J’ai l’air stable

Poème d’été (malgré tout) –

Je garde
L’air stable
Avec mon menu 0%
De matière grasse,
La mine fraîche
Comme un matin de bonheur
Tatouer au blush 4ever

Je garde
L’air stable
A vouloir avoir les joues creuses
Mon petit style cockaïnoman/
Guitariste/hardeuse

Je garde
L’air stable
Avec mes comprimés organique
Pour évacuer la cellulite
Mes collants en machin truc …thylène
Qui me donne
L’air hyper bonne

Je suis bien en équilibre
Dans ma ligne
Sur ma silhouette
Dans ma tête

Je garde
L’air hyper saine
Avec mes compensés nutritionnels
Mes repas disproportionnels,
Le sport pour le cul,
Et deux cours de pole dance
Par semaine.
J’m’en tape des barres.

Et puis William, il a dit :
« Maintenant c’est la gaine »
Ok William !
Pas de problème !

Engainer quelques kilos,
Enchainer mes conneries
Engraisser des entreprises
De poudre aux yeux !
A moins que ce soit moi
Qui prenne du poids…
Vas-y passe mon verre de weight watchers
J’ai comme un petit creux d’estomac.

Et puis je garde
L’air hyper stable
A me tricoter des pulls trop petits
En gardant le sourire
En me brossant les dents
À l’email diamant

Des rubis dans la bouche
Pour faire les beaux discours de l’amour
En robe de soie lamée
Larmée, l’armée, l’âme, lame
Putain que des choses hyper équilibrées

Comme les haricots verts,
Ou non les brocolis
Tiens un chou-fleur
Le complément idéal
Pour se sentir en harmonie.
La composition du menu
Commençait avec
Ouais salut, moi tout va bien !
T’as vus, trop belle ma vie de femme !
Trop génial, formidable.

J’ai écris dans mon journal :
Cher maman,
Tout va bien,
Je suis en excellente santé
D’ailleurs je vais de mieux en mieux.
Et toi ? Comment ça va ?
J’espère que tu vas mieux qu’hier,
Et que tu iras mieux demain.
Mais c’est sans doute l’inverse.

Alors je garde
L’air hyper stable
A courir après mes utopies
En 14 centimètres
Jouir du corps des autres qui jouissent du sien
Etre presque plus rien

Un litre de caféine pure
En intraveineuse
Et tenir jusqu’au petit jour
La charge de ces nuits douloureuses

Je garde
L’air hyper stable
A fumer des cigarettes
Pour mon teint blême
Pour l’haleine, pour ma peine
C’est sept calories de moins
A chaque bouffée
J’vais me bouffer les os
Qui se rapprochent de ma peau

Les valises sous mes yeux
Les cernes et la graisse
J’encaisse,
L’air de rien, l’air très sain,
Les pots d’échappements
Mon moteur en roue libre
Pour purger l’excédent.
Pour perdre l’équilibre.

La Solitude des Femmes exposée sur le Web

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NO MORE CONTROL

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Lolilol je t kif grav mon bb d'<3 pr la life !

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And last but not least… Amore al Pomodoro ! (L’amour à la tomate)

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Heureusement qu’il y a la bite…

Every day the same shit (tous les jours la même merde)

La rentrée, l’automne, le froid qui vient,
Qui s’en va… et qui revient.
Des idées, des envies nageant dans l’inconnu,
Un grand néant géant
Aux formes floues.
Saisir des instants
Qu’on rend pas trop précieux
Pour ne pas avoir peur de les perdre.
Egréner les pages web
Un peu comme secouer de la merde
Observer l’étalage de la solitude mondiale
Sur des blogs à fort potentiel fécal
Comme ici, comme partout,
Les yeux bandés,
Les yeux qui bandent mous
Devant les banalités des autres que je vomis,
Et celles que je produis.
Alors le plus souvent, j’attends.
Tu voudrais tracer avec violence
Les contours du présent,
Déchirer, marteler au couteau.
Mais tu sais bien
Que ça ne sert à rien,
Toutes les réponses sont déjà là,
A l’intérieur,
Même pas cachées juste inaccessibles,
Parce que la raison place toujours trop loin
Ce qui se dit ailleurs qu’en son sein…
Les choix s’imposent trop fort,
Ils tombent comme des oiseaux morts
En travers
De la route si petite
Que tu ne peux pas les éviter.
Avec le temps la route se resserre
De plus en plus,
Et il faudrait faire comme si on était très très libre,
Avec plein de place autour de soi,
Pour bouger, pour se mouvoir,
Pour être heureux,
Faire ce qu’on veut.
Connaître le chemin,
Regarder droit devant soi
Pour se bâtir
Un bel avenir
Une belle carrière,
Forger avec les restes flamboyants
Du passé offert
Sur un plateau d’argent.
Les blessures, les contusions,
Les refus, les déceptions,
Vouloir et pouvoir mais ne pas y arriver.
Pourquoi ?
C’est le cul débordé par les nouilles,
La chance qui se retourne
C’est la connerie de la douleur,
A croire que ça rend bête de souffrir.
Il faudrait se mettre à poil au milieu de la place publique,
Pour obtenir un peu d’intérêt,
Un peu de respect.
Mais non toi tu tailles en secret
Des diamants plus pur
Encore que l’esprit de la Nature… = « Alors là tu rêves ! »
—> Rêver à des jours meilleurs,
Au passades glorieuses d’une existence chaotique.
Je cherche la logique, les plans de construction
« Excusez- moi,
Est-ce que je peux savoir pourquoi on a foutu la salle de bain au milieu du salon ? »
Monter, casser, remonter des murs,
Mettre le lavabo au centre de la maison
Pour bien montrer à tout le monde
Que tu te laves soigneusement les dents.
Aujourd’hui j’ai des tonnes de bombes atomiques,
Du dentifrice et des brosses à dents pour cent ans,
Les plans foireux de l’architecture de la vie,
Et les mêmes phobies qui se répètent éternellement.
« Bonjour, tu es retourné 8 mois en arrière. »
Les mêmes mains, la même idée,
Le même poème.
Dans ma tête ça tourne en rond
Et aujourd’hui ça me fait un peu peur,
Je suis pas prête pour l’écran bleu
Ni pour rencontrer ma dernière erreur.
Et aujourd’hui j’ai bien compté
J’en ai 403 au compteur.

