Ep. 11 Hommage

Dans une après midi pas comme les autres
Entre deux petits fours Dalloyau
Une gorgée de Mariage Frères
Et le reste de ma tasse répandu par terre

L’ancêtre de mon amante
Du côté femme, chic et délicate
Inspiré par un soleil très couchant
A soupiré, puis m’a dit les yeux moites :

« Que c’est bon d’être demoiselle
Car le soir dans mon petit lit
Quand l’étoile Vénus étincelle
Quand doucement tombe la nuit

Je me fais sucer la friandise
Je me fais caresser le gardon
Je me fais empeser la chemise
Je me fais picorer le bonbon… »

Cent ans sont passés en un instant
Et tous les petits fours ont séché
La lune semblait briller depuis longtemps
Quand j’ai senti la brûlure du thé

Son regard flou, tendre et vague
Naviguait avec les longs nuages
Elle semblait si loin de la réalité
Quand elle a reprit de sa voix chaloupée

« Je me fais frotter la péninsule
Je me fais béliner le joyau
Je me fais remplir le vestibule
Je me fais ramoner l’abricot

Je me fais farcir la mottelette
Je me fais couvrir le rigondonne
Je me fais gonfler la mouflette
Je me fais donner le picotin… »

Son sourire de Joconde qui errait
S’est doucement fixé sur ses lèvres
Quand mon coeur se relâchait
Tandis que je me laissais à son rêve

La pénombre enveloppante du soir
Et le confort de la confidence
Vinrent souffler entre mes mâchoires
Et je me mis à murmurer dans son silence

« Moi je vais te péter la teu-cha
Je vais te dézinguer la pussy
Je vais te bouillave le trou noir
Je vais te troncher le trilili

Je vais te remplir le garage à bite
Je vais te niquer la fouf’
Je vais te fourrer la touffe
Je vais te tringler la craquette… »

Elle ne m’a plus regardé, l’esprit envolé
Mais ses oreilles semblaient toujours attentives
Elle devait discuter avec un souvenir passé
Car sa main avait qu’quechose de lascif

Une image la retenait, ou une sensation
Malgré toute sa sérénité, je voyais bien
Qu’elle jouait au fond d’elle d’une tension
Légère, agréable alors je repris mon refrain

« Je vais te monter la moule
Je vais te prendre à quatre pattes
Je vais t’empaler la troutroune
Je vais te défoncer la chatte… »

Et là sans prévenir, avec la même aisance
Qu’elle avait entamé la chanson
Elle profita d’une seconde de silence
Pour gémir d’un drôle de ton

Je n’eu pas le temps de comprendre
Que sa bouche interdite mouillait la mienne
Et qu’elle m’offrit de m’apprendre
A lui « sabrer la sucette…

Lui gauler la mignardise
Lui rafraîchir le tison
Lui grossir la cerise
Lui nourrir le hérisson. »

J’aime ta Grand-Mère.

(Hommage à la chanson Les Nuits d’une Demoiselle chanté par Colette Renard)

