Sec comme une biscotte

Quand souffle
Le vent
S’essoufle
Le temps

Les gens
Sont gris
Et moi
J’en rie

Laisse même
Mes dents
Prendre le
Soleil

J’ramène
Ma fraise
Là ou
C’est triste

J’te prends
La main
Sentir
Couleur

Structure
Culture
En au-
xiliaire

J’ai l’air
De faire
Des rimes
Vivantes

On tourne
En valse
Loin du
Ciment

Des fois
C’est sec
Comme une
Biscotte

On aime
Pas l’mec
Qu’on est
Dev’nu

Les grands
D’ce monde
J’les cal-
cule pas

Ca fout
La gerbe
De voir
La merde

Alors
J’me perds
Dans l’fond
D’tes yeux

Et j’danse
Avec,
Avec
Les deux

Allons
Plus loin
En au-
tarcie

Voir comme
C’est beau
Les ciels
Pluvieux

Qu’un jour
Plus vieux
Je puisse
Dire

Comme tout
Est mieux
‘Vec le
Sourire

Et j’ai
Rempli
Mon es-
tomac

De mauvais
Vin
De mauvais
Nerf

Des fois
C’est sec
Comme une
Biscotte

On aime
Pas l’mec
Qu’on est
Dev’nu

Et nique
Sa mère
J’veux la
Lumière

J’veux c’que
J’ai pas
Des choses
Primaires

Le vent
Clairet
L’esprit
Serein

Le chant
Du ciel
L’amour
Des chiens

L’amour
D’ma mère
Ca m’su-
ffi pas

J’voudrais
Qu’elle aime
La terre
Entière

Mais ça
Les gens
Z’appré-
cient pas

Ils disent
Qu’il faut
Rester
Au pas

Des fois
C’est sec
Comme une
Biscotte

On aime
Pas l’mec
Qu’on est
Dev’nu

Je fais
Des valses
Des valses
Brumeuses

Avec
Un sax
Et une
Perceuse..

Le Soleil


Un jours le soleil s’est levé
Du mauvais pied
Il a alors sur son passage
Fait pleurer les nuages

Il a bollosse un cumulus
Lui a pris son fric sous l’abris-bus
Puis est repartit tout bougon
Taxer du shite à Gédéon

Rue de la Petite Ours
Arrivant à pas de course
Il croise m’selle la Lune
Qui éclaire le bitume

Il lui demande combien
Pour voir ses croissants
Elle lui dira 500
800 avec les mains

Il lui répond même pas en rêve
T’as vue l’état d’ta peau
Elle est pleine de cratères
T’es moins sexy qu’un verre d’eau

Sur ce, il trace sa route
Débarque chez son faux frère
Un bourgeois de mes croutes
Sortit d’la cuisse de Jupiter

Lui taxe quelques comètes
Un allé simple sur Mars
Dans une furieuse navette
Il quitte stone le palace

Et va se prélasser
En écoutant radio Nova
Sous un beau ciel d’été
Le banc d’un parc et du fanta

Un groupe d’astéroïdes
Font les gros bras musclés
Mettent une ambiance torride
Posé sur l’tourniquet

L’soleil a un peu chaud
Fâché sous sa casquette
Surtout quand le p’tit gros
Veut taxer ces baskets

D’un coup tout énervé
Il entre en éruption
Et dégonfle l’autre teubé
À grands coups de rayons

« Espèce de gros beta
T’as crue qu’t’allais m’carotte ?
Tu vas comprendre recta
Quand j’vais gifler tes potes

Mon blase c’est le Soleil
J’viens d’l’a cité Vénus
J’suis l’bosse de mon cartel
D’puis qu’j’ai fumé Actarus »

Le temps s’est arrêté
Les astéroïdes ont le trac
C’mec doit être fêlé
D’s’être frotté a Goldorac

L’soleil fier comme un fou
Part à l’éclipse du cochon
Il a un rendez vous
Avec son pote Orion

Ils bougent à l’Opéra
des Parallélépipèdes
Voir une cosa nostra
Entre Céphée et Andromède

Puis vont croquer un grec
Avec une viande cosmique
Que personne ne mastique
Depuis 87

Soleil est bien vénère
Son repas tombe en miette
Il jette a la tête du cuisto son complet mayonnaise
Puis « dis allons nous faire une crêpe »

Il commande une couronne boréale
Supplément bolognaise
Il faut ça pour sa dalle
Même si ça coute plus de pèze
 
Une canette de coca
Pour rafraichir tout ça
Il traine sous la halle
Pour draguer les étoiles

Il siffle d’un souffle solaire
Une petite très sympa
Elle a deux très belles paires
Et elle s’appelle Stella

Il lui promet la lune
Et tout l’système solaire
Qu’il y laisserai des plumes
Si ça devait se faire

Elle d’une beauté insolente
Veux bien le suivre chez lui
Et les étoiles filante
Vont commencer leur nuit