Je vole… Pas.

La tête entre quatre planches,
Les fesses entre deux chaises,
Je cherche…
Ma place entre moi et moi-même.
Je me laisse…
Traumatiser par mes excès,
Mes accès d’Idéal
A 2 Balles,
Les paradoxes invertis,
Je suis…
Seul dans mon existence,
Seul dans de mon crâne,
L’esprit… en panne de carburant.
Je vole…
Pas, même si j’ai souvent essayé,
Coincé entre je vais, j’aimerais, j’retiens !…
Rien…
J’ai l’ironie mal placé
Et l’amour de mauvais goût,
Fasciné par la misère mentale,
Les gros mots, les cailloux,
Qu’des choses pas commerciales,
J’échoue…
Au concours des grandes constructions
De gros cons
Pour la santé de mon avenir,
CDI, CDD = Connard Diplômé en Devenir.
J’ai Bac + 5 en brassage de néant,
J’apprends…
A démonter des pyramides,
Je bâtis…
Des grandes bombes atomiques
100% de surface habitable,
En espérant y loger… mes idées…
Infréquentables…
Je tire la languette
Au cul des flamby
Et je regarde les volutes
De ta cellulite
Dans le désert dans ma tête
Vacillent 2000 Mirages sans fin,
Dans les déserts américains
Y’à toujours des jolies filles perdues…
Donc j’quitte…
Mon champs de Scud
Pour la pampa cain-ri
Trouver de l’amour
Style Style Natural Mystic
J’abandonne…
Ce qui ne m’appartient pas
Et je vole…
Au hasard entre les branches,
J’abolirais les taxes mondiales
Sur le libre-échange
De couchers de soleil
Pour toi.

Insomnie


Coincé entre 4 murs
Comme un foetus mal formé dans le formol
En nocturne la formule
De l’ennui est formelle

Comme bloqué entre quatre planches
Attendre qu’elles sentent le sapin
A se dire qu’on a eu pas d’chance
Cerné, au p’tit matin

Piégé entre quatre gueules de bois
Comme dans un rite vaudoo
A maudire les mots doux,
Les gens qui gravitent autour de soi

Stopper entre quatre yeux
La face collée devant un miroir
A s’demander ce qui miroite
Dans les mirettes des bienheureux

Attendre que la lumière tombe
Pour essayer d’trouver l’sommeil
Sornette, les heures fondent
Et déjà les rayons de soleil

L’cerveau gravite sur quatre films
Pour berner le temps qui passe
A fumer tige sur tige
Matter l’cendrier qui s’entasse

Compter jusqu’à trois mille
Et jamais voir un mouton
Constater ce qui part en vrille,
N’jamais s’poser les bonnes questions

Bloqué entre quatre notes
Le lecteur chante un texte triste
A se dire qu’on existe
Que par le regard de l’autre

4 heures du mat’
Se sentir brisé
Sans vraiment savoir pourquoi
Au fond de soi se sentir méprisé…

Assis entre quatre canettes
A faire des châteaux de bazar
A rien gérer d’ses dix doigts
Et bouffer comme un con les restes

Inerte entre quatre cafards
Qui te refile le bourdon
L’intolérant temps lent, pfff!
Rend l’teint trop blafard

Enfumé entre quatre grammes
Feuilles longues et tabac sec
L’esprit en delta plane
Le fond des yeux tabassé

Fixé au centre des 4 coins
D’une pièce qui tourne en rond
Le cerveau chauffe à mach 1
Vient creuser le fond du fond

Préocuppé pour quatre sous
Et pas savoir comment s’occuper
Le regard dans l’flou
Même pas une ombre pour discuter

Les aiguilles trottent à quatre pattes
Les yeux ne s’ferment pas
Même investit dans le noir
Morphée ce soir n’a pas d’histoire

6 heures quatre minutes 44 secondes
Les gens s’éveillent
Je traîne depuis la veille
Des poches de plus en plus profondes

Cent ans de solitude


Miser sur la vie comme on joue à la roulette russe
Faire tourner le barillet et la seule balle qu’il contient
Démonter les hommes comme on joue aux poupées russes
Eprouver le tranchant de ma lame sur le dessus de ma main
Se tenir debout fier et inflexible
Face à la mascarade de mon existence risible
Regarder droit dans l’esprit de celui qui est mon juge
Le laisser lire sur mon visage
Que la peine qu’il veut que je purge
Ne m’inspire ni crainte ni regret
Parce que je tiens mon passé
Pour le meilleur de ce que j’ai fais
Comprendre que le juge se fout bien de mes actions
Et qu’il n’est pas là pour me mettre en prison
Le juge n’était pas la pour appliquer une sentence
Mais pour me révéler à mon existence…

J’ai finis par mettre le bonheur dans une petite boite
J’ai finis par en faire un souvenir…
Le juge s’en est allé sans formuler ma peine
Le juge s’en est allé sans que je saches ce qui allait m’advenir.

Ainsi j’ai passé…
Passé cent ans dans la plus pure solitude
Passé cent ans à voir les hommes mourir
Passé cent ans pétri d’incertitude,
Passé cent ans à rester et à vouloir partir.

A être le témoin de la guerre
Sans jamais pouvoir y prendre part
A attendre le retour des hommes sur leur terre
Pour constater qu’après la guerre
Les hommes sont toujours autre part.

A compter les rides et les cicatrices
Caresser le crépis des visages asséchés
A faire trop des gestes inutiles
Quand il y a plus de crevasses que de peau
L’homme ne sait plus être touché.

A être seule à côté des hommes
Savoir les hommes seuls les uns à côté des autres
A vouloir se faire être prophète,
A vouloir se faire être apôtre
Mais à n’avoir aucun idéal,
N’avoir aucun Dieu à se vouer
Retrouver l’odeur des rues sales
Et savoir pourquoi les hommes
Ne font plus rien d’enchanté.

Je crois en l’homme et à Dieu en lui
Mais les hommes se foutent
De toutes ces facéties !
Alors haïr le cynisme morose et terne
Des hommes qui n’arrive même plus à sentir la peine !
Avoir envie de faire du mal
Pour rappeler que moi même je souffre
Remarquer très vite l’inutilité de se donner du mal
A vouloir tenter de remplir un gouffre…

Et tout le mal que j’ai voulus faire
Et tout le mal que j’ai eu à subir
Se divise à part égale
Chez tous les hommes
Même les richesses sont sales
Quand elles s’étalent en aumônes…

Passé cent ans à
Vouloir être celle,
N’être jamais plus que soi
A n’être qu’une parcelle
Sur son étendu hostile
Qui me rappelle
Que je ne suis qu’une parmi cent mille.

Passer… cent ans dans la plus pure solitude
Maudire l’amour des hommes partis
Passer cent ans dans l’incertitude
Que ce que j’ai aimé m’a aimé aussi…

J’ai passé cent ans dans la plus pure solitude
A maudire l’amour des hommes partis
J’ai passé cent ans pétri dans l’incertitude
Que ce que j’ai aimé m’a aimé aussi.