Beaux vêtements, bon parfum, les restos, la totale

Sur un banc
Dans le vent
Sappes de marque
Survêt’ blanc

Casquette si
Basket là
Du teuchi
Plein les dents

Elégant
D’mauvais goût
Moi j’y joue
C’est marrant

Parle de poings
Parle de douilles
Et d’embrouilles
Dérangeant

J’suis enfant
J’ai 15 ans
J’comprends pas
Tout les gens

Ni les l’çons
A l’école
Moi j’y vais
Pas tellement

Donc je traîne
Comme la haine
Dans la rue
Du néant

Pour les filles
Trop idiot
Donc j’les r’garde
De mon banc

Et ma mère
Dans tout ça
J’la rends triste
De tourments

Quand je mens
Sur l’coquard
Sur l’renvoi
Sur l’argent

Elle me dit
Que j’ressemble
A mon frère
En prison

J’finirais
Par le r’joindre
En moins d’temps
Qu’une saison

J’lui réponds
Qu’j’suis malin
Mais je flippe
Dans le fond

Et en plus
Y’a mes potes
On est pas
Si méchant

On s’ennuie
C’est d’jà ça
A trainer
Là en-bas

Fume des oinj
L’voisinage
M’traite de singe
Ces tarbas

Mais un jour
J’partirais
Gros bonnet
Et gros bras

Loin d’ici
Cocotiers
Le soleil
La mille-fa

J’veux la neige
De Megève
Et le temps
Sur Rolex

Peu vécu
Si préssé
Marche ou crève
T’es baisé

Première save
Près du square
Découpée
Encaissée

Dédoubler
Quadrupler
Des milliers
De billets

Marche bien
Bon ness-bi
J’prends du grade
En locale

Beaux vêtements
Bon parfum
Les restos
La totale

Sur un banc
Dans le vent
Sappes de marque
Survêt’ blanc

Casquette si
Basket là
Du teuchi
Plein les dents

Elégant
D’mauvais goût
Moi j’y joue
C’est marrant

Parle de fric
Parle de pèze
Et d’billets
Dérangeant

J’suis enfant
J’ai trente ans
J’comprends pas
Toute ma vie

Ni les l’çons
La prison
J’y est été
Souvent

Donc je traîne
Toute ma haine
Dans la rue
Comme géant

Pour les filles
Trop de fric
Elles me r’gardent
Sur mon banc

Et ma mère
Dans tout ça
J’la rends triste
De tourments

Quand je jure
Au parloire
Au palais
Sur l’agent

Elle me dit
Qu’j’vais finir
Comme mon frère
Tas de cendre

J’finirais
Par le r’joindre
En moins d’temps
Qu’une saison

J’lui répond
Qu’je suis fort
J’ai pas peur
Dans le fond

Et en plus
J’ai plus d’pote
Seulement des
Associés

J’fais d’la maille
C’est facile
En traînant
Là en-bas

Vends d’la dope
L’voisinage
Tire les stores
Et se tait

Pas parti
J’suis ici
Gros bonnet
Et gros bras

Loin de tout
Cocotiers
Dans le gris
Est la mille-fa

J’vends la neige
De Megève
Et le temps
C’est d’largent

Peu vécu
Si préssé
Marche ou crève
T’es baisé

Première tonne
En un coup
Découpée
Encaissée

Surdoubler
Surdrupler
Des milliers
De billets

Marche trop
Bonne fortune
J’prends le grade
National

Beaux vêtements
Bon parfum
Les restos
La totale

Beaux vêtements
Bon parfum
Les restos
La totale

Vêtements
Parfum
Restos
Et puis?

Et puis ?

Ep. 9

Me voilà à l’âge
Ou le sexe turgescent
Et le sang en rage
Me fait arc bandant
Sans cesse
Je mate les fesses
Je vois des culs
Je vois des seins
De part les rues
Dans tous les coins
Je bave je bise je base
De la liqueur d’essence de minous
En intraveineuse dans le cou
Mais voilà depuis peu
Ma virilité fatiguée
S’est lassée
Des belles rondeurs fermes
Élastiques et toniques
Des peaux lisses et soyeuses
Des courbes vertigineuses
De la fraîcheur florale
D’une haleine neuve
Des petites dents de diamants
Des lèvres de corail
Des vagues capillaires
Qui m’envoyaient en l’air
Des choses magnifiques
Car petites
Du combat étroit
Entre des elles et un moi
Mon âme versée au culte de la jeunesse
Finit aujourd’hui par vouloir aller…
À la messe.
Je hante les salons de thé
Mon gros doigt en l’air
Je plonge et faire boire la tasse
À toutes les mégères
Qui subitement se dérident
Rosissent comme au premier jour
Où elles découvrirent l’amour
On oublie jamais
Comment faire du vélo
Et toutes pimpantes
S’acharnent sur mon pédalo
Je relève des jupons
Sur d’antiques popotins
Et me repais de leurs jurons
Qui claquent la fesse en main
Elles m’acclament, me réclament
Toutes énervées d’envie
Puis succombent de charme
Quand je les ramènent à la vie
Mais au firmament
De mon Paradis
Il y a cette femme
Aux chaires presque liquides
Qui bouge à peine…
Que du coin des lèvres
Pour me signifier avec pudeur
Qu’est venu mon heure.
Alors je l’étale sans ménage
Dans sa couche sans âge
Et me dissout avec elle
Dans sa passive charnelle.
Puis je m’éteins serein,
Dans son expérience centenaire.
Oui je te le dis,
J’aime ta Grand-Mère.

