votre intellect de Poney et enfin votre espace de Poney. Votre Poney correspond exactement à ces éléments réunis. Vous comprendrez très bien par vous-même leur signification, il suffit de suivre son instinct. En suivant votre instinct (le plus souvent en forme de frite), vous suivrez votre Poney, et l’entraînerez vers son envol. Pour lui donner vie allez sur : http://www.jeux.fr/jeu/joli-poney.html.
Donc demain matin, avant de vous demander quel anti-cerne utiliser pour masquer votre angoisse, pensez à vos éléments et suivez votre Poney, vous verrez que rapidement vous n’aurez plus besoin d’anti-cerne. Mais que vous aurez très envie de frite trempées dans le jus d’orange à la coriandre.
Le jour ou vous le faites vous êtes un vrai Poney.

Les sentiers de la gloire

Je n’avais jamais pensé publier le moindre de mes écrits. Sur l’Internet ou dans un livre relié, c’était trop grand pour moi. Mais aujourd’hui j’ai grandis, j’ai vingt six ans. Cependant ça ne m’empêche pas de ne rien y connaître en matière de bloguerie et transaction communicationnelles louches via des systèmes informatiquement douteux. Mais comme disait ma regrettée Mère-Grand : Moins tu connais un truc, plus faut y aller. Merci Mémé, aujourd’hui j’y vais.

N’ayant donc de repères que ceux qui sont les miens, je me dis qu’il est bien de mon droit de définir cet espace abstrait d’échange comme bon me semble, et que voilà la définition qui suit : Ici vous êtes, ô combien chez moi, ô combien chez nous, et que cette réunion factice nous permette d’échanger de belles idées sur ce que nous vivons, voir pour les plus téméraires, sur ce qu’ils pensent. Moi je ne pense pas beaucoup, mais quand ça m’arrive j’aime bien en faire part à des Gens. Aujourd’hui si vous le voulez, vous pouvez être Ces Gens-Là. Et comme j’ai l’âme particulièrement grande, je serais aussi votre Gens.

Chaque jour je me rappelle avec un peu plus de cruauté comme le Monde parle de mille et une chose qui trop souvent m’inintéresse au plus haut point. S’égrainent sous mes yeux brouillés de larmes rageuses des informations falsifiées, des statistiques non-sensesque, des trucs qui veulent dire n’importe quoi, parce qu’ils sont fondés sur des machins dont en fait on est pas sûr puisqu’ils sont déterminés par rapport à des bidules qu’on connait pas. Alors même si le Monde qui parle de ces choses est réel, j’aimerais y creuser un espace, même s’il est virtuel, ou l’ont puisse exprimer sincèrement et dans la plus stricte simplicité tout ce qui rend les hommes heureux. Toutes les choses qui font de la peine, celles qu’on comprend pas, et celles qu’on connait si bien qu’elles sont devenues comme un petit doigt supplémentaire. Mais tous défait des jugements complexes qui gangrènent le coeur et l’instinct, nu et complet comme des Adams et des milliers d’Eve. C’est comme ça qu’à poil dans mon jardin, j’ai développé avec le temps quelques orteils en rabe parce que j’aime bien beaucoup de choses. Et pour une raison totalement obscure sans doute liée au format de mon Ego qui ne rentre plus dans les chaussettes que je ne porte pas, j’aime bien les partager avec des gens. Remarquez, ça vous permettra toujours de me dire que je n’écris que des ennuisures et des égoisterie patentées, au moins ça me fera rentrer le ventre à mon Moi imaginaire. Ainsi sans blasphème, je me dessine un paradis numérique, qui en passant entre des main et des yeux, prendra toutes les formes.

Mais je ne suis pas seul aux manivelles, et fonctionne en duo. Pour jardiner avec panache, on s’y est mit à deux, dans des formats et des styles différents. Poney XY aime les vers et leur chant comme il sculpterait le marbre, de force brute et d’élégance décalée. J’aime la prose comme on aime les filles, parce qu’y en pas deux pareilles et qu’on ne connait jamais le mot qui va suivre. C’est ainsi que nous inventons cet endroit qui n’existe pas pour mieux parler des choses comme on les vit. Et on se tiendra chaud dans le grand réservoir à connerie. Parce qu’il parait que Lady Gaga est une grande artiste et que la criminalité est génétique. Mais moi tout ça, j’en sais rien.

Poney XX