Connasses de putes


Depuis que j’crèche à Paris
J’rencontre des meufs super culturelles
Qui causent quai Branly,
Poste industriel

Un style maîtrisé
Les autres filles méprisées
En un battement d’cil
Avenue Daumesnil

Elles ont la super côte
Narguent les garçons
‘Vec leur duffel-coat
‘Vec leurs convictions

Portent la frange à la mode
Comme l’a si bien dit Vogue
Z’ont plein d’amis sur leurs blogs
Touche que le week-end à la drogue

Des chaussures aux talons hauts
En cuir total en bas
Du rouge carmin au bout des doigts
Topé chez Marionnaud

Elles ont des tas de copines
Qui font le cours Florent
Pense qu’au lavomatique
S’trouve le prince charmant

Depuis que j’crèche à Paris
J’rencontre des meufs super culturées
Qui cause quai Branly
Artiste déluré

S’donne des aires populaires
Aime s’encanailler
A Stalingrad, Pigalle
Belleville, Jaures, Crimée

Elle ne supporterait pas
D’habiter en banlieue
Sauf à Montreuil ! Ca fait bohème
C’est vraiment mieux

‘Vont dans des bistrots de quartier
Et boivent du vin rouge
Parle Fondation Cartier
Trouve has-been les bains douches

Aime les critique de télérama
Ont des garçons pour une fois
Et n’ont qu’une lune
Celui qu’elles auraient voulu

Z’ont fait Jussieu
La Sorbonne ou St D’nis
Donne leur avis
Avec des aires impétueux

Pendu à leur cellulaire dans l’tromé
Elles ont toujours des noms originaux
Porte la fringue chic avec des aires margineaux
Assortit au blackberry chromé

Depuis qu’j’fais d’la poésie
J’rencontre plein de meufs culturelles
Qui cause Quai Branly
A moi qui n’en ai rien à branler

Elles ont l’âme artistique
Critique tout ce qui est cain-ri
Trouve Artaud magnifique
Connaissent les gens du Tout-Paris

Elle cherche un tour de cuisse
Plus mince que leur Q.I.
Elles veulent une vie Manhattan
Derrière une paire de Ray-Ban

Sont souvent entre elles
Observent tout âme qui passe
Coincées sur une terrasse
Se donne des aires de connasses.

Les sentiers de la gloire

Je n’avais jamais pensé publier le moindre de mes écrits. Sur l’Internet ou dans un livre relié, c’était trop grand pour moi. Mais aujourd’hui j’ai grandis, j’ai vingt six ans. Cependant ça ne m’empêche pas de ne rien y connaître en matière de bloguerie et transaction communicationnelles louches via des systèmes informatiquement douteux. Mais comme disait ma regrettée Mère-Grand : Moins tu connais un truc, plus faut y aller. Merci Mémé, aujourd’hui j’y vais.

N’ayant donc de repères que ceux qui sont les miens, je me dis qu’il est bien de mon droit de définir cet espace abstrait d’échange comme bon me semble, et que voilà la définition qui suit : Ici vous êtes, ô combien chez moi, ô combien chez nous, et que cette réunion factice nous permette d’échanger de belles idées sur ce que nous vivons, voir pour les plus téméraires, sur ce qu’ils pensent. Moi je ne pense pas beaucoup, mais quand ça m’arrive j’aime bien en faire part à des Gens. Aujourd’hui si vous le voulez, vous pouvez être Ces Gens-Là. Et comme j’ai l’âme particulièrement grande, je serais aussi votre Gens.