Mon fantasme idéal

Si j’étais le bon Dieu
On mangerait que des bonbons
On boirait du coca,
Et on serait tous des cons
On perdrait notre temps
À se toucher le nombril
À se taper dessus quand ça nous chante
Et à se traiter de jonquille

On aurait tous une vache
Mais pas pour boire son lait,
Pour la regarder dans les yeux
Et voir les trains passer
On vivrait dans des étoiles
Avec des murs en or
Ou dans des châteaux de coussins
Qui chanteraient la Castafiore

On écouterait que les Beatles
Et on en aurait jamais marre
On jetterait des diamants dans le ciel
Pour Lucy en mangeant des honey pies
Steve Jobs serait le président du monde
On compterait le temps en lumière
Et on regarderait les secondes
Se lever avec le soleil

La taille de la teub ça compterait pas
Celle des nichons non plus
Ce serait pas grave d’avoir plein de poils
Et on serait jamais ridicule tout nu
On vouerait un culte aux orteils
Parce que c’est eux qui nous font tenir en équilibre
Et on se ferait des bisous sur les oreilles
Pour qu’elles soient contentes d’entendre ce qu’on a à dire

On mangerait avec des baguettes magiques
Qu’en attrapant un bout de vide dans notre assiette
On aurait ce qu’on veut dans la bouche
Une fraise tagada, ou un croco rouge
Y’aurait des filles en opale
Avec de la peau en nacre
Qui brillerait que sous la lune
Et qui auraient des fleurs dans la voie

On pourrait se coudre des petites poches
Partout sur le corps
Pour mettre des petits trucs dedans
Comme du curry, du teuchi et du piment
On aurait juste à faire des câlins à des grandes canettes de Red Bull
Et elles nous donnerait plein d’énergie
Et les enfants auraient le droit de prendre
Leurs grosses crottes de nez pour jouer aux billes

On prendrait plus que des tahitis douches
Et des arcs-en-ciel viendraient nous sécher
Tout le monde aurait la peau très très douce
Même certains sous les pieds
On serait pas obligé de changer de tee-shirt
Quand on en a un qu’on aime beaucoup
Et on serait obligé de dire « j’kiffe ta reum »
Pour se dire qu’on s’aime pas du tout

Et puis y’aurait des montagnes de larmes
Plus belles que tous les bâtiments
Parce qu’aucun architecte
Ne peut donner vie aux sentiments.

Recherche identitaire

Si j’étais un lapin
J’serais celui de PlayBoy
Si j’étais un coyote
J’serais un cowboy

Si j’étais une ville
J’serais la campagne
Si j’étais une geule de bois
J’serais au champagne

Si j’étais un canard
J’serais à l’orange
Si j’étais un jambon
J’serais du Madrange

Si j’étais un super-héros
J’serais Méloman
Si j’étais une pièce
J’serais un hammam

Si j’étais un serpent
J’serais ma queue
Si j’étais un barbu
J’serais l’bon dieu

Si j’étais une drogue
J’serais d’l’opium
Si j’étais un peuple
1789

Si j’étais un gâteau
J’serais un Pim’s
Si j’étais un manteau
J’serais en peau de salaud

Si j’étais un tatouage
J’serais mort au vache
Si j’étais un pharaon
J’serais Toutenkarton

Si j’étais une peinture
J’serais une facade
Si j’étais la culture
J’serais bien péteux

Si j’étais un silence
Je le briserais
Si j’étais pas moi
J’me mépriserais

Si j’étais un rapeur
J’serais un moulinex
Si j’étais un briquet
J’m’appellerais Bout d’Silex

Si j’étais un boxer
J’serais Tyson
Si j’étais un aspirateur
J’serais Dyson

Si j’étais une ligne
J’serais la ligne C
Si j’étais pute
J’serais Beyoncé

Si j’étais un jouet
J’serais à ta grand-mère
Si j’étais une bouée
Je serais crevé

Si j’étais une cruche
Je serais à la télé
Et si j’étais une bûche
J’ferais du saut à ski sur la gueule d’un C.R.S.

Les couleurs de l’âge.