Ep. 15 – Dans le port d’Hanovre

Moi j’me dis
Que des fois
Quand tu surgis
Et qu’il fait froid

T’as envie
D’un beau manteau
Et que je mordille
Tes roploplos

Tu es très vieille
Donc ça s’voit pas
Qu’t’es en émoi,
Que je te réveille

Le Niagara
Dans le coton
De tes gros bas
De ton pantalon

Tu venais juste
Pour un blouson
Mais tu veux le jus
D’un beau garçon

La classe mondiale
Dans un blue jean
Une belle timballe
Sur Billy Jean

Ha, c’est pas bien
Il s’ra déçu
Ton bon copain
Le p’tit Jésus

Car toi t’es entière
Ca j’en suis sur
Tu veux d’la pure
Balade vulgaire

Et si tes cuisses
Ne sont plus lisses
Et qu’ta carcasse
Est à la ramasse

Moi je rénove
Par les parois
Ton port d’Hanovre
Ton bavarois

Je vais dresser
Ton ancien tigre
Le caresser
Le rendre liquide

Avec un doigt
Avec un pied
Te toucher l’foie
Te pincer l’nez

Et tu crieras
Comme une sirène
L’plaisir qu’t’auras
Dans ton diadème

Ha, c’est pas bien
Il s’ra déçu
Ton bon copain
Le p’tit Jésus

J’veux pas d’tes tartes
Ni d’tes tartines
Je veux TES CARTES
Et vive LAPINE

Tu reviendras
Pour des vêtements
Et tu n’trouveras
Qu’un bon amant

Je te ferai
Bien oublier
Les officiers
D’tes jeunes années

Ceux-là qui ont
Formé tes fesses
A la caresse
‘Vec munitions

J’vais t’faire
Sauter les sandalettes
Avec mon fer
Ma baillonette

Je serai là
Comme une spatule
Quand tu voudras
Un nouveau pull

Ha, c’est pas bien
Il s’ra déçu
Ton bon copain
Le p’tit Jésus

Sur Facebook ça tourne en rond

Sur Facebook ça tourne en rond,
Les mêmes infos à l’infini,
« J’ai une nouvelle relation » ——-> « Je vais au concert mercredi »
Le mur qui se déroule, ======== Etale sa mécanique \
————————————————————————\
————————————————————————-\
—————————————————————————\
—————————————————————————-\ Du temps qui coule
Sur informatique
< Dans mon ordinateur >
C’est bizarre,
Et aujourd’hui,
Ca me fait un peu peur.
Les gens d’internet
Ils mangent pas de cacahuètes,
Ils sont beaux avec leurs seins,
Leurs petites fesses (  )*(  ) et leurs belles dents 😀
Ils grossissent juste pas,
Se droguent dans la joie,
Et baisent très très gracieusement     →    ω
*Une fille a retiré sa date de naissance*    
Et aujourd’hui on fête ses #22ans,
#22ans, pour toute la vie,
= 22 ans tous les ans.
« Je n’accumule rien que des sorties,
Des photos et des images,
Et comme je n’ai pas de rides,
Je mens encore sur mon âge.
J’ai #22ans, des tonnes de dents,
Et de l’énergie à revendre, =________________________
La voix forte et du coffre,
Et des tas de trésors cachés dedans… »

Pendant ce temps, j’ai annulé la photo,
Et j’ai finis mon livre,
Ca ne m’a rien donné que des tourments
Et rien de beau à offrir
Ni au monde, ni à moi-même,
Même pas à mon amour <3,
Ca ne me fait écrire que des poèmes,
Qui finissent ici un jour.
/Autant dire perdu\
Avec les choses qui ne séduisent pas.
Les armes et les douleurs
Les tranchées et les combats >>>>>>°-°<<<<<<
Je combat ce que je comprends pas,
Et je vis l’homme et la peur.
Les batailles fratricides,
Les très grands UP,
Et les longs doooooowwwwwnnnn……………………………..
On invente des mots-cibles, on les bannie,
Faut plus les dire, faut les cacher,
Moi je les combats,
Alors j’les fait ressusciter.
Fils de pute, nique ta mère,
Enculé, tu vas prendre cher,
J’vais te taper pauv’ bâtard,
Gros merdeux grand connard,
Mange ta merde, j’te pisse à la gueule,
Casse-toi bouffon, ou j’te défonce.

Sur Facebook, ça tourne en rond,
Il ne faut pas parler trop fort,
Il risquerait bien de revendre
Ce que je cache dans mon coffre,
Ma voix forte et mes trésors,
Tous les instants que je fabrique
Avec de la terre et de l’eau,
Pour que mes instants grandissent
Et deviennent des mots.
%Je partage des histoires$,
Mais je n’oblige personne.
Je vomis tous les égoïsmes, –>*<–
Et les théories sans forme.
J’ai pas besoin d’apprendre pour croire en Dieu,
J’ai juste besoin de sentir,
C’est pour ça que j’ai arrêté l’école en CM2,
Quand j’ai arrêté de mourir.