Chaque jour je me rappelle avec un peu plus de cruauté comme le Monde parle de mille et une chose qui trop souvent m’inintéresse au plus haut point. S’égrainent sous mes yeux brouillés de larmes rageuses des informations falsifiées, des statistiques non-sensesque, des trucs qui veulent dire n’importe quoi, parce qu’ils sont fondés sur des machins dont en fait on est pas sûr puisqu’ils sont déterminés par rapport à des bidules qu’on connait pas. Alors même si le Monde qui parle de ces choses est réel, j’aimerais y creuser un espace, même s’il est virtuel, ou l’ont puisse exprimer sincèrement et dans la plus stricte simplicité tout ce qui rend les hommes heureux. Toutes les choses qui font de la peine, celles qu’on comprend pas, et celles qu’on connait si bien qu’elles sont devenues comme un petit doigt supplémentaire. Mais tous défait des jugements complexes qui gangrènent le coeur et l’instinct, nu et complet comme des Adams et des milliers d’Eve. C’est comme ça qu’à poil dans mon jardin, j’ai développé avec le temps quelques orteils en rabe parce que j’aime bien beaucoup de choses. Et pour une raison totalement obscure sans doute liée au format de mon Ego qui ne rentre plus dans les chaussettes que je ne porte pas, j’aime bien les partager avec des gens. Remarquez, ça vous permettra toujours de me dire que je n’écris que des ennuisures et des égoisterie patentées, au moins ça me fera rentrer le ventre à mon Moi imaginaire. Ainsi sans blasphème, je me dessine un paradis numérique, qui en passant entre des main et des yeux, prendra toutes les formes.

Mais je ne suis pas seul aux manivelles, et fonctionne en duo. Pour jardiner avec panache, on s’y est mit à deux, dans des formats et des styles différents. Poney XY aime les vers et leur chant comme il sculpterait le marbre, de force brute et d’élégance décalée. J’aime la prose comme on aime les filles, parce qu’y en pas deux pareilles et qu’on ne connait jamais le mot qui va suivre. C’est ainsi que nous inventons cet endroit qui n’existe pas pour mieux parler des choses comme on les vit. Et on se tiendra chaud dans le grand réservoir à connerie. Parce qu’il parait que Lady Gaga est une grande artiste et que la criminalité est génétique. Mais moi tout ça, j’en sais rien.

Poney XX

Poissons Panés


Nous sommes nés oiseaux et poissons
Les oiseaux mangent les poissons
Alors les poissons ont eu des pattes
Des blue jeans des télés et des battes

Les oiseaux eux,
Ont les pieds bien sur terre
Pour des trucs qui vallent la peau des yeux
Ils remuent des litres de fer

Alors les oiseaux on construit
Des petites cases et des grands cubes
Pour parquer les poissons et les oiseaux plus petits
Qui n’ont pas inventé math sup

Tout était bien rangé
Carré comme dans une bergerie
Plus besoin de tuer, de manger
Il suffisait de rationner et distribuer

Quand il a manqué
Les poissons ont creusé
Les oiseaux ont récolté
Et il suffisait de rationner et distribuer

Les oiseaux ont choisi le poulet
Pour les peindre en bleu
Les poissons plein de bleu dans les yeux
Sentent la mer et la sécurité

A force de tout bouffer
Les poissons maigrichons
Se sont mélangés
Aux oiseaux tout bouffis

Quelques oisillons un peu fou
Sont nés avec des ailerons
Des pattes palmées, une allergie au harpon
Et ils parlaient le Glouglou

A se mélanger
Les oissons ont crée
La classe moyenne
Ceux qui ont des crédits et une B.M.

Une troisième équipe
Pas chez les un, mais vivant chez les autres
Qui mange les vaches par les côtes
Et l’amour par le slip

Z’ont voulu devenir des oiseaux
Et les oiseaux le voyait pas de cet oeil
Les plumes font pas des écailles
Les noisettes font pas des écureuils

Alors l’oiseau a inventé le profit
Et par la même le R.M.I
Ca leur fera les pieds aux oissons
Pour aller chercher des ronds

Quand y’a plus eu de rond
Les oissons sont devenus poissons
Sont retournés à La Baille
En laissant radio et chandaille

Les oiseaux une fois tout becté
Produits de toutes qualités
Se sont sentit pousser des ailes
Et sont retournés dans l’ciel

‘Sont nés oiseaux et poisson
Les oiseaux mangent les poissons
Alors les poissons ont eu des talons compensés
Et tout fut à recommencer