À 5 ans :
Rose : bonbon
Blanc : neige
Vert : pelouse du Luxembourg
Bleu : ma pelle et mon seau
Rouge : le rouge à lèvre de la maîtresse
Marron : caca
Jaune : pipi
Orange : une orange
Violet : mon pull préféré
Noir : quand maman éteint la lumière

À 15 ans :
Rose : pétasse
Blanc : copie blanche
Vert : ma weed
Bleu : Facebook
Rouge : mon sang
Marron : marrocco collé au bout des doigts
Jaune : mes baskets fashion
Orange : la sauce d’un Whooper
Violet : mon mascara préféré (de mauvais goût)
Noir : quand mes angoisses éteignent la lumière

À 30 ans :
Rose : pute
Blanc : dépasser la ligne, il t’en reste un peu à gauche…
Vert : – Aaahh… La Campagne… – Chérie c’est vert !
Bleu : mon jean mon uniforme
Rouge : mes ongles
Marron : un moelleux au chocolat
Jaune : La bague
Orange : Bio
Violet : ma robe préférée
Noir : quand il éteint la lumière et que…

À 50 ans :
Rose : c’est encore de mon âge ?
Blanc : la page blanche
Vert : mon jardin
Bleu : la mer. Non l’océan.
Rouge : le vin au dîné
Marron : la terre sous mes ongles
Jaune : Arrête de me prendre pour une idiote ! Je sais tout.
Orange : opérateur
Violet : mon châle préféré
Noir : quand il éteint juste la lumière sans que…

À 70 ans :
Rose : polydent
Blanc : les cheveux
Vert : la mousse sur la pierre
Bleu : mon petit fils
Rouge : écossais
Marron : incontinence
Jaune : mes dents
Orange : une orange
Violet : mon cache-lit préféré
Noir : le jour ou j’éteindrais moi-même la lumière.

I’m In Love With Philippe Katerine – 52 reprises dans l’espace

À Poneyland nous écoutons de la musique (que nous pourrions qualifier de musique de Poney, mais rien d’exclusif, puisque des tas de gens non-poney l’écoute aussi).
En matière musicale, les goûts des Poneys divergent, cependant il arrive qu’un artiste supérieur arrive à rassembler les Poneys et c’est notamment chose faite grâce à TinNinNin !! Philippe Katerine.
Je ne parlerais pas ici du dernier album de l’artiste en question, que nous aimons beaucoup mais qui fut chroniqué à sa sortie par tant d’individus, que ça en deviendrait fatiguant de donner un avis de plus. D’autant qu’il est très fortement rare de lire un truc intéressant à propos de ce type dont, pour son malheur, on dit souvent : c’est de la merde, point et rien d’autre, ou bien c’est génial, point et rien d’autre.
Je vous parlerais ici des reprises qu’il réalisa en collaboration avec le groupe Francis et ses peintres. Celles-ci ne firent pas l’objet d’un album, ou d’un battage médiatique tapageur, elles furent simplement mises en ligne à l’adresse suivante : http://www.katerinefrancisetsespeintres.com/nuit.php.
Déjà le concept est bon, il est meilleur car elles ne le furent pas toutes en même temps, genre tiens bim dans la gueule, mais égrainées semaine après semaine, 52 au totale (soit un an). Donc 52 reprises dites «dans l’espace» (cf image du dessus), titre confirmant la bonnitude du concept.
En plus 52 reprises c’est beaucoup, ça ouvre un champ phénoménal quand aux différents registres musicaux abordés. Mais, et le beau mais, ils s’en sont tenu à ne reprendre que de la chanson française, et ça c’est bien. Parce que la chanson française, malgré les efforts de quelques artistes, va plutôt mal, ce qui conférait à leur tâche un aspect ardue, qui s’il est dépassé peut transformer tâche en tour de force.
Et du point de vue de Poney, le tour est joué.
Bon, bien sûr toutes les reprises ne sont pas également réussies, certaines s’extraient de la masse et brillent par leur originalité, la lumière nouvelle et différente qu’ils ont sur leur apporter, d’autres restent plus sagement divertissantes.
Et c’est là que Poney, lascivement installé dans un canapé s’est dit : « c’est tout de même incroyable qu’un type qui, à l’origine ne voulait pas chanter lui-même ses propres chansons, deviennent un interprète aussi génial… »
Et voilà que « l’homme qui ne voulait pas chanter » devient « l’homme qui en chantant sublime bien des textes ».
C’est dans l’interprétation que réside l’Art de la reprise, et bien de celles-ci dépassent leurs originaux sans hésitation. Prenez le temps d’en écouter plusieurs, dans cette bouche les mots apparaissent différemment. Que les textes soient kitschs, stupides, non-sensesque, ça résonne ici dans une autre dimension.
Et c’est sans oublier les orchestrations justes et décalées du groupe, de ses peintres d’ambiance musicale qui prennent des risques côté Déco, mais qui aussi bien souvent tape plus profond, grâce à un genre jazz-bossa-manouche-rock-pop-électro unique et merveilleux.
L’image au dessus de cet article est l’unique page du site KaterineFrancisetsesPeintres, avec en bonus des numéros qui vous indique les titres des chansons. Bien sur il est bon aussi de ses perdre au milieu de cette mer d’étoiles pour tomber à chaque fois sur une nouvelle surprise, mais pour les écoutes suivantes, voici un peu d’aide.
Je ne vous en dit pas plus de peur de me mettre à dire des conneries, du type : de toute façon c’est génial, point et rien d’autre.
En espérant vous avoir fait (re)découvrir quelque chose, et si oui que cela vous est donné du plaisir (sexuel ou pas).

Signé : Vos Serviteurs Déviants qui Disent Pute Tous les Deux Mots, Beaux Esclaves Sexuels Ténébreux.
Peace&Love/Poney

Critères de recherche Google pour Poneyland

Fin d’année oblige, Poneyland a eu envie de faire une sorte de petite récap’ de l’an passé. Et nous avons choisit pour cela de mettre au jour vos participations, quand elles nous ont fait rire, nous ont intrigué, ou ont attendri nos coeurs.
Et pour cela nous avons fait une petite sélection des critères de recherches qui vous ont amené sur notre Blog via des mots clés improbables tapés dans le Grand et Galant Google.
Nous commencerons en toute simplicité avec les moults et divers et variés orthographe, dans tous les sens, de poneyland, blog et wordpress, parfois devenu worldpress, fort charmant.
Viennent ensuite des recherches tournant autour de quelques titres phares de notre blog, dont « Insomnie cent ans de solitude », occasionnellement devenu « Mille ans de solitude » pour l’un de nos lecteurs, qu’on soupçonne d’être marseillais.
Aussi le « poème facebook » semble avoir touché quelques esprits, nous lui avons apparenté « poésie réseaux sociaux », comme quoi on peut créer du lien en faisant des belles phrases.
Quelques recherches bien ciblées dont sur « le chant universel », d’autres un peu plus fantasque avec notamment, beaucoup de rire attention, attention pour « yeux qui brûlent et qui gonflent après-ski », sans doute un sportif marqué par l’un des formidables quatrains de l’Episode 6 de J’aime ta Grand-Mère.
Puis nous avons beaucoup apprécié les diverses expressions de vos points de vue sur notre blog, comme par exemple « poésie de poney », l’un de nos préféré à coup sur, avec son homologue anglais « pony poetry », si mignon. Deux autres coups de coeur pour « l’ami des poneys », puisque c’est ce que nous sommes, ainsi que pour « poèmes sur les poneys », on va finir par se spécialiser en poésie naturaliste.
Nous notons aussi le très charmant « poème d’amour blog », à la fois simple et l’essence de ce que nous souhaiterions vous inspirer. Mention aussi pour « histoire poney humour », joli résumé. On vous remercie pour tant de douceur et de charme, tout ça sent bien l’amour et la tendresse.
Bien sur vous devez vous dire, que quand même c’est somme toute assez normal, qu’en tapant ce genre de truc on tombe sur le Poneyland.
C’est ainsi que nous en venons à du plus curieux avec en tête de liste, accrochez-vous, parce que là c’est du très lourd : « anguille dans la chatte ». Bon, on sait pas s’il faut y voir de la zoophilie ou juste des blagues, mais nous on est ‘total fan’ comme on dit. Dans le délire animalier, l’un d’entre vous est partit de « la description du poney lieu de vie », c’est quand même formidable internet, parce que celui-là il devait vraiment chercher des trucs sérieux sur les poneys.
Assez étrange aussi « poney du jour », un autre qui devait aussi chercher un truc précis et qui s’est retrouvé là par hasard. On soupçonne même que ce soit la concurrence qui vienne faire de l’espionnage industriel, mais en tant que Poney on a pas peur, ils peuvent toujours venir essayer de nous copier, c’est mort.
Un qui savait mais qui savait pas trop en même temps avec : « http://www.facebook.com poéme sex », on a pensé à un lecteur non francophone, ce qui serait pour nous un véritable honneur.
Du coup deux mentions pour « poème pour steven » et « poème nom steeve ». Nous on avait écrit un poème pour le patron d’Apple, mais bon on a bien du comprendre qu’il fait pas chavirer tous les coeurs. Du coup on a décidé d’écrire un poème pour ce fameux Steven, qui suivra ce post.
Et enfin… La catégorie que vous attendiez tous, la catégorie des recherches cul, avec au top des mots qui revient le plus, le mot pute, arrangé à toutes les sauces, avec quelques redondances, qu’on n’espère pas issu d’un quelconque trauma avec « connasses putes », « les putes de daumesnil » et « pute avenue daumesnil » en rèf à ‘Connasses de putes’. On tient à préciser, en cas de méprise que Daumesnil a été choisit ‘pour la rime’. D’ailleurs le poème a été validé par les grands éclats de rire du comité de ‘La Pute Assumée Et Alors Ca Te Pose Un Souci Que Je Sois Mieux Que Tout Le Monde ?’
On a rit aussi avec « clara morgane blog »… Poneyland est décidément en train de devenir un repère salasse et pervers.
Encore du rire avec « pute et poney », les putes en nous se réjouissent d’avoir enfin trouvé leur public. Formidable aussi le « alcool + poney », c’est donc ça le Poneyland, le pays des putes et des poneys qui se défoncent grave la tête. On va devoir faire rapidement un poème sur la poudreuse histoire de parachever le tableau !
Ainsi nous en arrivons à la conclusion de cet article avec vos deux recherches qui ont, dans deux styles bien différents, le plus marqué nos esprits de poneys pervers, Poney XX a choisit le simplissime, so sharp et implacable « teub ». Un mot, un membre, un poney, une vérité, un Poneyland, un blog, celui qu’on recherche en tapant simplement « teub », pas besoin de rien de plus. Parfait.
Et puis le dernier choisit par Poney XY, très lourd, à la fois trash et beau, l’essence d’une idée mise dans une image ultra décalée : « elle branle un poney ». Hyper improbable, métaphore dérangeante d’un art en train de naître, là on vient toucher au coeur du concept de Poneyland, parfaite rencontre entre la nature et l’homme. Ça donnerait envie d’en faire notre logo.
Sur ce, les putes de poney alcooliques que nous sommes vous remercie de nous avoir fait rire aussi, en espérant vous revoir vite dans d’autres recherches improbables du Great Google. Et on vous souhaite une bonne fin d’année 2010. Hasta la vista, baby ! And see you in Poneyland !

Ep. 8

Une vielle crotte de bique
Avec trois dents en plastique
A voulue de façon ludique
M’apprendre à manier mon bic

Je lui ai dis : « Vielle dame
Ce n’est pas un souci
Ouvrez donc ma trousse
Voir comme ma plume est douce.

Pour la faire fonctionner
Enlevez donc votre dentier
Il suffit de faire coulisser dessus
Vos gencives toutes nues

Vous pouvez serrer les mâchoires
Mon stylo n’en sera que ravi
Oui, comme ça, sur les genoux comme quand vous priez.
Bientôt je remplirais votre encrier

Ça y est ! Vous avez récolté mon fluide épais
Avalez-le
Cela vous donnera bon teint
Et le bon teint ça ne mange pas de pain.

Maintenant c’est moi qui vous ai appris
À driver un plumeau,
Z’avez vu comme c’est beau
De se sentir salie ?

Faites donc voir votre chandail
En vielle laine qui pue,
Que j’y essuie dessus
Les trois gouttes qui reste en rabe.

Deuxième leçon,
Enlevez robes et pantalon,
Mettez-vous à quatre pattes comme si vous recherchiez une pile tombée sous votre guéridon
Et mordez un de ces pieds en laiton.

Je vais vous faire gonfler le pamphlet,
Une lecture toute intérieure
Vous verrez c’est là que ma plume est la meilleure.
J’ai oublié, enlevez votre dentier de nouveau pour ne pas le casser.

Disons que vous êtes une touche de clavier,
Choisissons la lettre Q
Que je tape très fort, très sec, comme un belier
Je vous entend couiner comme un gon de porte mal huilé.

Il suffit maintenant que je vidange
Sur votre odorante rigole
Mon litre d’encre blanche
À disposition des petits cotons et une bouteille d’alcool.

J’aime ta grand-mère.